Les gardiens de la paix des Nations unies ont formé des policiers sud-soudanais dans les techniques et les aptitudes d’investigation. Les résultats ont été immédiats, selon eux.
« La ligne ténue de séparation entre la justice refusée et la justice rendue est déterminée par l’investigation », a déclaré l’adjudant sud-soudanais Michael Dhieu Malual au bout de ce programme de cinq jours.
À la fin de la formation offerte par des officiers de police de la mission de maintien de la paix au Soudan du Sud, il a été capable de rendre correctement justice aux victimes des vols à main armée. Un contrevenant avait pénétré dans la maison d’une victime en pleine nuit, il avait menacé les résidents avec une arme à feu et il s’était enfui avec un sac de vêtements et d’autres biens.
« Les résidents ont informé la police de ce crime et nous avons interdit l’accès aux lieux avant de marquer, photographier et emballer les preuves, a dit le policier. Quelques jours plus tard, nous avons découvert le contrevenant qui portait les vêtements qu’il avait volé, et nous avons pu les faire identifier par leur propriétaire. En outre, nous avons conduit une investigation et nous avons pu amener l’affaire avec succès devant les tribunaux. »
Les gardiens de la paix de la mission de l’ONU ont formé 31 personnes de la force de police, de l’unité des crimes riverains et des équipes d’investigation de trafic et de crime.
« Nous avons pu comprendre l’importance d’une approche d’enquête méticuleuse, y compris le fait qu’une simple empreinte digitale, un entretien conduit avec soin ou une chaîne de contrôle bien documentée peut faire la différence entre la justice rendue et la justice refusée. »
Les études d’investigation des officiers ont inclus la protection des lieux de crime, le relevé des preuves, les entretiens avec les victimes, les témoins et les suspects, et la collecte des dossiers à des fins de poursuite.
En plus des aptitudes techniques, les policiers ont aussi étudié le droit, l’importance du respect des droits des victimes et des contrevenants, et le besoin de collaborer avec le parquet et les autres agences.
Ils ont exploré tous les aspects des crimes, depuis la violence et le vol jusqu’à la fraude, le cybercrime et les infractions écologiques. Ils ont aussi étudié les approches d’enquête, notamment les tactiques proactives, les réponses réactives, la science forensique et les partenariats avec les communautés.
