Malgré une baisse des incidents de piraterie dans le golfe de Guinée, les marins affrontent toujours des « risques importants », selon un avertissement du Bureau maritime international dans un rapport sur la piraterie et le vol à main armée contre les navires.
Le rapport concerne les six premiers mois de 2025 et indique que le détroit de Singapour est actuellement le point sensible mondial de la piraterie et du vol à main armée, avec 57 incidents, comparé à 15 pendant la même période de 2024. Ce détroit de 98 milles marins entre la mer de Chine méridionale et le détroit de Malacca est responsable pour plus de 60 % de tous les incidents rapportés mondialement, selon le bureau.
90 incidents de piraterie et de vol à main armée ont été signalés dans le monde au cours du premier semestre 2025, soit une augmentation de 50 % comparé à la même période de 2024, et le nombre le plus élevé d’incidents signalés pour ces périodes depuis 2020. Les pirates ont abordé 79 navires, y compris quatre détournements. Ils ont tenté six autres attaques et fait feu sur un vaisseau. En ce qui concerne les membres d’équipage, 40 ont été pris en otage, 16 ont été enlevés, 5 ont été menacés, 3 agressés et 3 blessés.
Le golfe de Guinée reste une zone exigeant des précautions extrêmes. 12 incidents et 87 % de tous les enlèvements y ont été signalés entre janvier et juin 2025. Le bureau déclare que la coopération robuste entre les autorités ouest-africaines et les marines internationales dans le golfe a été essentielle pour améliorer la sécurité maritime.
« Les incidents dans le golfe de Guinée continuent à rester à un niveau bas, et les autorités régionales sont félicitées pour leurs efforts et encouragées à les poursuivre, a dit le bureau. 12 incidents y ont été signalés, comparé à 10 et 14 pendant la même période au cours des deux dernières années. Bien que cette tendance soit souhaitable, la sécurité et le bien-être des équipages ne sont toujours pas garantis. »
Le bureau a dit que les mesures positives prises par les marines internationales dans le golfe d’Aden et au large des côtes Est et Sud de la Somalie, dans l’océan Indien, dans la mer d’Arabie et dans d’autres zones, notamment les tactiques anti-piraterie de préemption et de perturbation, ont réduit le nombre d’attaques.
