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    Home»Actualités du Jour»Des questions accompagnent les chalutiers chinois qui ont payé une amende et ont été relâchés en Afrique du Sud
    Actualités du Jour

    Des questions accompagnent les chalutiers chinois qui ont payé une amende et ont été relâchés en Afrique du Sud

    Les données suggèrent que les navires n’ont pas été pénalisés pour avoir pratiqué la pêche illégale et le transbordement
    ADFBy ADF26 mai 20265 Mins Read
    Photo du port du Cap, où quatre chalutiers chinois ont été détenus au début mars pour avoir pêché illégalement à l’intérieur de la Zone économique exclusive de l’Afrique du Sud. GETTY IMAGES
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    Des données publiquement accessibles montrent que quatre chalutiers de pêche chinois n’ont pas été condamnés à une amende pour avoir apparemment pratiqué la pêche illégale et le transbordement en mer près de l’Afrique du Sud, après avoir été détenus par les autorités au début mars.

    Il avait été initialement déterminé que les vaisseaux Zhong Yang 231, Zhong Yang 232, Zhong Yang 233 et Zhong Yang 239 agissaient illégalement à l’intérieur de la zone économique exclusive (ZEE) et des eaux territoriales d’Afrique du Sud sans permis. Ces navires appartenant à l’entreprise Shenzhen Shuiwan Pelagic Fisheries ont été condamnés à une amende de 400.000 rands (environ 24.000 dollars) pour avoir enfreint les conditions de traversée des eaux sud-africaines.

    Willie Aucamp, ministre du DFFE (département des Forêts, des Pêches et de l’Environnement) d’Afrique du Sud, a déclaré : « Selon les preuves disponibles, il existait des motifs raisonnables de soupçonner une violation de la Loi sur les ressources marines vivantes. Les capitaines des navires ont été sanctionnés et une pénalité administrative de 400.000 rands a été imposée. Par la suite, le propriétaire des navires a payé l’amende ; puis les navires ont été relâchés et ont quitté les eaux sud-africaines. »

    Zolile Nqayi, porte-parole du DFFE, a dit que les chalutiers avaient été interceptés le 3 mars à une distance de 15 à 20 milles marins de Hout Bay et ont été retenus jusqu’au 5 mars. Il a déclaré qu’aucun poisson n’avait été découvert dans les chalutiers.

    Toutefois, l’agence de presse sud-africaine GroundUp, utilisant des données publiquement accessibles et compilées par Global Fishing Watch (GFW), signale que chaque chalutier a passé près de quatre jours à pêcher dans la baie d’Algoa, du 27 février au 2 mars. La baie est située dans la ZEE d’Afrique du Sud.

    Le 28 février, les données indiquent que le Zhongyang 231 et le Zhongyang 233 ont tenu un « événement de rencontre » de minuit à 8h00. Selon GroundUp, ces événements indiquent typiquement des transbordements dans lesquels le cargo ou le carburant est transféré d’un navire à l’autre. Une autorisation de transbordement est en général requise à l’intérieur de la ZEE et une infraction peut donner lieu à une amende de 2 millions de rands (environ 120.000 dollars).

    Lorsque le Zhongyang 231 a été relâché du port du Cap le 5 mars, il a pratiqué apparemment la pêche pendant trois heures le 6 mars avant de quitter les eaux sud-africaines avec les autres chalutiers, au petit-matin du 7 mars, selon les données de GFW. Cela suscite des questions concernant la seule amende que les chalutiers ont versée pour avoir enfreint les conditions de traversée, chose qui provoque des critiques.

    « De temps à autre, (le DFFE) agit de la sorte et déclare qu’il fait son travail, mais ce n’est pas le cas », a déclaré à GroundUp Enrico Gennari, directeur d’Oceans Research basée à Mossel Bay.

    L’Afrique du Sud possède son propre outil de surveillance des navires, appelé Integrated Vessel Tracking Decision Support Tool (IVT DeST). Ce système, mis uniquement à la disposition des utilisateurs autorisés, est réputé comme « une pierre angulaire des stratégies de sécurité maritime et de protection écologique d’Afrique du Sud » sur le site web du Système national de gestion de l’information des océans et du littoral. Il a été mis en œuvre pour « assurer la surveillance efficace du trafic des navires en surveillant de façon intelligente les navires et la pollution en temps quasi-réel pour fournir ces informations directement aux usagers ».

    M. Nqayi a dit à ADF que le système IVT DeST s’était révélé efficace pour la surveillance et le suivi des navires qui traversent la ZEE, et que le département utilise aussi d’autres plateformes de suivi. En outre, les navires ont été sanctionnés uniquement pour être actifs dans la ZEE sans les permis nécessaires parce qu’il n’existait pas « de preuve substantielle disponible pour confirmer que le navire pratiquait le transbordement ou des activités de pêche illégales ».

    Il note que l’analyse conduite par le DFFE n’a révélé aucune rencontre avec un navire-citerne ou un cargo dans la région et que les transbordements auraient pu se produire lorsque les systèmes d’identification automatique (SIA) des navires étaient éteints.

    « Lorsque nous avons posé des questions sur le SIA qui était allumé puis éteint, le capitaine a blâmé la météo et la portée du satellite, a déclaré M. Nqayi. Pour que le département puisse confirmer que Global Fishing Watch saisit les mêmes données SIA que le département, les deux parties peuvent organiser une session formelle pour comparer les données et peut-être trouver des moyens d’œuvrer ensemble avec Global Fishing Watch pour améliorer la surveillance de notre océan. »

    La ZEE de l’Afrique du Sud, qui couvre 1,5 million de kilomètres carrés, est l’une des plus vastes du monde et les analystes déclarent que sa surveillance est rendue difficile par les ressources limitées.

    Nqabisa Gantsho, membre de l’Assemblée nationale et présidente du comité sud-africain responsable pour les forêts, les pêches et l’environnement, a évoqué les chalutiers chinois à l’occasion d’une réunion du mois de mars dans laquelle elle a reconnu que les eaux du pays étaient rendues vulnérables par l’exploitation des intérêts étrangers. Elle a félicité les organismes de police pour leur réponse rapide mais elle a déclaré que l’incident a exposé « des vulnérabilités systémiques dans la surveillance maritime et a souligné le besoin d’une présence permanente et technologiquement avancée des agences d’application de la loi », selon un rapport du Groupe de surveillance parlementaire.

    L’interception des quatre chalutiers chinois est le premier incident de ce type depuis avril 2020, lorsque six navires chinois avaient été détenus et passibles d’une amende pour être entrés dans la ZEE sans autorisation, selon le rapport de GroundUp.

    Les navires chinois agissent illégalement dans les eaux africaines depuis des décennies et la flotte de pêche en eaux distantes de la Chine, qui est la plus vaste du monde, est aussi le pire contrevenant mondial de la pêche illégale, selon l’Indice de risque de pêche INN.

    África do Sul
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