Alors que les groupes terroristes continuent à se propager au-delà du Sahel, les pays de toute l’Afrique de l’Ouest soulignent l’importance de la coopération en matière de logistique afin de déployer rapidement et soutenir les troupes.
Les menaces croissantes des affiliés d’Al-Qaïda et de l’État islamique se profilaient à la conférence de logistique d’Afrique de l’Ouest 2025 co-accueillie par l’état-major unifié des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM) et les Forces armées du Liberia (AFL) dans la capitale de Monrovia en août 2025.
Plus de 90 participants provenant de 22 pays et organisations y ont pris part, y compris la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest et les représentants de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Le major-général Davidson Forleh, chef d’état-major des AFL, a déclaré lors de la cérémonie d’ouverture : « Cette conférence ne pouvait pas avoir lieu à un meilleur moment. L’ennemi commun que nous affrontons tous aujourd’hui dans le monde est le terrorisme. Aucun pays ne peut combattre le terrorisme à lui seul. Il doit exister l’unité. Il doit exister une synergie d’effort. »
La conférence a offert des panels de discussion, des forums et des échanges des meilleures pratiques et des leçons apprises. Les sujets ont inclus la planification et la coordination de la logistique régionale, les systèmes de transport de la défense, l’interopérabilité entre les pays de la CEDEAO et les partenaires, la résilience et la durabilité des chaînes d’approvisionnement, la réponse aux crises, la logistique humanitaire et les partenariats publics-privés.
La préoccupation principale de la logistique militaire concerne le sourçage, la préparation, le transport et l’aliénation du matériel sur le continent. Les officiels de la logistique sont responsables pour un grand éventail de fournitures. Ils supervisent la construction et le maintien des installations. Ils nourrissent, équipent, transportent et arment leurs soldats.
« Nous sommes ici pour assurer que nous allons tous employer notre expertise en matière de logistique, a déclaré le général Forleh. Sans logistique, vous ne gagnerez pas de bataille. »
L’équipe de logistique d’AFRICOM a aussi mené une discussion sur le modèle Évaluer, Conseiller, Défendre et Intégrer l’évaluation opérationnelle (A3I). Le modèle recueille les données logistiques signalées par les partenaires africains, telles que les nœuds d’approvisionnement, les points carburant et les pistes d’envol.
L’objet est d’élaborer une évaluation complète des points forts régionaux et des lacunes de capacité avec des objectifs spécifiques, mesurables et réalisables, selon le lieutenant-colonel Saimo Kortu, sous-chef d’état-major des AFL pour la logistique.
« Nous affinons le produit pour cartographier pleinement toutes nos capacités, identifier les carences et penser à la manière de combler ces carences, a-t-il dit en parlant de l’A3I. C’est un outil très utile qui va aider à améliorer nos capacités. »
