Close Menu
    Facebook X (Twitter) Instagram
    Facebook X (Twitter) Instagram LinkedIn
    Africa Defense Forum
    • page d’accueil
    • Actualités du Jour
    • Magazine
      • articles
      • Point de vue
      • Image du passé
      • Où suis-je ?
      • Défense et sécurité
      • Battement du cœur de l’Afrique
      • L’Afrique aujourd’hui
      • Perspective africaine
      • Outillage de la profession
      • Force future
      • Maintien de la paix
      • Se donner la main
    • Les menaces de la sécurité
    • Sur ADF
      • Pour Nous Contacter
      • Abonnement
    • Contribuer
    • Archives
    • Français
      • English
      • العربية
      • Português
    • Français
      • English
      • العربية
      • Português
    Africa Defense Forum
    Home»Actualités du Jour»Une attaque de drone accroît les risques de conflit entre le Soudan et l’Éthiopie
    Actualités du Jour

    Une attaque de drone accroît les risques de conflit entre le Soudan et l’Éthiopie

    Les analystes avertissent que la guerre civile au Soudan et les conflits internes en Éthiopie pourraient submerger la région
    ADFBy ADF16 juin 20264 Mins Read
    L’aéroport international de Khartoum au Soudan a été le site d’une attaque de drone le 1er mai 2026. AFP/GETTY IMAGES
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest E-mail Reddit WhatsApp Copy Link

    Depuis le début de la guerre civile du Soudan en 2023, on craint de façon générale que les combats prolongés ne se propagent au-delà des frontières du pays et déclenchent des conflits plus vastes dans la Corne de l’Afrique.

    Au début mai, des drones ont frappé l’aéroport de Khartoum et mis fin à ce qui était un sentiment croissant de retour à la normale dans la capitale soudanaise. Les drones ont pris pour cible les terminaux civils de l’aéroport et frappé un système de défense antiaérienne seulement une semaine après le retour de 300 Soudanais sur le premier vol international depuis le début de la guerre.

    L’expert soudanais Elfadil Ibrahim écrit dans une analyse du 5 mai pour le journal The Arab Weekly : « L’épisode dénote une escalade dangereuse dans ce qui est devenu l’un des conflits régionaux par procuration les plus enchevêtrés du monde. La guerre civile soudanaise qui dure depuis trois ans entre les FAS (Forces armées soudanaises) et les FSR (Forces de soutien rapide) paramilitaires a attiré graduellement des puissances extérieures, chacune poursuivant son propre agenda. »

    Dans une conférence de presse le 5 mai, les FAS ont accusé l’Éthiopie d’avoir commis un « acte direct d’agression contre le Soudan ».

    Le ministère soudanais des Affaires étrangères a écrit : « Des équipes techniques ont analysé les données des aéronefs et ont communiqué avec le fabricant, lequel a confirmé que le drone portant le numéro de série S88 appartient aux Émirats arabes unis. Il a aussi confirmé que le drone était piloté à partir du territoire éthiopien, spécifiquement dans l’aéroport de Bahir Dar. »

    Ce même jour, l’Éthiopie a publié un démenti et a accusé les FAS d’avoir donné des armes et de l’argent aux mercenaires du Tigré, en « facilitant ainsi leurs incursions le long de la frontière occidentale de l’Éthiopie ».

    « Il existe des preuves nombreuses et crédibles montrant que le Soudan sert de plateforme pour diverses forces anti-éthiopiennes, a-t-elle déclaré. Il est évident que ces actes hostiles, ainsi que la série récente et antérieure d’allégations par les responsables des Forces armées soudanaises, sont entrepris à la demande de commanditaires externes cherchant à promouvoir leur propre agenda néfaste. »

    Les experts pensent que la mention des « commanditaires externes » est une référence à peine dissimulée à l’Égypte, qui est le plus grand sympathisant des FAS. La guerre des mots qui s’intensifie démontre les complexités entremêlées de la guerre du Soudan et des conflits internes et régionaux de l’Éthiopie.

    En tant que Premier ministre d’Éthiopie, un pays sans littoral, Abiy Ahmed a ébranlé les pays voisins de l’Érythrée et de la Somalie avec ses menaces d’obtenir de force un accès à la mer Rouge. Dans l’Ouest de l’Éthiopie, son projet de grand barrage de la Renaissance a déclenché une guerre de mots avec l’Égypte concernant le contrôle du Nil.

    Quatre ans après la guerre du Tigré dans laquelle on estime que 600.000 personnes sont mortes, le gouvernement éthiopien a accusé l’Érythrée de soutenir le groupe paramilitaire Front de libération du peuple du Tigré (FLPT), et d’effectuer une coordination avec lui. Les forces fédérales éthiopiennes luttent aussi contre des milices dans deux autres régions semi-autonomes, l’Amhara et l’Oromia.

    Bien que les gouvernements de l’Égypte, de l’Érythrée et du Soudan continuent à forger des liens plus étroits, certains analystes mettent en garde contre la qualification de leur partenariat croissant comme un bloc anti-éthiopien.

    Yonas Yizezew, chercheur à la Horn Review, déclare à l’Africa Report pour un article du 9 juin : « Le mot “bloc” pourrait être trop rigide pour la réalité de la Corne de l’Afrique. Ce qui semble émerger n’est pas une alliance formelle mais un système de convergence dans lequel différents acteurs se retrouvent de plus en plus alignés sur des préoccupations stratégiques qui se chevauchent concernant l’influence régionale croissante de l’Éthiopie. »

    Le directeur Alan Boswell de Horn of Africa (International Crisis Group) avertit que l’accusation du Soudan contre l’Éthiopie marque une évolution dangereuse dans une région déjà déstabilisée.

    Il a dit à Al Jazeera que « les deux pays … font face à d’énormes défis internes et, en grande mesure, les deux parties considèrent que l’autre soutient ses adversaires armés ». Il a ajouté que la hausse des tensions « crée une dynamique très dangereuse … qui risque d’aggraver fortement leurs défis internes ».

    Le 7 mai, les FAS ont répondu aux attaques de drone en annonçant qu’elles avaient renforcé leurs positions dans les régions de Gallabat Ouest, Basunda et Al-Fashaga, dans l’État d’Al Qadarif en bordure de l’Éthiopie.

    « L’élément déclencheur principal est vraiment le fait que cette guerre au Soudan continue tout simplement à dégénérer sans voie de sortie évidente, déclare Alan Boswell, et qu’elle commence vraiment à déchirer la région de la Corne de l’Afrique. »

    civil war Corne de l’Afrique Egypt Eritrea Éthiopie Somalie Sudan
    Share. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr E-mail Reddit WhatsApp
    Previous ArticleLa Guinée démantèle le réseau d’otages contre rançon du GSIM
    Next Article L’IA démontre son utilité dans la réponse aux catastrophes

    Related Posts

    L’Africa Corps change de tactique au Mali

    16 juin 2026

    L’IA démontre son utilité dans la réponse aux catastrophes

    16 juin 2026

    La Guinée démantèle le réseau d’otages contre rançon du GSIM

    16 juin 2026
    Laisser une réponse Cancel Reply

    V19N1
    Africa Defense Forum
    Facebook X (Twitter) Instagram Pinterest LinkedIn
    • English (Anglais)
    • Français
    • العربية (Arabe)
    • Português (Portugais)
    © 2026 Africa Defense Forum. All Rights Reserved.

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.

    Privacy Policy