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Des Fermiers Du Ghana S’efforcent D’obtenir La Certification Organique

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VOICE OF AMERICA

Au Ghana et ailleurs en Afrique de l’Ouest, la popularité des aliments organiques est en hausse. Mais les produits organiques ne sont pas facilement réglementés et les consommateurs dépensent davantage pour des affirmations non vérifiées.

Les fermiers de la région ont créé leur propre système, avec l’appui des organismes internationaux, pour certifier que leurs produits sont organiques, c’est-à-dire qu’ils sont produits sans utilisation de pesticides chimiques ou d’engrais synthétiques.

Le fermier organique Kobina Hudson cultive 40 types de légumes et de fruits au Ghana. Jusqu’à il y a environ un an, la seule façon dont ses clients pouvaient être assurés de ses pratiques organiques était de faire confiance à ses explications. Mais aujourd’hui dans l’ensemble du Ghana, les fermiers comme lui prennent part à un système participatif de garantie (SPG). 

Les fermiers se surveillent les uns les autres pour suivre les consignes organiques grâce à des vérifications ponctuelles, des examens de leurs pratiques et un partage des connaissances. Leurs produits sont ensuite certifiés organiques pour leur vente sur les marchés locaux.

M. Hudson soutient le système. Avant son introduction, il devait expliquer sa ferme et ses méthodes aux clients, et même les inviter en personne à visiter sa ferme.

« Avec le SPG, c’est un certificat ; c’est toujours plus facile si l’on peut dire que “c’est cet organisme, vous pouvez l’appeler un organisme, je suis enregistré auprès d’eux – ils m’ont certifié”. C’est pourquoi je souhaite définitivement que ce SPG fonctionne », déclare M. Hudson.

Des plans d’agriculture organique de SPG sont utilisés dans le monde entier. Ce système est aussi utilisé au Bénin, au Burkina Faso, au Nigeria, au Sénégal et au Togo.

« Beaucoup de gens au Ghana disent simplement “je fais de l’organique”, mais ils n’ont pas vraiment les connaissances approfondies de ce qu’est l’organique, donc c’est un défi », déclare Abosede Olawumi Benedict, coordinateur du système au Ghana. « Mais on dirait qu’une nouvelle dimension apparaît avec le Covid-19 : tant de gens souhaitent vraiment être certains aujourd’hui que les aliments étiquetés “organique” qu’ils consomment sont en fait organiques. »

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