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    Actualités du Jour

    La marée montante des guerres de l’eau

    En Afrique, les conflits liés à la pénurie des ressources risquent d’exploser
    PAR CYRIL ZENDABy PAR CYRIL ZENDA7 avril 2026Updated:7 avril 20266 Mins Read
    Le Nil forme une zone fertile traversant Assouan (Égypte), où est situé le haut barrage d’Assouan. Le fleuve soutient les transports, l’agriculture, le tourisme et la production d’électricité. GETTY IMAGES
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    Un conflit concernant l’accès à l’eau douce est sur le point d’éclater en Afrique australe. Le lac Gwayi-Shangani est en cours de construction au Zimbabwe ; il formera un réservoir permettant de garantir l’alimentation en eau de Bulawayo, seconde ville du pays, et d’irriguer une « ceinture verte » de 10.000 hectares dans le voisinage du barrage et de la ville.

    L’eau sera puisée du Zambèze. Le lac arrêtera aussi le déversement du Gwayi dans le Zambèze, qui forme la frontière entre la Zambie et le Zimbabwe.

    C’est pourquoi la Zambie, où est situé environ 42 % du bassin du Zambèze, a toujours opposé les plans du Zimbabwe pour détourner les eaux de la rivière. Son opposition est très forte, à tel point que les responsables zambiens refusent de signer l’accord de la Commission du cours du Zambèze depuis 2004, date de création de la commission.

    Les désaccords comme celui-ci se reproduisent à des degrés différents dans les 63 bassins fluviaux majeurs d’Afrique, alors que les pays se font concurrence pour assurer leur alimentation future en eau et en énergie, ce qui transforme la sécurité de l’eau en poudrière géopolitique. Les changements climatiques, caractérisés par des sécheresses fréquentes et plus longues, des saisons de pluie plus courtes et des températures plus élevées, intensifient la pénurie de l’eau, ce qui accroît les risques de conflit.

    Les experts avertissent que la superficie des régions arides et semi-arides d’Afrique pourrait augmenter de 5 à 8 % en 2100. Les projections indiquent que l’Afrique centrale deviendra plus humide tandis que la sécheresse d’Afrique australe continuera. On s’attend à ce que le Zambèze perde jusqu’à 40 % de ses eaux à partir de 2050.

    Un rapport publié en 2022 par l’Institut de l’UNU (université des Nations unies) sur l’eau, l’environnement et la santé déclare que seulement 13 des 54 pays africains ont atteint un certain degré de sécurité de l’eau. Selon un rapport de 2025 du Pacific Institute, le nombre de conflits liés à l’eau est en hausse en Afrique subsaharienne, avec 76 relevés en 2024, comparé à 56 en 2023 et 44 en 2022. Les experts prédisent que ce chiffre pourrait atteindre un millier par année en 2050 si l’accès est mal géré.

    Les statistiques de l’Institut indiquent un certain nombre de facteurs qui contribuent aux conflits. Les agriculteurs et les éleveurs s’affrontent souvent violemment au sujet de l’eau. Les terroristes prennent pour cible l’infrastructure de l’eau et l’accès à l’eau.

    Le différend africain concernant l’eau avec le profil le plus haut est peut-être celui axé sur le grand barrage de la Renaissance, que l’Éthiopie a inauguré en 2025. C’est le plus gros projet hydroélectrique du continent, construit sur le Nil Bleu à environ 14 km de la frontière avec le Soudan.

    L’Égypte compte sur les eaux du Nil pour son agriculture et ses usages locaux. Elle a déclaré que le barrage pourrait menacer sa sécurité hydrique. Le Soudan a exprimé sa préoccupation concernant la sûreté et la sédimentation.

    Les trois pays conduisent des négociations sporadiques depuis 2011, mais aucun accord contraignant n’a été conclu. « L’Éthiopie continue à affirmer ses droits de développement des ressources hydroélectriques sur son territoire, tandis que l’Égypte souligne que tout développement en amont doit protéger la sécurité hydrique en aval », selon le site web International Water Power and Dam Construction.

    La Zambie et le Zimbabwe opposent les plans du Botswana et de la Namibie, dont chacun détient seulement 1 % du bassin du Zambèze, visant à détourner les eaux du fleuve là où les frontières des quatre pays se rejoignent.

    L’Afrique du Sud souhaite se joindre à ce projet, qui cherche à détourner l’eau vers le Sud pour accroître son alimentation. Ce détournement affecterait les chutes Victoria, lieu de tourisme mondial pour la Zambie et le Zimbabwe, et la production d’électricité commune du lac Kariba et de Cahora Bassa, en aval au Mozambique.

    Bien que la Zambie soit opposée à ces retraits d’eau en amont sur le Zambèze, elle essaie de faire cela dans le Nord. Le pays est à cheval sur le bassin du Congo-Zaïre dans le Nord et le bassin du Zambèze dans le Sud. À la suite de la sécheresse dévastatrice de 2023-24, la Zambie a déterminé qu’un transfert d’eau entre les bassins était la seule façon de sécuriser ses alimentations en eau et en énergie.

    Elle a engagé une société chinoise pour creuser une tranchée de 300 km afin de détourner les eaux de la Lwapula vers le Kafue, rivière sur laquelle deux de ses centrales hydroélectriques sont situées. La Lwapula est un tributaire du Chambeshi, source du fleuve Congo.

    Le Zimbabwe veut détourner 16 milliards de mètres cubes d’eau de la rivière Lualaba en République démocratique du Congo, à l’aide d’un tunnel de 1.200 km traversant la Zambie vers le lac Kariba. Ceci nécessiterait l’accord du Congo et des membres du bassin du Zambèze.

    La Namibie et le Botswana sont aussi en désaccord concernant les plans namibiens pour détourner une partie des eaux de l’Okavango. Ceci réduirait le débit de l’eau coulant dans le delta de l’Okavango, première attraction touristique du Botswana.

    Le professeur Desmond Manatsa, président de l’Alliance africaine des instituts de recherche sur les catastrophes, a déclaré qu’il existe une connexion critique entre l’accès à l’eau et la sécurité du continent.

    « L’eau est l’élément vital des économies africaines, étant donné en particulier notre forte dépendance à l’égard de l’agriculture pluviale », a dit le professeur Manatsa, qui est doyen exécutif de la faculté des sciences et d’ingénierie de l’université des sciences de Bindura au Zimbabwe.

    « Lorsque les phénomènes climatiques évoluent, la pénurie d’eau résultante crée une concurrence à somme nulle pour les ressources en diminution. » Ceci se manifeste de deux façons principales, selon lui : la première concerne des tensions localisées sur les ressources, et la deuxième concerne des risques transfrontaliers.

    Le Dr Nidhi Nagabhatla, associée de recherche principale à l’Institut de l’UNU sur les études comparatives d’intégration régionale, déclare que ses recherches en Afrique ont établi des liens entre le climat, l’eau et la sécurité.

    « L’évolution des phénomènes climatiques peut certainement contribuer à des stress graves concernant l’eau dans certaines régions d’Afrique ; selon le contexte, ceci peut devenir un facteur dans les conflits futurs ou, plus fréquemment, dans les tensions en hausse, la violence localisée et l’insécurité plus générale. »

    Certaines études suggèrent une hausse potentielle de plus de 50 % dans les risques de conflit armé liés à la pénurie des ressources de l’eau en Afrique subsaharienne en 2030. Le professeur Manatsa dit que l’avenir dépend en grande mesure de la gouvernance de l’eau.

    « Dans les régions ayant des structures institutionnelles faibles, la pénurie d’eau pourrait beaucoup plus probablement conduire à la violence. »

    AU SUJET DE L’AUTEUR

    Cyril Zenda est un journaliste basé à Harare (Zimbabwe). Ses reportages ont été publiés dans Fair Planet, TRT World Magazine, The New Internationalist, Toward Freedom et SciDev.Net.

    Afrique australe Afrique Centrale Afrique du Sud climat Egypt Éthiopie République démocratique du Congo Sudan Terrorism Zambie Zimbabwe
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