Close Menu
    Facebook X (Twitter) Instagram
    Facebook X (Twitter) Instagram LinkedIn
    Africa Defense Forum
    • page d’accueil
    • Actualités du Jour
    • Magazine
      • articles
      • Point de vue
      • Image du passé
      • Où suis-je ?
      • Défense et sécurité
      • Battement du cœur de l’Afrique
      • L’Afrique aujourd’hui
      • Perspective africaine
      • Outillage de la profession
      • Force future
      • Maintien de la paix
      • Se donner la main
    • Les menaces de la sécurité
    • Sur ADF
      • Pour Nous Contacter
      • Abonnement
    • Contribuer
    • Archives
    • Français
      • English
      • العربية
      • Português
    • Français
      • English
      • العربية
      • Português
    Africa Defense Forum
    Home»Actualités du Jour»Le Soudan est devenu un centre de production de la drogue synthétique captagon
    Actualités du Jour

    Le Soudan est devenu un centre de production de la drogue synthétique captagon

    Des usines de production ont été saisies dans les zones précédemment contrôlées par les FSR
    ADFBy ADF7 avril 2026Updated:7 avril 20265 Mins Read
    La production des comprimés de captagon (montrés ici) a augmenté au Soudan pendant la guerre civile. AFP/GETTY IMAGES
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest E-mail Reddit WhatsApp Copy Link

    Depuis l’éruption de la guerre civile au Soudan en avril 2023, la production des drogues synthétiques telles que le captagon, stimulant similaire à l’amphétamine et hautement addictif, a augmenté dramatiquement.

    Le Soudan était autrefois considéré comme un couloir de transit pour les drogues illicites. Son émergence en tant que lieu de fabrication du captagon a coïncidé avec la chute du régime de Bachar el-Assad en Syrie, où environ 80 % de la production mondiale de cette drogue était située auparavant.

    Un rapport du New Lines Institute indique que les fabricants soudanais de captagon ont accru leur capacité de production. En juin 2023, l’Administration générale soudanaise pour le contrôle des drogues a saisi un site de fabrication dans la région du Nil Bleu, capable de produire environ 7.200 comprimés par heure. En février 2025, les autorités soudanaises ont démantelé une usine de production dans un faubourg du Nord de Khartoum qui pouvait produire 100.000 comprimés par heure. L’équipement de ce laboratoire était semblable à ceux découverts au cours des descentes sur les usines syriennes de captagon.

    Les Forces armées soudanaises (FAS) ont découvert l’an dernier plusieurs usines de captagon après avoir reconquis Khartoum des mains des Forces de soutien rapide (FSR), leur rivale paramilitaire.

    « Pour les acteurs armés, en particulier les FSR qui contrôlaient précédemment des régions où des laboratoires majeurs ont été découverts, la fabrication des drogues synthétiques représente une extension logique de leur portefeuille existant de revenus illicites qui inclut la contrebande de l’or, le commerce transfrontalier et la taxation aux points de contrôle », selon le Sudan Transparency and Policy Tracker (STPT).

    Les consommateurs de captagon peuvent avoir des hallucinations et des problèmes d’agression et d’addiction. On dit qu’il est populaire dans les zones de guerre et il a été qualifié de « courage chimique » pour donner aux combattants le focus, l’énergie et la persévérance. La plupart des toxicomanes soudanais sont des jeunes ; une forte consommation a aussi été signalée parmi les combattants des FSR et des FAS, selon le STPT. La drogue est fabriquée avec la fénétylline, stimulant synthétique de type amphétamine qui est illégal dans beaucoup de pays. Le captagon et les autres drogues synthétiques produites au Soudan sont en général fabriqués dans les zones disputées dépourvues d’une autorité unifiée, ce qui permet aux groupes armés de mener des activités illicites.

    Les analystes Caroline Rose et Rafaella Lipschitz écrivent pour le New Lines Institute : « La production et le trafic des drogues synthétiques offrent une opportunité attrayante pour ces groupes, étant donné le processus de production relativement simple qui nécessite peu d’expertise scientifique, des produits chimiques d’apport peu coûteux et facilement accessibles, un processus de fabrication à bas profil qui aide à contourner les interdictions et un rendement élevé de fabrication des comprimés. La guerre a sapé les ressources des milices non étatiques et des groupes paramilitaires parrainés par les états, ce qui les incite à chercher de nouveaux moyens de produire des revenus. »

    Le captagon et les autres drogues illicites, notamment le cannabis, la méthamphétamine en cristaux et l’héroïne, sont importés et exportés du Soudan par le biais de la mer Rouge et à travers les frontières poreuses de la Libye, de la République centrafricaine et du Tchad. La production des drogues synthétiques nécessite typiquement un terrain limité, une main d’œuvre minime et des installations relativement petites, ce qui permet aux groupes armés de produire rapidement de grandes quantités.

    Le chercheur Tsega’ab Amare écrit pour l’Ethiopian Horn Review : La production des drogues synthétiques est « basée sur les précurseurs chimiques, les presses à comprimé, les laboratoires et la protection des groupes armés. Dans un environnement où l’autorité centrale de l’État est faible ou non existante, ces conditions peuvent être satisfaites très rapidement. La guerre civile du Soudan a créé les conditions idéales pour une frontière narcotique axée sur les laboratoires. »

    À cause de la guerre traumatisante et des expériences de migration, de la séparation familiale et d’autres facteurs, on signale que la toxicomanie est fréquente dans les camps de déplacement du Soudan. Rafeeda Abubakr, son époux et son fils Muaz sont récemment rentrés chez eux après avoir vécu dans un camp pour déplacés dans l’État du Nil Blanc. Dans le camp, Muaz avait noué des liens d’amitié avec un groupe de jeunes hommes et était devenu dépendant de « ice », une variante de la méthamphétamine.

    Muaz était jadis un étudiant enjoué spécialisé dans le génie civil à l’université du Soudan. Sa toxicomanie l’a rendu de mauvaise humeur et l’a poussé à l’isolement. Dans l’ensemble du Soudan, l’accès aux soins médicaux a été fortement limité par les attaques contre les hôpitaux et les centres médicaux. À Khartoum, Mme Abubakr a trouvé l’hôpital Al-Tijani Al-Mahi pour les maladies psychiatriques et neurologiques. L’hôpital devait être démoli en 2024 à cause des dommages subis pendant la guerre mais il a été reconstruit par des bénévoles.

    Elle déclare à Al Jazeera : « Nous avions entendu dire que l’hôpital avait rouvert ses portes et avait lancé une initiative pour les patients victimes de la guerre, les gens souffrant de traumatisme et d’addiction. Depuis novembre, nous y allons toutes les deux semaines. Le traitement est gratuit et je sens que mon fils s’améliore un peu. Cela m’a apporté un certain soulagement. »

    Bien que les efforts de lutte contre les stupéfiants aient été perturbés par la guerre, le Soudan a enregistré en janvier l’une de ses plus grosses descentes anti-drogue lors d’opérations contre la contrebande qui ont permis de saisir près de 500 kg de narcotiques après une poursuite en mer Rouge. La saisie a inclus 384 kg de méthamphétamine en cristaux, 27 kg d’héroïne, 42 sacs de narcotique liquide et 15 sacs de khat, stimulant dérivé d’un arbuste à fleurs et à feuilles persistantes cultivé en Afrique de l’Est et en Arabie.

    civil war Sahel Sudan trafic des stupéfiants
    Share. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr E-mail Reddit WhatsApp
    Previous ArticleLes survivants de la guerre de Russie doivent payer des coûts cachés
    Next Article L’AES cherche à renforcer ses efforts CT avec la création de la Force unifiée

    Related Posts

    L’AES cherche à renforcer ses efforts CT avec la création de la Force unifiée

    7 avril 2026

    Les survivants de la guerre de Russie doivent payer des coûts cachés

    7 avril 2026

    La technologie de surveillance « invasive » porte atteinte aux libertés des Africains

    7 avril 2026
    Laisser une réponse Cancel Reply

    V18N4
    Africa Defense Forum
    Facebook X (Twitter) Instagram Pinterest LinkedIn
    • English (Anglais)
    • Français
    • العربية (Arabe)
    • Português (Portugais)
    © 2026 Africa Defense Forum. All Rights Reserved.

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.

    Privacy Policy