DES ÉTUDIANTS D’AFRIQUE DU SUD UTILISENT LE COLLISIONNEUR

DES ÉTUDIANTS D’AFRIQUE DU SUD UTILISENT LE COLLISIONNEUR

BRAND SOUTH AFRICA

Un groupe d’étudiants de l’Université du Cap-Occidental (UWC) est la première équipe africaine de chercheurs à mener une expérience à l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) en Suisse.

Bien connu comme site du Grand collisionneur de hadrons, le CERN est l’une des installations de recherche scientifique les plus prestigieuses du monde. Les collisionneurs sont utilisés pour la recherche en physique des particules. Ils permettent d’accélérer les particules pour qu’elles entrent en collision avec d’autres particules. Le CERN possède le plus grand collisionneur du monde, lequel est aussi décrit comme étant la plus grande machine du monde.

L’équipe d’étudiants postuniversitaires a lancé un faisceau de sélénium sur une cible de platine. La durée de vie du sélénium 70 est d’environ 42 minutes et il est produit dans les sursauts X que l’on trouve le plus fréquemment dans les explosions des étoiles à neutron. Le séparateur d’isotopes en ligne, nouvelle installation de recherche du CERN, a un faisceau de sélénium instable, ce qui est nécessaire pour cette expérience.

En 2017, l’Afrique du Sud s’est jointe à la Collaboration ISOLDE, accord entre les  pays et le CERN pour mener des expériences dans le domaine de la physique nucléaire et atomique, la physique du solide, la science des matériaux et les sciences de la vie.

Dans les installations de l’université en Afrique du Sud, les chercheurs des sciences physiques, médicales et biologiques mènent des recherches axées sur l’éducation avancée, le traitement des cancers et la production des radio-isotopes uniques.

Le but de l’expérience conduite par UWC était de découvrir comment les éléments exotiques instables étaient créés. « Au-delà du minerai de fer, nous ne savons pas comment les éléments sont produits », déclare Nico Orce, professeur de l’UWC qui a guidé l’équipe.

Les expériences de l’équipe n’ont pas produit les résultats souhaités pour le sélénium 70. Cependant, les membres de l’équipe furent capables de mesurer la création du germanium 66, autre particule exotique.

« Nous pouvons tout de même déclarer que nous avons réussi, opine le professeur Orce. C’est la première fois que le germanium 66 est produit sur la planète. Nous avons pu étudier la désintégration du germanium 66 jusqu’à ce qu’il se transforme en isotope stable. »

Le professeur Orce déclare que la science est comme la boxe. « Vous donnez sans cesse des petits coups jusqu’à ce que vous alliez droit au but. »

(0)(0)