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    Home»Actualités du Jour»Les enquêteurs déclarent que les deux belligérants de la guerre civile du Soudan ont recours à des tactiques génocidaires
    Actualités du Jour

    Les enquêteurs déclarent que les deux belligérants de la guerre civile du Soudan ont recours à des tactiques génocidaires

    Les Forces armées soudanaises et les Forces de soutien rapide ont recours à la brutalité en prônant une victoire totale
    ADFBy ADFjanvier 6, 20265 Mins Read
    Les Forces armées soudanaises et le groupe paramilitaire des Forces de soutien rapide sont accusés d’employer des tactiques génocidaires contre les civils, alors que les deux belligérants restent déterminés à obtenir une victoire totale. AFP/GETTY IMAGES
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    Peu après l’avancée des Forces armées soudanaises (FAS), qui chassèrent les Forces de soutien rapide (FSR) de Wad Madani en début d’année, des cadavres commencèrent à apparaître dans les canaux d’irrigation de la région.

    Certains étaient nus tandis que d’autres portaient des vêtements civils. Certains avaient les mains liées. Beaucoup avaient reçu une balle dans la tête. Les témoins ont dit aux investigateurs que les combattants des FAS avaient traversé la région en disant que certaines personnes étaient des collaborateurs.

    De l’autre côté du pays dans la région du Darfour dominée par les FSR, la famine et la soif tuent quotidiennement des civils non arabes déplacés dans l’une des pires crises humanitaires du monde.

    La guerre civile du Soudan, qui a entamé depuis longtemps sa deuxième année, continue péniblement. Chaque côté déclare que le conflit prendra fin uniquement avec la victoire totale d’un parti ou de l’autre. De ce fait, chaque côté a eu recours à des tactiques génocidaires pour réaliser cet objectif, selon les enquêteurs internationaux.

    Mona Rishmawi, co-auteure d’un rapport sur le Soudan pour le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, a décrit comme suit la situation en septembre 2025 :

    « Vous tuez, [vous ne fournissez] pas de nourriture, pas d’eau, vous ne permettez pas de production alimentaire. Vous ne permettez pas l’accès à la nourriture, aux marchés … et vous ne permettez pas l’accès à l’aide humanitaire. Ce que vous voulez, c’est tuer la population … L’effet de cela, c’est donc vraiment un crime contre l’humanité … l’extermination. »

    Bien que le rapport ne soit pas allé jusqu’à déclarer un génocide, Mohamed Chande Othman, président du Conseil, a déclaré que les FAS et les FSR avaient toutes les deux commis des atrocités. La liste inclut, entre autres, le mariage forcé des jeunes filles, les violations sexuelles des hommes et des jeunes garçons, et les descriptions des témoins selon lesquelles les sites de détention des FSR sont des abattoirs.

    La mort et la destruction sans limite qui ravagent le Soudan font rappeler les événements précédant l’indépendance au Soudan du Sud, ainsi que ceux du Darfour. Au cours des six premiers mois du conflit en cours, en 2023, les FSR et leurs alliés se sont systématiquement engagés à chasser les gens de l’ethnie masalit d’El-Geneina, capitale du Darfour-Occidental, selon Human Rights Watch.

    La conquête d’El Fasher, capitale du Darfour du Nord, par les FSR à la fin octobre 2025 est l’un des plus récents exemples de tactique génocidaire. Lorsque les FAS ont battu en retraite, les combattants des FSR ont tué un nombre de civils estimé à 7.000 qui se trouvaient toujours dans la ville. D’autres civils, dont beaucoup étaient des femmes et des enfants, ont été tués ou attaqués alors qu’ils s’enfuyaient.

    Les corps flottant dans les canaux d’irrigation de l’État d’Al Jazira suggèrent que les FAS emploient elles aussi des tactiques génocidaires, selon les analystes.

    Des images satellitaires prises en mai 2025 ont révélé des dizaines de cadavres lorsque les eaux des canaux ont baissé pendant la saison sèche. Beaucoup d’entre eux se trouvaient à Bika, à quelques mètres de distance du pont où le général Abdel Fattah al-Burhan, chef des FAS, avaient déclaré victoire lorsque ses soldats avaient chassé les FSR de Wad Madani.

    Des analyses médico-légales ont montré que les corps étaient ceux de personnes non arabes de la région du Darfour ou du Soudan du Sud, selon un reportage de CNN.

    « Tous ceux qui semblaient être des Noubas, qu’ils proviennent de l’Ouest ou du Sud du Soudan, étaient immédiatement abattus », a déclaré à CNN un officier des FAS sous le sceau de l’anonymat.

    Des vidéos de Telegram incluses dans le reportage montrent les soldats des FAS entourés d’au moins 50 cadavres de jeunes hommes apparemment sans arme, qui portaient tous des vêtements civils, la plupart d’entre eux pieds nus. Deux béquilles avaient été placées sur l’un des corps.

    Lorsque les FAS ont consolidé leur contrôle de l’État d’Al Jazira, elles ont tourné leur attention vers les Kanabi, ethnie non arabe issu des Darfouriens et des Sud-Soudanais qui vit dans des communautés de l’État. Entre octobre 2024 et mai 2025, les FAS et leurs milices alliées ont attaqué 39 communautés kanabi à Al Jazira et 18 dans l’État de Sannar.

    Des témoins ont dit à CNN que les combattants alliés aux FAS avaient incendié des maisons et abattu des civils dans les communautés kanabi ; ils avaient dit aux résidents kanabi qu’ils voulaient que toutes les personnes non arabes partent.

    Suliman Baldo, directeur du Sudan Transparency and Policy Tracker, a déclaré à CNN que de tels propos donnent en quelque sorte la permission de prendre pour cible les Kanabi et autres groupes non arabes.

    « Ils considèrent les gens du Sud, ou ceux qui ont des traits africains, comme des citoyens de seconde classe », a-t-il dit.

    Puisque les FAS et les FSR restent déterminées à n’obtenir rien d’autre qu’une victoire totale, leur recours aux tactiques génocidaires causeront aux deux belligérants des problèmes de légitimité lorsque le conflit prendra fin, selon Alberto Fernandez, vice-président du Middle East Media Research Institute.

    Il a écrit récemment : « Bien que les deux groupes rêvent toujours d’obtenir l’ultime victoire, ils semblent n’avoir nulle part où aller. »

    civil war Sudan
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