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    La Tragédie Dans La Ligne De Mire

    La technologie des drones offre des opportunités de contre-terrorisme mais nécessite des protections et une supervision
    ADFBy ADFfévrier 4, 2026Updated:février 23, 202613 Mins Read
    Un homme armé passe devant le Palais républicain de Khartoum (Soudan) ravagé par la guerre, après sa reprise par les Forces armées soudanaises.. THE ASSOCIATED PRESS
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    Les avancées récentes dans la technologie des drones font changer la conduite de la guerre mais ces développements révolutionnaires devancent aussi les règles d’éthique qui régissent leur emploi.

    Dans le monde entier, l’utilisation des drones armés sans supervision appropriée conduit au décès des innocents. Dans la guerre entre la Russie et l’Ukraine, les attaques de drone à faible rayon d’action ont tué 395 civils et blessé plus de 2.600 en Ukraine, selon un rapport de juin 2025 publié par les Nations unies. L’Ukraine est désormais « le plus grand théâtre mondial de drones de pointe », avec 70 % des blessés et des morts sur le champ de bataille, selon un rapport de 2025 du Centre d’études stratégiques de l’Afrique (CESA).

    Le Soudan est devenu un autre point sensible de l’emploi systématique des drones. Les deux belligérants de la guerre civile ont montré une indifférence monstrueuse à l’égard des civils avec leurs attaques de drone.

    « Les civils innocents du Soudan continuent à constater la dévastation de leur foyer, leur vie et leur communauté par l’utilisation systématique des drones entre les mains de personnes de plus en plus incontrôlées », selon une étude du projet ACLED (Armed Conflict Location and Event Data).

    Un rapport de 2025 sur la guerre des drones sponsorisé par l’organisme de recherche Drone Wars UK et intitulé « Death on Delivery » [La mort à la livraison] déclare que des études récentes sur les attaques montrent le besoin urgent d’imposer de meilleurs contrôles sur la prolifération des drones armés. Il note aussi les « échecs de responsabilité évidents de ceux qui exportent ces armes en les fournissant à des gouvernements qui semblent avoir peu d’intérêt à respecter le droit humanitaire international ».

    « L’ampleur de la souffrance des civils démontrée dans ce rapport devrait révéler clairement la menace posée par l’expansion rapide de la guerre des drones dans le monde, selon le rapport. Les civils innocents vivant avec les conflits, l’instabilité politique et l’insécurité généralisée doivent maintenant confronter la menace supplémentaire des attaques de drone, ce qui rend même les actions les plus basiques de la vie quotidienne, telles que la visite d’un marché ou d’un lieu de culte, potentiellement mortelles. »

    Rien qu’en Afrique, dit le rapport, plus de 943 civils de 6 pays ont été tués dans au moins 50 incidents entre novembre 2021 et novembre 2024.

    Les civils qui s’enfuient du Soudan en guerre attendent de s’inscrire comme réfugiés au Soudan du Sud. Les Nations unies déclarent que les deux généraux rivaux qui se battent au Soudan ont employé systématiquement des drones et tué des civils. AFP/GETTY IMAGES

    Le remplacement des êtres humains

    Les opportunités liées à l’utilisation massive des drones volants, appelés aussi systèmes aériens sans humain à bord, sont énormes et variées. Les forces armées africaines utilisent depuis des années les aéronefs pilotés à distance à des fins de reconnaissance et de collecte de renseignement. Leur emploi en tant qu’armes est une innovation relativement récente.

    Pendant de nombreuses années, les drones armés étaient des aéronefs à voilure fixe, de la taille d’un petit avion traditionnel. Ces drones pilotés depuis le sol larguaient leurs bombes et retournaient à leur base aérienne d’origine. On les appelle souvent des drones moyenne altitude à longue endurance. Le coût de ces aéronefs a baissé considérablement au cours des dernières années. L’Africa Report déclare que le coût de ces drones était initialement entre 12 et 30 millions de dollars l’unité. Les aéronefs actuels de fabrication chinoise peuvent être achetés pour un million de dollars seulement.

    Depuis trois ans, la guerre des drones utilise aussi un appareil de type différent : un aéronef peu coûteux de taille réduite, typiquement quadrirotor, employé habituellement pour les missions « suicide ». Ils sont souvent adaptés à partir de drones commerciaux en vente libre et peuvent coûter seulement 300 dollars chacun. Un drone de 3 kg acheté dans une boutique de loisirs ou d’électronique et manœuvré par un pilote expérimenté peut transporter suffisamment d’explosifs pour détruire un véhicule blindé, déclare Andrii Fedorov, co-fondateur et PDG de la société ukrainienne Nomad Drones, au journal New York Post. Les chercheurs déclarent que certains pays vendent des drones bon marché sans considération pour la façon dont ils sont utilisés.

    « Les drones offrent aux armées de l’Afrique sub-saharienne un accès moins cher et plus polyvalent à la puissance aérienne, qui jusqu’à présent était hors d’atteinte à cause de son coût et de sa complexité opérationnelle », déclare Djenabou Cissé de la Fondation pour la recherche stratégique, selon un reportage de France24. Les pays tels que la Chine, l’Iran et la Turquie ont l’avantage de vendre leurs drones « sans inclure de conditions politiques liées au respect des droits de l’homme », ajoute-t-elle.

    Les responsables onusiens déclarent que l’utilisation éthique des drones armés n’a pas suivi les avancées de la technologie des drones. Les attaques terroristes par drone contre les civils sont souvent intentionnelles, alors que l’on pense en général que les attaques gouvernementales par drone contre les civils sont accidentelles. Le résultat est le même : des non-combattants sont tués ou blessés. L’ONU dit que cet emploi des drones enfreint le principe fondamental du droit humanitaire international, selon lequel les attaques peuvent seulement être conduites contre des cibles militaires. L’emploi persistant et systématique des drones constitue un crime de guerre, conclut l’ONU.

    Les décès civils pendant les bombardements peuvent en général être attribués à l’un des trois facteurs suivants : de mauvais renseignements, des erreurs d’étalonnage des charges d’explosif ou l’imprécision liée à l’emploi des drones. L’Africa Report déclare que « des problèmes d’origine humaine ou technique contribuent à ces décès ».

    Peut-être plus que tout autre peuple du monde, les habitants du Soudan déchiré par la guerre ont ressenti les avancées dévastatrices de la guerre des drones au cours des deux dernières années. Lorsque la guerre civile soudanaise a éclaté en avril 2023, les drones militaires en Afrique étaient en général utilisés seulement pour la surveillance et la collecte du renseignement. Depuis lors, les drones peu chers en vente libre ont été convertis en soldats sacrifiables qui envahissent depuis les airs.

    Les estimations du nombre de morts au Soudan varient énormément. Le Global Conflict Tracker estime que jusqu’à 150.000 personnes sont tombées victimes des drones. Plus de 14 millions de gens ont été chassés de chez eux, ce qui a conduit à la pire crise de déplacement au monde. En date de la mi-2025, l’ONU dit que le pays, est aussi en proie à la « pire crise de famine au monde ».

    Face aux décès et à la mutilation des civils par les drones, en particulier en Ukraine et au Soudan, l’ONU déclare que les combattants enfreignent les principes de base de la dignité humaine. Tom Fletcher, coordinateur du secours d’urgence de l’ONU, déclare en mai 2025 : « Le droit humanitaire international doit être respecté. Il faut constamment prendre soin d’épargner les civils et l’infrastructure civile. »

    Les pays africains adaptent les drones commerciaux à leurs propres fins. Ce drone d’Afrique du Sud a été doté d’un haut-parleur pour diffuser des messages pendant les urgences.  REALTIME IMAGES/ABACA VIA REUTERS CONNECT

    Les conventions de Genève

    Des règles internationales sont en place depuis 75 ans pour protéger les civils contre l’emploi irresponsable des armes et des tactiques. Les conventions de Genève sont une série de traités conclus en 1949 pour former le noyau du droit humanitaire international afin de protéger les civils et les combattants pendant les conflits armés. Les conventions incluent des règles pour assurer le traitement humanitaire des civils et les protéger contre la violence, la torture et les punitions collectives.

    L’article 51 déclare spécifiquement que, en cas de guerre, la population civile et les civils individuels « obtiendront une protection générale contre les dangers dus aux opérations militaires ». Le traité interdit les actes ou les menaces de violence visant à propager la terreur chez la population civile. Il interdit aussi les attaques systématiques, notamment celles qui ne sont pas dirigées contre un objectif militaire particulier. L’interdiction concerne aussi les attaques « de nature à frapper les objectifs militaires et les civils ou les biens civils sans distinction ».

    Bien que le traité reconnaisse que la réalité des pertes civiles dans la guerre, il interdit les attaques qui pourraient être susceptibles de tuer ou de blesser les civils et d’endommager les biens, « d’une manière qui serait excessive en rapport avec l’avantage militaire direct et concret anticipé ». Il interdit aussi les attaques de représailles contre les civils.

    Le traité remarque que les civils ne peuvent pas être utilisés « pour mettre certains lieux ou zones à l’abri des opérations militaires » ou pour protéger les objectifs militaires contre les attaques.

    Un nouvel élément de la guerre

    L’intelligence artificielle (IA) ajoute des complications critiques à l’emploi des drones armés. L’ONU qualifie les armes dotées de l’IA de « “robots assassins” descendant des cieux et décidant eux-mêmes qui attaquer ». Izumi Nakamitsu, chef du bureau de l’ONU pour les affaires de désarmement, déclare que l’utilisation de ces machines avec « une pleine délégation de pouvoir », capables de prendre la décision d’éliminer des vies humaines, est « tout simplement répugnante moralement » et devrait être interdite par le droit international.

    Human Rights Watch a dit que l’utilisation des armes autonomes est le dernier et le plus grave exemple de la « déshumanisation numérique », avec l’IA prenant « des décisions qui changent la vie sur des sujets affectant les humains, telles que les actes de police, l’application des lois et le contrôle des frontières ».

    Mary Wareham de Human Rights Watch a déclaré dans un rapport de l’ONU : « Il est très facile pour les machines de cibler des humains par erreur. Les personnes handicapées courent un risque particulier à cause de leur façon de se déplacer. Les fauteuils roulants peuvent être confondus avec des armes. Une préoccupation existe aussi concernant la technologie de reconnaissance faciale et d’autres mesures biométriques, qui pourraient être incapables d’identifier correctement les personnes avec des teints de peau différents. L’IA est toujours imparfaite et elle possède les préjugés des personnes qui programment ces systèmes. »

    Des étudiants observent un drone civil à Abidjan (Côte d’Ivoire). Les forces armées et les terroristes adaptent des drones peu coûteux et commercialement disponibles. AFP/GETTY IMAGES

    Selon le rapport, il faut protéger les civils

    Death on Delivery a décrit les effets des drones armés sur les civils du monde entier. En conclusion, le rapport offre six recommandations pour empêcher leur mauvais usage. Bien qu’il ait été écrit pour le Royaume-Uni, ses recommandations s’appliquent à tout pays confronté par les drones armés :

    Les pays vendeurs de drones, spécifiquement la Chine, l’Iran et la Turquie mentionnés par le rapport, devraient conduire des enquêtes basées sur les faits concernant les dommages civils provoqués par la vente de leurs systèmes de drones, et rendre publics les résultats des enquêtes.

    Les pays exportateurs de drones capables d’être armés devraient renouveler leur engagement de protection des civils dans les conflits armés et « effectuer des évaluations beaucoup plus rigoureuses » sur la probabilité de nuire aux civils. En présence d’antécédents d’infractions contre les civils, le rapport dit que les exportations devraient être stoppées.

    La communauté internationale doit rapidement développer et mettre en œuvre « un nouveau régime international de contrôle » qui se concentre sur la prévention des dommages dus à la prolifération des systèmes de drones.

    Les pays devraient œuvrer avec les autres pays, les groupes à but non lucratif et les groupes de victimes pour établir des contrôles internationaux robustes sur le transfert et l’utilisation des drones armés.

    Les gouvernements devraient affirmer le besoin de transparence, supervision et responsabilité dans l’utilisation des drones armés par tout pays. Ceci devrait inclure le relevé du nombre de morts et l’assistance aux victimes.

    Les pays devraient condamner explicitement les assassinats extrajudiciaires avec les drones et affirmer l’applicabilité du droit international, y compris la Charte des Nations unies, le droit humanitaire international et les droits internationaux de l’homme.

    L’utilisation croissante des drones par les terroristes et autres acteurs armés non étatiques en Afrique indique que l’avantage technologique normalement détenu par les gouvernements est de plus en plus contesté, signale Nate Allen du CESA.

    Il déclare dans un rapport d’avril 2025 : « La militarisation des drones commerciaux plus généralement accessibles peut bénéficier davantage aux acteurs armés non étatiques. Pour riposter, les forces de sécurité africaines devront de toute urgence adopter des capacités anti-drone. » La prolifération des drones exige que les gouvernements africains « développent une compréhension plus complexe des risques et des limites d’utilisation des drones armés et adaptent leur doctrine en conséquence, écrit-il. Les drones sont sur le point de devenir le système militaire déterminant du 21ème siècle. Toutefois, la gestion de la prolifération rapide des systèmes sans humain à bord exigera des décisions stratégiques judicieuses de la part des êtres humains. »

    La fumée s’élève d’un dépôt de carburant après une attaque de drone à Port-Soudan (Soudan).
    HANDOUT VIA REUTERS

    Dans un rapport de 2023, le professeur Christian Enemark de l’université de Southampton (Royaume-Uni) a déclaré que, bien que les drones armés « ne soient pas des systèmes d’armes intrinsèquement diaboliques », leur emploi suscite des problèmes plus vastes, notamment les décisions inéquitables liées au recours à la violence dans les affaires internationales, les méthodes systématiques de guerre et le contrôle humain inadéquat des opérations.

    Le professeur a énuméré cinq principes d’utilisation des drones, le premier étant une restriction selon laquelle ils devraient être déployés seulement de concert avec le personnel militaire au sol et/ou des navires de guerre ou des aéronefs pourvus en personnel. Ce principe, appelé « armes combinées » permet d’empêcher les pays dotés de drones « d’avoir recours trop fréquemment à la violence ». Il a ajouté que les drones armés devraient être utilisés uniquement pour protéger les personnes « confrontées par une menace immédiate de danger grave ». Ses principes incluent le maintien de toute utilisation de drone sous « un contrôle humain probant » et l’assurance d’une divulgation publique concernant les lieux, les raisons et la manière d’utilisation des drones armés. Il a aussi dit que les opérateurs devraient avoir le droit de « refuser raisonnablement » d’utiliser leurs drones comme des armes.

    Le professeur Enemark écrit : « L’engagement d’un état utilisateur de drones à suivre les lois internationales de la guerre (par exemple la loi contre le ciblage des civils) est seulement un engagement minimum de “faire ce qui est juste”. Selon une perspective morale, il serait préférable d’aller plus loin. Pour répondre complètement aux inquiétudes de longue date du public, les utilisateurs de drones armés devraient adhérer à une norme plus élevée : faire preuve d’une plus grande retenue, comparé à ce qui est actuellement exigé par la loi. »  

    Sudan technologie Terrorism
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