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    Home»Actualités du Jour»La « flotte fantôme » de la Russie exploite les registres maritimes africains pour contourner les sanctions
    Actualités du Jour

    La « flotte fantôme » de la Russie exploite les registres maritimes africains pour contourner les sanctions

    Les pétroliers de Moscou financent la guerre en Ukraine
    ADFBy ADF12 mai 20265 Mins Read
    Un pétrolier battant pavillon gambien qui a été sanctionné pour appartenir à la flotte fantôme russe jette l’ancre en Bulgarie. GETTY IMAGES
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    Depuis les ports du Cameroun jusqu’aux îles des Comores, les navires russes enregistrent de plus en plus fréquemment les pétroliers sous des pavillons africains pour maintenir en opération leur « flotte fantôme », exportatrice de pétrole et fortement sanctionnée. La Russie doit continuer à transporter le pétrole pour financer son invasion coûteuse de l’Ukraine.

    Les chercheurs du Robert Lansing Institute déclarent que la Russie prend pour cible les registres maritimes africains parce qu’ils permettent à la flotte fantôme de masquer la vraie titularité de ses pétroliers. Ces registres incluent souvent des mécanismes faibles pour vérifier l’enregistrement, l’opérateur et l’appartenance d’origine des navires.

    « En pratique, cela signifie que les navires peuvent continuer à opérer au sein des réseaux maritimes internationaux tout en restant protégés contre les sanctions directes », même s’ils sont déjà sanctionnés, ont écrit les chercheurs de l’Institut dans un rapport du mois de mars.

    Selon le Centre for Research on Energy and Clean Air, la flotte fantôme russe a transporté près de la moitié du pétrole maritime du pays en mars. La flotte est constituée peut-être de 591 navires qui transportent jusqu’à 4,1 millions de barils de pétrole par jour, bien que certains transportent aujourd’hui du gaz naturel. La flotte est active dans le monde entier et produit des revenus de 100 milliards de dollars par an.

    Cela complique l’application des lois

    En Afrique, la Russie enregistre fréquemment ses navires sous « faux pavillon », alors que sa flotte bat aussi des « pavillons de complaisance » et pratique le « flag-hopping » pour échapper aux sanctions.

    L’opération sous faux pavillon a lieu lorsqu’un pétrolier revendique un enregistrement auprès de registres qui n’existent pas ou qui ont été clôturés. Selon le Lansing Institute, plus de la moitié des cas d’enregistrement sous faux pavillon dans le monde sont liés à des juridictions africaines. L’an dernier, windwardai.com a signalé que des registres de faux pavillon ont été découverts dans les pays suivants : Angola, Bénin, Eswatini, Guinée, Malawi, Mali et Mozambique.

    « La concentration en hausse du nombre de navires liés à la Russie dans les registres africains indique que la flotte fantôme évolue pour former un réseau logistique stable et institutionnalisé plutôt qu’une alternative provisoire, indique le Lansing Institute. Le fait que plus de la moitié des cas documentés de faux pavillon se produisent dans les juridictions africaines suggère l’émergence d’une filière de dissimulation cohérente, utilisée systématiquement par les opérateurs de la flotte fantôme. »

    Un navire bat un pavillon de complaisance lorsque ce pavillon est celui d’un pays autre que le pays du propriétaire. Le flag-hopping concerne l’enregistrement habituel avec de nouveaux pavillons d’état pour éviter la détection.

    « Pour Moscou, les pavillons africains sont devenus un moyen pratique de dissimuler les opérations de la flotte fantôme sous couvert des juridictions étrangères, selon le rapport. Une fois que les navires se déplacent sous la protection juridique du registre d’un autre pays, la mise en application des lois devient beaucoup plus complexe. »

    « Permettant d’échapper aux sanctions »

    À cause des pétroliers de haut risque liés à la flotte fantôme russe, le Bénin, les Comores, la Gambie, la Guinée et la Sierra Leone ont constaté de fortes augmentations des tonnages enregistrés.

    Les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Union européenne ont placé sur leur liste noire 110 navires battant pavillon des Comores en 2025, pour participer à des transports de pétrole qui financent l’économie de guerre russe, selon un rapport de maritimecrimes.com. Au Cameroun seulement, le registre maritime a augmenté de 126 % au cours de l’an dernier, selon un rapport de l’Institut pour les études de sécurité (ISS) en mars.

    « Ces chiffres suggèrent que les registres africains ne sont plus des acteurs marginaux dans le système maritime global : ils sont devenus des nœuds centraux dans l’infrastructure permettant d’échapper aux sanctions », a dit le Lansing Institute.

    Au début 2026, l’Allemagne a identifié le pétrolier Range Vale, censé être enregistré au Zimbabwe, comme appartenant à la flotte fantôme russe. Les autorités zimbabwéennes ont notifié l’Organisation maritime internationale (OMI) de l’incident mais le Range Vale navigue toujours, maintenant en battant pavillon de la Sierra Leone, selon la plateforme de surveillance Marine Vessel Traffic.

    L’an dernier, le Malawi a fait appel à des mesures contre l’utilisation frauduleuse de son registre à la suite de huit incidents relevés d’utilisation inappropriée de son pavillon. Comme de nombreux autres pays africains, le Malawi n’a pas de registre maritime international.

    David Mzandu, secrétaire du ministère des Transports et des Travaux publics du Malawi, a écrit dans une lettre adressée à l’OMI : « Nous espérons qu’Interpol conduira une investigation de ces activités illégales. En outre, il est à noter que ces fraudeurs ont fourni des signatures, un sceau gouvernemental falsifié, des détails de contact et une entité qui n’est pas liée au gouvernement du Malawi. »

    En 2024, l’OMI a découvert que tous les pavillons de l’Eswatini étaient falsifiés, lorsque plusieurs navires ont prétendu être enregistrés dans le pays, selon un rapport de l’ISS. L’Eswatini est un pays sans littoral qui ne possède pas de registre de pavillons et qui n’est pas membre de l’OMI.

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