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    Home»Actualités du Jour»Les forêts du Cameroun rétrécissent
    Actualités du Jour

    Les forêts du Cameroun rétrécissent

    La recherche chinoise du bois tropical alimente un écart croissant entre les opérations d’abattage d’arbres légales et illégales
    ADFBy ADFfévrier 10, 20264 Mins Read
    L’exploitation forestière illégale afin de répondre à la demande chinoise pour le bois dur tropical cause la déforestation dans de vastes régions du Cameroun. AFP/GETTY IMAGES
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    La couverture forestière s’étend sur près de la moitié du Cameroun mais elle est sujette à une dégradation rapide à cause des opérations illégales d’abattage d’arbres qui répondent à l’appétit de la Chine pour le bois tropical.

    Le Cameroun a accordé à des sociétés du monde entier près de 100 concessions pour découper les rondins de bois et les expédier légalement. Toutefois, les observateurs internationaux déclarent que beaucoup plus d’opérations d’abattage fonctionnent officieusement, ce qui fait perdre des millions de dollars par an sous forme de ressources et de revenus.

    La législation camerounaise adoptée en 1994 réglemente l’exploitation forestière par le biais des quotas et exige que les sociétés rétablissent les forêts des zones sujettes à l’abattage. L’exploitation illégale sape tout cela, selon les analystes.

    « Bien que les observateurs concentrent leur attention sur l’abattage légal, qui est la force directrice véritable animant l’industrie forestière, l’exploitation illégale est souvent mieux organisée et sape les efforts nationaux », ont récemment écrit les chercheurs Jean Sovon et Vivian Wu pour Global Voices

    La corruption alimente la récolte et l’exportation des rondins illégaux, appelés localement « warap ». Dans bien des cas, les exportations illégales sont constituées de bois découpé sans discernement pour l’âge, la taille ou l’espèce de l’arbre. Il est ensuite expédié vers les marchés de Chine et du Vietnam, qui reçoivent 70 % des exportations de bois du Cameroun, selon le Programme de sécurisation des recettes forestières de l’État.

    « Malgré de nombreux efforts par les autorités nationales visant à contrôler le transport du bois, la forte demande des pays asiatiques, en particulier la Chine, a ouvert la porte à des pratiques peu orthodoxes », écrivent les deux chercheurs.

    Des recherches conduites par Global Forest Watch montrent que la déforestation au Cameroun a augmenté fortement de 2013 à 2014, et qu’elle est restée élevée depuis lors, avec une moyenne d’environ 171.000 hectares par an, comparé à 41.000 hectares pendant la décennie précédente.

    Une enquête de 2023 par le journal Le Monde et InfoCongo a révélé que l’abattage illégal au Cameroun s’intensifie. Les relevés officiels de chaque côté de la filière Cameroun-Chine en présentent les détails.

    Selon la base de données Comtrade des Nations unies, entre 2011 et 2014 le Cameroun et la Chine indiquaient de façon cohérente une différence d’environ 100 millions de dollars entre la valeur des produits du bois exportés du Cameroun et ceux importés par la Chine. L’écart représente la valeur du bois de contrebande.

    Cet écart augmenta de 50 % en 2015, alors même que le côté camerounais de la filière restait assez constant avec des exportations d’environ 150 millions de dollars. En 2018, année la plus récente pour laquelle ces données sont disponibles, l’écart avait augmenté de près de 75 %.

    Au total, l’écart entre les exportations et les importations représentait une contrebande de bois de près de 900 millions de dollars entre le Cameroun et la Chine.

    Le Monde et InfoCongo ont interviewé un chauffeur de camion pour le transport du bois identifié par le nom de Derek, qui transporte depuis des années le bois illégal entre les forêts et les ports. Malgré l’absence de marquages corrects, le bois franchit facilement les points de contrôle de l’État, selon Derek.

    « Tous les inspecteurs savent que vous arrivez », dit-il.

    En 2022, le Cameroun a lancé le système informatique de gestion des informations forestières de deuxième génération (SIGIF2), conçu pour stopper l’abattage et l’exportation illicites du bois, mais jusqu’à présent le système n’a pas reçu le soutien d’autres gouvernements pour le rendre efficace.

    Pour compliquer encore plus les choses, les frontières poreuses rendent difficile la prévention par le Cameroun de l’abattage illégal et du trafic pratiqué par des groupes externes.

    Le Cameroun a augmenté ses taxes d’exportation du bois au cours des dernières années, en espérant que les rondins seraient transformés en bois de charpente et autres articles d’exportation. En compagnie de ses voisins de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), le Cameroun prévoit de suspendre les exportations de bois de charpente d’outre-mer à partir de 2028.

    Des vides juridiques dans l’interdiction projetée pourraient toujours permettre aux sociétés d’abattage d’exporter des rondins légèrement modifiés, par exemple en découpant leur profil circulaire en carré, selon le Centre d’actions pour le développement (CAD). D’autres pourraient obtenir des licences d’exportation spéciales, ce qui affaiblirait l’interdiction.

    Entre-temps, les camions de bois continuent à transporter les forêts du Cameroun, un arbre après l’autre, vers la côte pour les exporter en Chine.

    Guillaume, exploitant illégal de longue date, a déclaré au Monde et à InfoCongo : « L’exploitation forestière, c’est comme la drogue. À tout moment, vous voulez consommer. »

    abattage illégal des arbres Afrique Centrale Cameroun Chine
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