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    Home»Actualités du Jour»Des « ports fantômes » menacent les eaux d’Afrique de l’Est
    Actualités du Jour

    Des « ports fantômes » menacent les eaux d’Afrique de l’Est

    Les analystes déclarent que les accords avec les flottes étrangères nuisent aux communautés de pêche et à leur souveraineté
    ADFBy ADF19 mai 20265 Mins Read
    La Chine a construit et gère le port polyvalent de Doraleh à Djibouti. AFP/GETTY IMAGES
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    PERSONNEL D’ADF

    Les pays étrangers se font concurrence pour conclure des accords portuaires sur la mer Rouge et le golfe d’Aden, mais un analyste avertit du risque lié à ce type d’accord.

    Selon Makda Girma, chercheur senior au magazine Horn Review, ces accords permettent souvent aux marines étrangères ou aux entrepreneurs de prendre des décisions critiques qui contournent les « institutions locales déjà affaiblies » en Somalie et dans son voisinage. Ceci provoque le mécontentement des communautés du littoral et crée des zones « où les règles de sécurité internationales ont priorité sur les pêches locales ou les ministères du Commerce, en découpant des zones de facto relevant d’une autorité étrangère directement sous le drapeau du contrôle national ». M. Girma qualifie de « ports fantômes » les conventions qui donnent aux navires étrangers un accès libre aux eaux d’Afrique de l’Est avec une supervision minime.

    De telles situations ont permis aux chalutiers étrangers de pratiquer avec succès la pêche illégale, non déclarée et non réglementée. Ces navires proviennent souvent de pays qui offrent en même temps une aide maritime et une assistance au développement, et ils sont équipés pour pêcher d’énormes quantités de poissons, comparé aux pirogues de pêche traditionnelles. Selon M. Girma, le littoral de la Corne de l’Afrique est devenu « une autoroute logistique pour les navires-citernes mondiaux, alors que la pêche artisanale locale et le commerce informel, qui sont des planches de salut pour la sécurité alimentaire et les emplois, s’érodent rapidement ».

    Abdi, pêcheur de la région somalienne autonome du Pount, déclare à Global Voices que lui-même et les autres pêcheurs ramenaient jadis quotidiennement de grades quantités de poissons. « Aujourd’hui, nous ne ramenons rien. »

    Un rapport de Stable Seas en 2022 a indiqué une perte annuelle de 450 millions de dollars à cause de la pêche illégale dans la zone économique exclusive de Somalie, qui s’étend sur 830.390 km carrés. Ce fléau menace aussi les moyens de subsistance d’un nombre de pêcheurs locaux pouvant atteindre 90.000.

    L’intensification de la pêche illégale en Somalie coïncide avec la montée de la piraterie. Au cours des trois semaines prenant fin le 8 mai, des pirates ont détourné trois navires au large des côtes de la Somalie et du Yémen voisin. En novembre 2024, des pêcheurs locaux mécontents de la ville portuaire somalienne d’Eyl ont détourné un chalutier chinois actif dans une zone interdite et l’ont détenu pendant plusieurs semaines avant de le libérer en échange de 2 millions de dollars. L’un des contrevenants a déclaré à Al Jazeera qu’ils n’étaient pas des pirates mais représentaient « une communauté assiégée ».

    M. Girma note plusieurs exemples d’investissements étrangers dans la région.

    La Chine a construit et gère le port polyvalent de Doraleh à Djibouti, alors que les investissements des Émirats au Somaliland et dans la région somalienne autonome du Pount ont transformé les ville portuaires en centres munis de zones de soutien militaires, de pistes d’envol et de quais en eau profonde. La Turquie a conclu avec la Somalie un pacte de défense et économique qui lui donne le contrôle opérationnel des eaux territoriales somaliennes, alors qu’Ankara gère aussi la base militaire TURKSOM dans la capitale de Mogadiscio.

    Toutefois, écrit le spécialiste en sécurité maritime Vladyslav Bondarenko pour Global Voices, « lorsque l’assistance étrangère s’accompagne de l’exploitation économique, les promesses de paix, durabilité et récupération sont ressenties comme étant hypocrites. Cette dualité continue à réduire la crédibilité des acteurs internationaux dans les régions côtières de Somalie et complique les efforts visant à établir un système vraiment inclusif de gouvernance maritime bâti sur la confiance et la participation locales. »

    Vladyslav Bondarenko déclare que les communautés côtières ne veulent pas de navire de guerre pour les protéger ; elles cherchent plutôt des solutions à long terme, gérées par les civils, qui incluent des licences de pêche équitables et une formation en sécurité maritime soutenue par les donateurs. Selon lui, de tels efforts ont aidé à revitaliser les communautés de pêche du Sri Lanka après la fin de la guerre civile du pays en 2009. Le Japon a soutenu la capacité maritime du Sri Lanka en faisant don de deux navires patrouilleurs rapides dans le cadre d’une subvention de 1,3 million de dollars liée à la formation des officiers de la Garde côtière et l’assistance technique pour la protection marine.

    Dans l’État malaisien de Sabah, les patrouilles communautaires et l’intégration de la surveillance radar ont conduit à une forte réduction de la pêche illégale.

    M. Bondarenko écrit : « Les communautés du littoral somalien n’ont pas besoin de pitié ; elles ont besoin d’un soutien cohérent et inclusif, ancré dans le dialogue honnête, les investissements et le rétablissement de la confiance qui s’était érodée depuis longtemps. Pour le moment, des milliers continuent à se battre pour leur avenir en présence de filets vides, de chômage, de famine et d’espoir en déclin. »

    M. Girma soutient que les droits des pêcheurs artisanaux devraient être inclus dans les plans nationaux par le biais des associations de pêche communautaires, du partage équitable des revenus provenant des accords portuaires, et « de la gouvernance hybride qui mélange la surveillance internationale aux connaissances locales ».

    « C’est seulement en plaçant l’action locale au cœur de la stratégie globale que la Corne échappera finalement à ce paradoxe politique : sécuriser les mers sans vider les côtes. Cette sécurité bleue axée sur l’être humain n’est pas une idée chimérique ; c’est l’exigence résolue du contre-terrorisme qui fonctionne, du commerce qui dure et de la stabilité dont la région a désespérément besoin. »

    Corne de l’Afrique maritime pêche illégale Somalie
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