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    Pleines De Danger

    Les armureries peuvent présenter des menaces catastrophiques pour les civils si les autorités ne maintiennent pas les mesures de sûreté et de sécurité
    ADFBy ADFfévrier 5, 2026Updated:février 23, 20268 Mins Read
    Une résidente de Brazzaville (République du Congo) est bouleversé au milieu des ruines, le jour suivant l’explosion d’un dépôt d’armes en 2012 qui a détruit le district urbain de Mpila. AFP/GETTY IMAGES
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    Peu avant le crépuscule du 27 janvier 2002 à Lagos (Nigeria), un incendie s’est déclaré dans un marché urbain près des districts d’Isolo et d’Onigbongo, au Nord du centre-ville.

    Le feu s’est bientôt étendu et s’est propagé à la caserne militaire d’Ikeja, la plus grande de la ville. La chaleur et les flammes ont enflammé les munitions de l’armurerie dans ces installations. Lorsque les balles ont éclaté, certains ont craint qu’un autre coup d’État militaire ne soit en cours.

    Ensuite, les explosions ont commencé. Les bombes et les obus d’artillerie ont détoné en lançant des projectiles vers des milliers de foyers, et en faisant déferler involontairement le feu, les éclats, la destruction et la mort sur des milliers de civils terrifiés. 

    Des déflagrations tonitruantes ont secoué le sol jusqu’à peut-être 32 km de distance. Les vitres ont volé en éclats à 16 km d’Ikeja. Mais la panique est la force la plus destructrice qui fut exercée cette journée. Alors que des dizaines de milliers essayaient de s’enfuir, des centaines ont été coincés au bord des canaux d’Oke Afa et de Pako. Beaucoup ont sauté dans l’eau, tandis que des centaines d’autres y ont été poussés par la foule qui s’accumulait.

    Les explosions se sont arrêtées après minuit. À l’aube, les pêcheurs et les sauveteurs ont sondé les canaux pour récupérer les cadavres, les faire remonter avec des perches et les tirer sur les rives. Kazeem Kasali, chef d’une équipe des pêcheurs secouristes, a déclaré au Guardian qu’il avait personnellement récupéré 84 corps. Son équipe a tiré de l’eau plus de 300.

    Le jour suivant la catastrophe, Shola Odun, un imprimeur, a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) : « Je suis à la recherche de mes enfants. Je suis ici depuis ce matin. Ils ont d’abord retiré les corps du canal. Ils sont en train de les évacuer. Je cherche mes enfants, les membres de ma famille. Il y a plus de 580 cadavres. Un homme a perdu six de ses enfants ici. Il a trouvé les corps. Il est en train de mourir. »

    Fréquent et évitable

    Alors que le soleil se levait et les dernières flammes s’éteignaient, plus de 1.000 personnes, y compris de nombreux enfants, ont péri dans ce qui reste la plus meurtrière catastrophe d’armurerie jamais recensée. Des milliers d’autres ont été blessés et plus de 12.000 ont été déplacés, selon la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. 

    Les résidents de Lagos ont immédiatement dénoncé ce qu’ils considéraient comme une négligence de la part des forces armées. Le général de brigade George Emdin, qui commandait à l’époque la garnison d’Ikeja, a présenté des excuses à la télévision la nuit du désastre.

    Selon un reportage de la BBC, il a dit : « Au nom des forces armées, nous sommes désolés. C’est une vieille armurerie avec des bombes de gros calibre … certains efforts avaient été déployés récemment pour essayer d’améliorer les installations du dépôt. Mais cet accident s’est produit avant que les hautes autorités ne puissent faire ce qui était nécessaire. »

    L’incident de Lagos n’était ni le premier ni le dernier de ce type en Afrique ou dans le monde. Selon le Small Arms Survey, « les explosions non prévues aux sites de munitions » ont tué ou blessé 31.489 personnes dans le monde entre janvier 1979 et décembre 2024. Parmi les 674 explosions qui ont eu lieu pendant cette période, 6 des 10 premières enregistrant le plus grand nombre de victimes se sont produites en Afrique, y compris les deux incidents les plus meurtriers. L’incident de Lagos a fait de 2002 l’année la plus dangereuse de cette période. Le deuxième incident avec le plus grand nombre de victimes s’est produit 10 ans plus tard lorsque des explosions ont secoué un dépôt de Brazzaville (République du Congo).

    Cette conflagration du 4 mars 2012 a tué environ 300 personnes dans le quartier résidentiel de Mpila et blessé plus de 2.300. 17.000 ont perdu leur foyer, selon l’AFP. Les autorités ont inculpé 32 soldats dans l’incident. 6 ont été condamnés et 26 acquittés. Un caporal a été condamné à 15 ans de travaux forcés pour avoir mis le feu au dépôt délibérément.

    Le plus récent incident de ce type a eu lieu le 17 juin 2024 lorsqu’une armurerie dans les faubourgs de N’Djaména (Tchad) a explosé, en faisant 9 morts et 46 blessés.

    Les erreurs de manutention et les pratiques de travail inappropriées ont provoqué un incident sur cinq, selon le Small Arms Survey. Parmi les autres causes importantes, on compte : la non-prise en compte des influences externes ou écologiques, le mauvais stockage, la détérioration des armements, la mauvaise sécurité. 

    Les experts déclarent que des procédures de sûreté et de sécurité bien établies sont cruciales dans les dépôts d’armes. Les autorités militaires doivent tenir compte de leur proximité aux villes et aux centres de population. De même, les dépôts doivent être correctement construits, fortifiés et sécurisés à l’intérieur et à l’extérieur pour empêcher le vol, les intrusions et les incendies.

    Des agents de santé transportent le corps d’une personne tuée dans la catastrophe du dépôt de munitions de Brazzaville. The ASSOCIATED PRESS

    LA SÉCURISATION DES ARMURERIES

    Le contrôle des stocks est une tâche importante de la gestion des armes et des munitions. Il peut réduire la quantité d’armements illicites entre les mains des terroristes et empêcher les explosions imprévues. Toutefois, c’est aussi la catégorie qui crée les défis les plus persistants parmi les 12 pays africains ayant participé à une enquête pour le rapport de 2024 de l’Institut des Nations unies pour la recherche sur le désarmement (UNIDIR).

    Le rapport de l’UNIDIR déclare que le Bénin, la Côte d’Ivoire et la Somalie ont fait des progrès dans la gestion de leurs stocks. En 2022, le Bénin a renforcé l’infrastructure physique pour le stockage des armes et des munitions. La Côte d’Ivoire a organisé un atelier en 2023 pour valider la formation sur ce sujet dans les écoles de formation militaire.

    En 2023, la Somalie a vérifié son infrastructure, évalué les besoins et considéré des mesures de sécurité et de prise de responsabilité. Elle a complété la construction d’un site de stockage de munitions à Jazeera en février 2023. En date d’avril 2024, selon le rapport de l’UNIDIR, la Somalie avait vérifié et évalué 228 installations de stockage. Elle avait aussi classé et planifié le stockage en fonction de l’intérêt des terroristes pour les armes, processus particulièrement important alors que les forces de sécurité combattent les Chebabs.

    Une série de mesures relativement simples peuvent aider les forces armées à sécuriser leurs dépôts d’armes contre les menaces environnementales et humaines. L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a établi une liste de caractéristiques qui rendront les dépôts d’armes et de munitions accessibles aux soldats tout en assurant la sécurité des civils à proximité.

    Les bâtiments doivent être renforcés et sécurisés de façon appropriée pour permettre uniquement les accès autorisés. Les portes de chambre forte ou en bois massif recouvertes de plaques d’acier doivent inclure des jambages et des cadres et être bien ancrées. Les verrous et les cadenas sont essentiels. Les fenêtres et autres ouvertures doivent être minimisées, et toujours fermées et verrouillées. Toutes les ouvertures doivent être dotées de dispositifs de détection des intrusions. 

    L’éclairage d’extérieur doit être suffisant pour dissuader et aider à déceler les accès non autorisés dans le site et autour de ce dernier. Des gardes doivent patrouiller le périmètre à intervalles réguliers et conduire des contrôles aléatoires. Ils peuvent utiliser des chiens dressés pour les aider. Les contrôles doivent être faits de jour et de nuit.

    Les clôtures sont essentielles. Elles doivent entourer complètement le périmètre et avoir des zones dégagées de chaque côté. Le nombre de portails doit être minimisé. Les clés doivent être remises uniquement à ceux qui nécessitent un accès pour conduire des tâches officielles, et elles doivent toutes être enregistrées et périodiquement inventoriées. Les limitations d’accès peuvent réduire les pertes dues au vol ou à la corruption, par exemple lorsque les soldats vendent des armes aux acteurs malveillants.

    Les responsables doivent aussi gérer avec soin le stockage des armes et des munitions pour empêcher les explosions imprévues. Les consignes de l’OSCE recommandent de stocker les armes et les munitions dans des bâtiments séparés. Si cela n’est pas possible, elles doivent être placées dans des salles ou des conteneurs séparés, ou elles doivent être séparées par des barrières, par exemple des sacs de sable. Les munitions stockées peuvent inclure des munitions de fusil ou pistolet, des grenades, des obus, des détonateurs et autres projectiles de haute capacité. Les munitions de chaque type doivent être stockées ensemble. Les détonateurs doivent être séparés de tout autre type de munition.

    L’artillerie et les munitions peuvent être sensibles à la chaleur et aux changement de température. Les dépôts de stockage doivent être des structures permanentes résistant au feu, dotées d’une ventilation adéquate pour garder la température à moins de 40 degrés C. Lorsque les munitions deviennent obsolètes ou non désirées, l’ONU recommande de les éliminer par destruction.

    « La gestion efficace des stocks assure un état de préparation opérationnelle pour les forces de sécurité nationales, empêche le vol ou le détournement des armes et des munitions qui appartiennent à l’État, et permet d’identifier en temps opportun et d’éliminer le matériel obsolète ou de surplus », selon le rapport de l’UNIDIR.  

    Côte d’Ivoire Somalie Tchad
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