Les États-Unis aident le Kenya à sécuriser ses eaux en investissant dans un complexe d’entraînement pour espaces marins et combats rapprochés à la base navale de Mtongwe dans le comté de Mombasa.
Ces installations, conçues à un coût de 750.483 dollars pour renforcer les aptitudes des commandos marins kényans, offrent un champ de tir de 100 mètres pour armes de petit calibre et un terrain de tir réel qui peut simuler des scénarios de combat réalistes. Elles incluent aussi des aires conçues pour améliorer l’état de préparation aux combats et soutenir les opérations de sécurité maritime sur la côte du Kenya et dans l’océan Indien occidental. Elles ont été mises en service le 25 mars.
Lors de la cérémonie de mise en service, le major-général Paul Otieno, commandant de la Marine kényane, a loué le partenariat de longue date entre les pays et réaffirmé l’engagement de la Marine kényane pour rejoindre la préparation opérationnelle et maintenir une approche proactive en vue de protéger les intérêts maritimes nationaux et régionaux.
Les installations ont ouverts leurs portes alors que l’amiral George Wikoff de la Marine des États-Unis, commandant des forces navales des États-Unis en Europe et Afrique et du Commandement allié de forces interarmées de Naples, rencontrait les dirigeants militaires kényans à Nairobi et Mombasa pendant deux jours à la fin mars. Les discussions ont visé à renforcer la coopération en matière de sécurité maritime, les efforts de contre-terrorisme et la stabilité régionale dans l’océan Indien occidental et à la frontière somalienne.
L’amiral Wikoff a déclaré dans une annonce de presse : « Le Kenya est un partenaire maritime et sécuritaire crucial en Afrique de l’Est et dans l’océan Indien Occidental. Notre coopération est construite sur des intérêts et des sacrifices partagés ; ensemble, nous nous efforçons de promouvoir la stabilité, protéger les couloirs maritimes vitaux et confronter ceux qui menacent la sécurité régionale. »
À Nairobi, l’amiral Wikoff s’est réuni avec le général Charles Muriu Kahariri, chef des Forces de défense du Kenya (KDF), pour discuter de la coopération à long terme en matière de défense, notamment la modernisation de l’armée kényane, l’amélioration de la coordination et l’alignement des efforts de sécurité, selon les KDF.
L’ouverture des installations a coïncidé avec la conclusion de l’opération conjointe Cooperation Afloat Readiness and Training 2026 qui visait à améliorer l’interopérabilité entre la Marine kényane, la Marine américaine et Interpol. L’événement s’est concentré sur l’amélioration de la surveillance maritime et de la collecte de renseignement pour affronter les activités illicites dans l’océan Indien occidental.
Le gouvernement des États-Unis aide depuis longtemps le Kenya à mieux équiper et entraîner ses forces pour affronter les menaces en évolution, notamment la piraterie, le terrorisme, le trafic des drogues illicites et des armes, et la pêche illégale. En 2023, les deux pays ont signé un accord de défense conjoint de cinq ans pour améliorer la paix et la sécurité régionales. L’année suivante, le Kenya a reçu 6.730 articles de matériel de protection de pointe d’une valeur de 1,38 million de dollars auprès de l’état-major unifié des États-Unis pour l’Afrique. La donation a inclus des gilets pare-balles souples, des casques balistiques pour protéger les soldats contre les tirs des armes de petit calibre et des plaques balistiques pour résister aux munitions lourdes.
