Close Menu
    Facebook X (Twitter) Instagram
    Facebook X (Twitter) Instagram LinkedIn
    Africa Defense Forum
    • page d’accueil
    • Actualités du Jour
    • Magazine
      • articles
      • Point de vue
      • Image du passé
      • Où suis-je ?
      • Défense et sécurité
      • Battement du cœur de l’Afrique
      • L’Afrique aujourd’hui
      • Perspective africaine
      • Outillage de la profession
      • Force future
      • Maintien de la paix
      • Se donner la main
    • Les menaces de la sécurité
    • Sur ADF
      • Pour Nous Contacter
      • Abonnement
    • Contribuer
    • Archives
    • Français
      • English
      • العربية
      • Português
    • Français
      • English
      • العربية
      • Português
    Africa Defense Forum
    Home»Actualités du Jour»La Somalie affronte des défis sécuritaires critiques
    Actualités du Jour

    La Somalie affronte des défis sécuritaires critiques

    La pression des Chebabs persiste dans le contexte d’une baisse de soutien international et de frictions politiques en Somalie
    ADFBy ADFnovembre 3, 20265 Mins Read
    Des soldats des Forces armées somaliennes en patrouille près de la localité de Sabiid, qui a été reconquise après son occupation par les Chebabs. [AFP/GETTY IMAGES]
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest E-mail Reddit WhatsApp Copy Link

    La Somalie est confrontée à une convergence de crises, notamment le départ des forces internationales, les menaces terroristes persistantes des Chebabs, les divisions politiques et les tensions régionales, ce qui la place au bord du chaos.

    Le 8 août, les forces éthiopiennes, déployées dans le cadre de la Mission de soutien et de stabilisation de l’Union africaine en Somalie (AUSSOM), ont remis une base militaire aux Forces armées somaliennes dans la localité de Buur Hakaba, située dans le sud du pays. Les troupes éthiopiennes étaient restées présentes dans la base depuis 2014. Désormais, l’armée somalienne doit relever à elle seule les défis sécuritaires posés par les Chebabs et les autres groupes armés.

    Les analystes s’interrogent sur la capacité de la Somalie à assumer cette responsabilité, en particulier dans un contexte marqué par une diminution du soutien international.

    L’analyste Abdi Guled écrit dans le bulletin d’information Horn Briefs : « La question n’est pas de savoir si les forces éthiopiennes resteront indéfiniment, ni si la souveraineté somalienne est négociable. La vraie question est de savoir si l’État qui prend en charge une position dispose des capacités de logistique et de renseignement, des moyens de renfort et de la légitimité politique nécessaires pour s’y maintenir. »

    Ce transfert à Buur Hakaba intervient en présence de tensions politiques persistantes entre l’Éthiopie et la Somalie, liées à des questions de souveraineté concernant la région sécessionniste du Somaliland. Par ailleurs, le Bureau d’appui des Nations unies en Somalie (UNSOS) fait face à de sérieuses réductions budgétaires ; au moins 500 millions de dollars de soutien international seront supprimés d’ici au 31 décembre 2026.

    L’UNSOS soutient environ 12.000 membres du personnel de l’AUSSOM et près de 20.900 membres des forces de sécurité somaliennes. Il finance l’approvisionnement en nourriture, eau et carburant, ainsi que le transport, les évacuations médicales, les communications, les travaux du génie, la maintenance et d’autres services essentiels du champ de bataille. En août dernier, l’agence a déclaré qu’elle acheminait environ 240 tonnes de vivres chaque mois vers divers secteurs et bases opérationnelles avancées à travers le pays.

    Les observateurs se demandent comment ces approvisionnements seront assurés à partir du mois de janvier.

    « Pour un soldat dans une base isolée, un mécanisme de financement international n’est pas une abstraction diplomatique. Il se concrétise par l’arrivée, ou l’absence, de carburant, écrit M. Guled. Par la livraison des denrées. Par la disponibilité d’un hélicoptère pour une évacuation médicale. Par un véhicule qui reste en bon état de marche. Par des munitions qui parviennent à une position avant l’attaque, plutôt qu’après. Durant une grande partie de la période postérieure à 2006, ces fonctions ont été essentiellement prises en charge par le système international. »

    Mohamed Daud Ismail, assistant de recherche senior au projet ACLED (Armed Conflict Location and Event Data), pense que ces carences rendront la force de l’AUSSOM, forte d’environ 12 000 hommes, « opérationnellement non viable ».

    « Sans financement international alternatif immédiat, l’AUSSOM risque un effondrement opérationnel imminent à l’approche de 2027, écrit M. Ismail. L’Armée de terre nationale somalienne (SNA) étant déjà débordée et structurellement incapable de gérer à elle seule une logistique complexe à l’échelle du pays, la dégradation brutale des positions de l’Union africaine entraînera un vide sécuritaire déstabilisateur immédiat dans le centre et le sud de la Somalie. »

    M. Ismail envisage que les Chebabs essaieront d’exploiter ces failles sécuritaires en lançant une offensive majeure au cours des derniers mois de 2026 et au début 2027.

    « Cette offensive pourrait permettre au groupe de reconquérir des territoires dans les régions du centre et du sud, tout en menaçant directement les centres urbains majeurs, notamment Mogadiscio et Kismaayo », écrit-il.

    Alors que les troupes somaliennes perdent un soutien direct sur le champ de bataille, le pays a également perdu à la fin octobre l’assistance fournie par la Mission d’assistance de transition des Nations unies en Somalie (UNTMIS). À l’approche de cette échéance, Hassan Moalim Mohamoud Sheikh Ali, ministre somalien de la Justice et des Affaires constitutionnelles, a remercié les représentants de l’UNTMIS pour leur soutien aux institutions du secteur judiciaire, notamment en matière de renforcement des capacités, d’élaboration de cadres juridiques et politiques, et de réforme du système pénitentiaire.

    Tout comme pour les enjeux liés aux opérations sur le terrain, les analystes s’interrogent sur la capacité de la Somalie à maintenir toute dynamique lancée avec l’aide de l’UNTMIS.

    La fin de l’UNTMIS « présente la question centrale qui a accompagné chaque phase de l’engagement des Nations unies en Somalie : les institutions nationales peuvent-elles soutenir et consolider les acquis obtenus grâce au soutien international ? » ont écrit des chercheurs de l’institut de politique et de recherche FTL Somalia.

    Le ministère de la Justice et des Affaires constitutionnelles prendra désormais en charge par ses propres moyens les activités liées à l’UNTMIS.

    « Le transfert de responsabilité au ministère de la Justice et des Affaires constitutionnelles, accompagné du soutien continu du PNUD [Programme des Nations Unies pour le développement] et de l’ONUDC [Office des Nations Unies contre la drogue et le crime], témoigne d’une approche progressive qui reconnaît que le renforcement des capacités nationales reste un processus en cours », ont écrit les chercheurs de FTL Somalia.

    Les compressions financières, le retrait des soldats et la fin de l’UNTMIS coïncident avec une résistance armée de la part des autorités régionales, mécontentes de l’influence exercée par Mogadiscio sur les élections locales. Certains États ont rejeté des réformes constitutionnelles parce que, selon eux, elles concentrent le pouvoir entre les mains du gouvernement fédéral.

    « La Somalie n’est pas nécessairement confrontée à un effondrement imminent, écrit M. Guled. Elle fait face à un phénomène plus difficile à mesurer, et potentiellement à des conséquences plus lourdes : l’érosion progressive de l’infrastructure qui assurait la viabilité du système de sécurité du pays. Et cette érosion survient alors même que l’ordre politique national perd un peu de sa cohésion. »

    sécurité nationale Somalie Terrorism
    Share. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr E-mail Reddit WhatsApp
    Previous ArticleLe Ghana renforce sa sécurité dans le Nord
    Next Article « Nous étions de la chair à canon »

    Related Posts

    La Tunisie réceptionne du matériel de lutte contre le terrorisme d’une valeur de plus d’un million de dollars

    novembre 3, 2026

    Les rebelles éthiopiens déploient des drones

    novembre 3, 2026

    « Nous étions de la chair à canon »

    novembre 3, 2026
    Laisser une réponse Cancel Reply

    V19N2
    Africa Defense Forum
    Facebook X (Twitter) Instagram Pinterest LinkedIn
    • English (Anglais)
    • Français
    • العربية (Arabe)
    • Português (Portugais)
    © 2026 Africa Defense Forum. All Rights Reserved.
    Have questions about ADF? Please contact our editorial team.

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.

    Privacy Policy