Close Menu
    Facebook X (Twitter) Instagram
    Facebook X (Twitter) Instagram LinkedIn
    Africa Defense Forum
    • page d’accueil
    • Actualités du Jour
    • Magazine
      • articles
      • Point de vue
      • Image du passé
      • Où suis-je ?
      • Défense et sécurité
      • Battement du cœur de l’Afrique
      • L’Afrique aujourd’hui
      • Perspective africaine
      • Outillage de la profession
      • Force future
      • Maintien de la paix
      • Se donner la main
    • Les menaces de la sécurité
    • Sur ADF
      • Pour Nous Contacter
      • Abonnement
    • Contribuer
    • Archives
    • Français
      • English
      • العربية
      • Português
    • Français
      • English
      • العربية
      • Português
    Africa Defense Forum
    Home»Actualités du Jour»Les forces armées et les milices forment des alliances fragiles
    Actualités du Jour

    Les forces armées et les milices forment des alliances fragiles

    En Afrique centrale, les milices armées étendent la portée de l’armée ; toutefois, elles risquent de légitimer la violence et les abus des droits de l’homme
    ADFBy ADF18 août 20264 Mins Read
    À mesure que les gouvernements d’Afrique centrale ont recours aux milices armées pour qu’elles s’ajoutent à leurs forces, ils risquent de légitimer la violence et les violations des droits de l’homme que les milices peuvent commettre contre les civils. REUTERS
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest E-mail Reddit WhatsApp Copy Link

    Mises à rude épreuve par les exigences croissantes de sécurité, les forces armées d’Afrique centrale ont recours aux milices locales pour les aider à combattre les insurgés. Toutefois, ces relations s’accompagnent elles-mêmes de risques, à mesure que les milices se retournent contre les forces gouvernementales ou exploitent et abusent les civils qu’elles sont censées protéger.

    La République centrafricaine, la République démocratique du Congo et le Soudan du Sud démontrent les risques courus par les forces gouvernementales qui ont recours aux milices locales, souvent axées sur l’ethnie, pour renforcer leurs propres soldats.

    Habiliter ces milites peut « créer un terrain fertile pour la violence et l’exploitation avec peu de prise de responsabilité », écrit la chercheuse Titilope Ajayi de l’Institut d’études de sécurité. Elle ajoute que cela peut rendre les civils « incapables de déterminer qui est responsable ou auprès de qui demander réparation ».

    Sur le continent, les milices ont des antécédents d’extorquer les civils locaux, d’établir des points de contrôle illégaux pour contrôler le commerce et de commettre des violences sexuelles.

    Dans la préfecture centrafricaine du Haut-Mbomou au Sud-Est du pays, la milice Azandé Ani Kpi Gbé est un groupe d’autodéfense actif dans la communauté zandé. Ce groupe a comblé les vides de sécurité laissés par le manque de forces gouvernementales et a chassé les rebelles de la région. Selon les miliciens, ces actions n’ont pas été reconnues par le gouvernement.

    La milice de 5.000 membres a offert de s’intégrer aux forces armées, mais moins de 200 miliciens ont été entraînés.

    La relation entre la milice et les forces armées de Centrafrique (FACA) s’est détériorée au cours des derniers mois. Les miliciens ont récemment combattu les forces gouvernementales dans la région de Zémio, en accusant plus tard les soldats des FACA et les mercenaires russes de l’Africa Corps de piller les communautés zandé.

    Les membres de la milice ont récemment demandé au gouvernement de conduire une enquête sur le décès des combattants capturés de la Coalition des patriotes pour le changement. La milice affirme qu’ils auraient été tués brutalement par les forces de l’Africa Corps et des FACA.

    Les miliciens ont déclaré à Corbeau News que les hommes capturés « ont été dupés par le groupe Wagner [Africa Corps] sous prétexte d’un processus de désarmement, démobilisation et réintégration ».

    Dans l’Est de la RDC, la milice des wazalendo est devenue une composante clé dans la lutte du gouvernement contre la milice M23 du Rwanda. Les analystes déclarent que la décision des deux gouvernements visant à soutenir leur milice respective contredit leurs propres souhaits de mettre fin aux combats et d’établir la paix.

    Une supervision insuffisante de la part des forces armées congolaises et rwandaises a conduit à des accusations d’abus des droits de l’homme émises contre les deux milices. Ces abus incluent le viol, les détentions et les exécutions sommaires dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Chaque milice a embrasé les tensions ethniques pour recruter de nouveaux membres.

    Alors que les deux milices sont approvisionnées par leur gouvernement associé, elles établissent aussi des barrages routiers et extorquent l’argent des civils dans leurs zones de contrôle. Les combattants du M23 sont aussi accusés d’avoir fait au moins six descentes sur les hôpitaux et d’avoir enlevé les soldats, les patients et le personnel de santé.

    Les experts onusiens des droits de l’homme demandent la fin de la violence commise par les milices et recommandé vivement aux gouvernements concernés de protéger les civils contre les attaques.

    L’ONU écrit dans un rapport sur les activités du M23 : « La violence est inacceptable. Elle doit cesser immédiatement et faire l’objet d’une enquête exhaustive pour que les auteurs soient tenus responsables. »

    Au Soudan du Sud, les communautés ont formé des milices d’autodéfense axées sur des groupes sociaux de jeunes qui perçoivent maintenant des « impôts » et établissent des barrages routiers. Selon les recherches de l’ISS, les soldats sud-soudanais mal équipés utilisent leurs liens avec les milices locales pour obtenir des armes, une protection et des ressources.

    « Les personnes interviewées déclarent que certains acteurs non étatiques sont mieux armés et plus puissants que les forces de sécurité d’État », écrit la Dre Ajayi.

    Comme en Centrafrique et en RDC, les liens entre les forces armées du Soudan du Sud et les milices locales estompent les démarcations du pouvoir et provoquent des difficultés pour les civils cherchant à obtenir justice, à cause de la confusion sur l’identité exacte des responsables des abus des droits de l’homme, selon la Dre Ajayi.

    Dans l’ensemble, les analystes déclarent que les liens entre les gouvernements d’Afrique centrale et les milices locales créent un choix difficile : exclure les milices et laisser des vides sécuritaires que les insurgés peuvent exploiter, ou travailler avec des milices mal supervisées et légitimer leurs abus contre les populations civiles.

    « L’avenir de ces groupes armés suscite des inquiétudes croissantes », écrivent les analystes de l’ISS.

    République démocratique du Congo Soudan du Sud Terrorism
    Share. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr E-mail Reddit WhatsApp
    Previous Article« L’usine est l’arme ultime »
    Next Article Les combattants de Wagner organisent un réseau d’opiacés gigantesque en Centrafrique

    Related Posts

    Le Cameroun lutte contre l’abus des registres de navigation

    18 août 2026

    Les forces armées sont en retard dans la technologie anti-drone

    18 août 2026

    Une ruée vers l’or ouvre la porte aux terroristes en Afrique australe

    18 août 2026
    Laisser une réponse Cancel Reply

    V19N1
    Africa Defense Forum
    Facebook X (Twitter) Instagram Pinterest LinkedIn
    • English (Anglais)
    • Français
    • العربية (Arabe)
    • Português (Portugais)
    © 2026 Africa Defense Forum. All Rights Reserved.

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.

    Privacy Policy