La surveillance des vastes espaces maritimes nécessite la coopération et des outils technologiques. Pendant l’exercice de sécurité maritime Cutlass Express 2026 (CE26), les pays d’Afrique de l’Est et leurs partenaires internationaux ont reçu une formation sur plusieurs plateformes technologiques dans le but d’améliorer leur sensibilisation au domaine maritime tout en renforçant les partenariats de longue date.
Parmi les technologies employées, on mentionne le Lightfish, véhicule de surface sans humain à bord (drone intercepteur), solaire, de 3,7 mètres avec une charge utile modulaire conçue pour les missions longue durée. La Marine des États-Unis l’a lancé depuis un navire de la Garde côtière des Seychelles pendant l’exercice.
« Nous écrivons une page d’histoire à Cutlass Express 2026 en démontrant nos aptitudes de combat améliorées par des capacités robotiques et de drone aux côtés de nos partenaires maritimes », a déclaré le lieutenant Bryna Loranger, officier des opérations du commandant de la force opérationnelle 66, 6ème flotte de la Marine des États-Unis.
CE26 a été conduit dans la République de Maurice, aux Seychelles et dans d’autres régions de l’océan Indien occidental, du 2 au 12 février. Il a été accueilli par Maurice, parrainé par l’état-major unifié des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM) et dirigé par la 6ème flotte de la Marine américaine. C’était le 16ème exercice annuel de ce type.
Les participants se sont aussi entraînés sur les plateformes SmartMast et SeaVision, qui permettent aux bateaux patrouilleurs de petite taille de détecter et signaler les crimes maritimes et de fournir rapidement ces informations aux centres des opérations maritimes (MOC) nationaux et régionaux. Ces centres coordonnent la mise en commun en temps réel des informations à travers les frontières nationales. Ceci aide les pays partenaires à développer leur sensibilisation situationnelle, requise pour identifier les trafiquants, perturber les réseaux criminels et combattre la pêche illégale.
SmartMast possède un réseau de sensibilisation situationnelle pour le suivi des navires, une unité d’éclairage solaire multifonctionnelle et un mât télescopique portable à des fins de défense et de surveillance.
SeaVision permet aux utilisateurs de suivre globalement les navires commerciaux avec les données provenant des transpondeurs des systèmes d’identification automatique. Il aide les pays à mettre en commun les informations et les renseignements maritimes, améliorer les opérations et détecter les navires qui ne transmettent pas les signaux de transpondeur, ce qui indique souvent une activité illégale.
L’exercice avait aussi pour but d’améliorer la capacité de lutte contre les crimes en mer des forces maritimes régionales, en perfectionnant la compatibilité et la collaboration, renforçant la sensibilisation au domaine maritime, développant des aptitudes d’interdiction tactique et rationnalisant la mise en commun des informations entre les centres des opérations maritimes (MOC).
Le capitaine Samuel Cecile, officier des transmissions et de la sensibilisation au domaine maritime de la Garde côtière des Seychelles, a déclaré que l’entraînement avec les partenaires était important parce que la sécurisation des eaux de la région « nécessite une coordination réelle et une confiance ».
« Les exercices comme celui-ci nous offrent l’opportunité de renforcer nos efforts d’équipe, d’améliorer nos pratiques côte à côte et de mieux comprendre les capacités mutuelles, a-t-il dit. L’expérience que nous obtenons pendant cette formation améliore directement notre état de préparation et aide à assurer que tous les partenaires de l’océan Indien occidental soient mieux préparés à relever les défis modernes ensemble. »
L’exercice a réuni environ 500 personnes provenant de 19 pays, y compris : Comores, Djibouti, Égypte, France, Géorgie, Inde, Kenya, Madagascar, Malawi, Maroc, Mozambique, Royaume-Uni, Sénégal, Somalie, Tanzanie, Tunisie. Le thème central s’est concentré sur l’emploi des technologies pratiques et adaptables qui améliorent la sensibilisation dans les régions maritimes distantes.
Parmi les autres activités, on compte : exercices de visite, abordage, fouille et saisie de pointe ; scénarios de partage des informations par les postes de commandement, imitant les opérations du monde réel ; formation médicale.
Le lieutenant-général John Brennan, commandant adjoint d’AFRICOM, a déclaré dans une annonce de presse : « Alors que l’exercice Cutlass Express prend fin, il renforce la valeur des partenariats durables qui s’étendent sur quatre continents et démontre l’engagement collectif envers la sécurité maritime. L’entraînement conjoint développe la confiance, renforce la coordination et améliore notre capacité commune pour relever les défis maritimes dans l’océan Indien occidental. L’USAFRICOM s’est engagé à améliorer constamment cet exercice conduit par les partenaires et habilité par les alliés dans le futur, alors que nous nous préparons pour Cutlass Express 2027. »
