L’Armée de terre du Nigeria lance un plan ambitieux visant à réformer sa formation et ses structures opérationnelles et administratives. Le plan a été annoncé par le lieutenant-général W. Shaibu, chef d’état-major de la Défense, lors de sa conférence annuelle à Lagos en décembre 2025. Le but est d’améliorer le professionnalisme, l’état de préparation au combat et l’adaptabilité.
Le général Shaibu a déclaré que la formation doit être axée sur la mission et assurer l’efficacité opérationnelle et le succès sur le champ de bataille. Les réformes incluront un examen exhaustif des programmes d’étude de toutes les institutions de formation de l’Armée de terre.
Il a dit aux participants à la semaine de formation des officiers divisionnaires de formation à Jos : « Vous jouez un rôle crucial pour façonner la compétence, l’état d’esprit et la résilience de nos officiers et nos soldats. Le leadership sur le champ de bataille est lié directement à la qualité de la formation que vous concevez, supervisez et appliquez. »
Le général a déclaré que l’Armée de terre obtiendra de nouveaux équipements et logiciels pour moderniser la formation. Il s’est aussi engagé à améliorer le bien-être des troupes et a promis de construire de nouveaux logements militaires dans tout le pays.
Il a dit que la formation du personnel des Forces spéciales et de l’aviation de l’Armée de terre sera accentuée. Le journal The Nation signale que ces projets serviront à s’adapter à un environnement sécuritaire qui devient plus complexe et exige « des capacités améliorées de renseignement, surveillance, acquisition des cibles, reconnaissance et opérations cyber ».
Les menaces affrontées par le Nigeria incluent le terrorisme, le banditisme et la violence inter-communautaire. En décembre 2025, le président nigérian Bola Tinubu a révélé une nouvelle doctrine de contre-terrorisme qui qualifie de terroristes tous les groupes armés non sujets à l’autorité de l’État, y compris les bandits, les milices, les bandes armées et leurs facilitateurs politiques ou communautaires.
On anticipe que les réformes seront dirigées par le quartier général de l’Armée de terre par le biais du département de la formation. Le général Shaibu a appelé la formation « la première ligne de défense » du pays.
Il a déclaré : « La formation doit encourager un état d’esprit curieux et adaptable. Nos officiers et nos soldats doivent être prêts à apprendre, désapprendre et réapprendre en fonction de l’évolution des exigences tactiques et opérationnelles. »
