Les gardiens de la paix des Nations unies ont réagi à des cas de choléra dans les régions disputées d’Abiyé et de Kadougli, à la frontière entre le Soudan et le Soudan du Sud. Ils ont lancé des initiatives axées sur la santé dans la zone d’opération de la mission, visant à protéger les gardiens de la paix et les communautés locales.
Les gardiens de la paix de la Force intérimaire de sécurité des Nations unies pour Abiyé (FISNUA) ont œuvré avec les autorités de santé locales pour établir un centre d’isolement du choléra. L’installation a fourni des services de traitement et d’isolement pour les personnes affectées. Les gardiens de la paix pakistanais ont distribué des médicaments, des masques, des désinfectants, des imperméables, des moustiquaires et des vêtements pour soutenir la prévention.
Dans un autre secteur, les gardiens de la paix ghanéens ont présenté des campagnes de sensibilisation à la communauté, notamment la promotion de l’hygiène et la sensibilisation médicale pour soutenir les groupes vulnérables. Les gardiens de la paix ont fourni un enseignement sur l’eau propre, distribué des pastilles de purification et propagé des messages relatifs à l’hygiène. Ils ont aussi organisé des cliniques offrant le dépistage et les traitements de base.
Ailleurs, les gardiens de la paix ghanéens ont établi un centre d’isolement pour les vaccinations de choléra et le traitement des habitants locaux et des gardiens de la paix. Cette double approche protège les communautés hôtes et le personnel de la mission, en mettant en lumière l’engagement de la FISNUA envers la sécurité des systèmes de santé et l’état de préparation opérationnel.
Alors qu’Abiyé confronte le double défi des risques de santé publique et de l’instabilité régionale, les interventions de santé de la FISNUA soulignent l’évolution du rôle des gardiens de la paix. Ils continuent à agir en tant que protecteurs et partenaires en temps de crise.
L’ONU a approuvé la mission vers la mi-2011 à la suite de problèmes de sécurité dans la région soudanaise du Kordofan du Sud. L’armée éthiopienne était le seul contributeur de soldats jusqu’en 2022, lorsque l’ONU reconfigura la mission en force multinationale avec l’arrivée d’un bataillon ghanéen. Depuis lors, d’autres pays, y compris le Népal et le Vietnam, ont contribué avec des troupes.
