Des responsables représentant l’école de la défense nationale du Kenya (National Defense College Kenya, NDCK) se sont rendus récemment à l’école de guerre de l’Armée de terre des États-Unis (United States Army War College, USAWC) située à Carlisle, Pennsylvanie, pour renforcer l’éducation militaire professionnelle de niveau stratégique et la collaboration en matière de formation militaire et développement du leadership.
Les officiels de l’école de guerre ont échangé des idées sur l’éducation conjointe et inter-agences, les relations civilo-militaires et l’intégration de l’éthique dans le développement du leadership. Les responsables des deux écoles ont aussi discuté des opportunités de collaboration plus approfondie, notamment les échanges d’enseignants, les initiatives de recherche conjointes et le dialogue continu sur les innovations en éducation militaire.
« L’exposition aux meilleures pratiques mondiales assure que NDC puisse relever les défis émergents de sécurité », a déclaré le colonel Henry Mwenemeru qui a conduit la visite au nom du général Juma Mwinyikai, commandant du NDCK, selon un reportage du site web d’actualité Kenyans.co.ke.
La visite du 3 février par le NDCK s’inscrit dans le cadre des efforts bilatéraux de coopération entre les deux pays.

Le 5 février, le général Charles Kahariri, chef d’état-major des Forces de défense du Kenya (KDF), a accueilli le lieutenant-général John Brennan, commandant adjoint de l’état-major unifié des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM), à Nairobi pour discuter des moyens d’améliorer la disponibilité opérationnelle du Kenya et la réponse conjointe aux menaces émergentes de sécurité. Ils ont aussi examiné le développement des capacités, le renforcement des systèmes de défense dans la région et les opportunités d’entraînement.
« Pendant la visite, les deux chefs ont tenu des discussions étendues, focalisées sur le renforcement des relations bilatérales de défense, la riposte conjointe aux menaces de sécurité émergentes et évolutives, le développement des capacités et la disponibilité opérationnelle », ont déclaré les KDF.
Le général Kahariri a dit dans la déclaration qu’une collaboration continue entre les deux forces armées est cruciale pour relever les défis de sécurité qui affectent le Kenya, la Corne de l’Afrique et le reste du continent. Il a aussi mis en lumière les programmes de modernisation en cours pour la défense du Kenya et souligné l’importance des partenariats internationaux sur la riposte aux menaces de sécurité en évolution.
En août 2025, le général Kahariri et le général Michael Langley, à l’époque commandant de l’AFRICOM, ont émis une déclaration conjointe demandant aux pays africains de coordonner leurs efforts pour renforcer les partenariats de sécurité.

« Nous pouvons revivifier le multilatéralisme, en œuvrant pour surmonter la méfiance croissante parmi les états membres, les tensions géopolitiques et le risque d’indécision du groupe, selon la déclaration. Aucun pays ne peut affronter à lui seul le terrorisme, la prévention des pandémies et la gestion des crises humanitaires. Ces menaces communes exigent des réponses communes. »
Les forces armées du Kenya, l’AFRICOM et les pays partenaires ont pour but de faire avancer la paix, la stabilité et la sécurité sur le continent en promouvant la coopération régionale et en collaborant avec la société civile, le secteur privé, les universités et les chefs de la communauté.
La déclaration conjointe a aussi décrit d’autres priorités :
- Tirer parti de l’innovation : Exploiter la technologie pour contrecarrer les nouvelles tactiques des groupes terroristes et les cyberattaques et autres tactiques perturbatrices des acteurs malveillants émergents.
- Renforcer les institutions de défense : Entraîner les forces, améliorer les opérations multi-agences et renforcer les relations civilo-militaires.
- Promouvoir le leadership africain :Sécuriser le continent en faisant avancer des approches pan-sociétales menées par l’Afrique avec un soutien ciblé des partenaires.
