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    La sécurité mise à l’épreuve par la croissance des villes

    Les Zones Urbaines D’afrique Ont Des Difficultés Pour Accommoder L’explosion De Population La Plus Forte Du Monde
    ADFBy ADFfévrier 4, 2026Updated:février 23, 202613 Mins Read
    The Yopougon district of Abidjan, Côte d’Ivoire is one of Africa’s many fast-growing urban areas. AFP/GETTY IMAGES
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    Alors que la population africaine continue à croître, les villes pourraient être sujettes à une insécurité sans précédent, de l’intérieur et de l’extérieur, selon une étude de 2025 par le Centre d’études stratégiques de l’Afrique (CESA).

    L’Afrique enregistre la croissance la plus rapide du monde. Les chercheurs déclarent qu’en 2050 le continent aura 1 milliard de personnes de plus, pour un total de 2,5 milliards. « 80 % de cette croissance se produira dans les villes », selon le rapport du CESA intitulé « L’urbanisation sans précédent de l’Afrique modifie le paysage sécuritaire ». Près de la moitié des Africains, soit plus de 700 millions de personnes, vivent déjà dans des zones urbaines.

    On anticipe que le continent ajoutera 900 millions de nouveaux résidents urbains au cours des 25 prochaines années, ce qui est plus que la population urbaine combinée de l’Europe et des États-Unis, écrit le chercheur Kurtis Lockhart pour le magazine Asterisk en juillet 2025. « L’échelle et la vitesse de cette croissance sont historiquement sans précédent. C’est une vague qui déferle sur un continent qui n’a pas actuellement la capacité de l’absorber. »

    « Les deux tiers des espaces urbains que l’on estime que l’Afrique aura en 2050 n’ont pas encore été bâtis, ajoute-t-il. Des quartiers entiers, des villes complètes et même des zones métropolitaines majeures et des méga-régions qui n’existent pas en ce moment devront bientôt exister. »

    Les experts déclarent que le défi consistera à construire l’infrastructure pour accommoder la croissance, et à fournir les services de sécurité tels que la police pour combattre le crime. Si ces efforts échouent, la porte sera ouverte pour l’exploitation par les terroristes. Certains des centres urbains africains les plus vastes et les plus dynamiques ont aujourd’hui des problèmes graves de sécurité, allant du vol à la tire ou à main armée jusqu’au crime organisé.

    CROISSANCE INCONTRÔLÉE, VILLES FRAGILES

    L’Union africaine étudie depuis des années la criminalité urbaine. Bien que l’urbanisation ait conduit à l’accroissement de la pauvreté et de l’inégalité, elle déclare que les modèles varient considérablement. Toutefois, selon l’UA, il existe des dénominateurs communs. Les gens qui vivent dans des zones urbaines denses ont tendance à gagner leur vie hors de l’économie formelle. Le secteur informel, avec des revenus dissimulés non sujets aux impôts ou à des prestations étendues, représente 85 % des emplois dans certaines zones.

    L’UA déclare aussi que les institutions fragilisées conduisent à une police urbaine et une planification mauvaises, « ce qui a conduit au dysfonctionnement des logements et des marchés fonciers ; à son tour, cela provoque la croissance des habitations informelles. »

    Le Forum économique mondial dit que les villes africaines ne sont pas prêtes à la prochaine explosion de population.

    « Bien que les villes d’Afrique représentent des moteurs de croissance économique, peu d’entre elles peuvent accommoder l’évolution démographique rapide : la majorité des citadins ont moins de 35 ans et les villes ne sont pas préparées à un afflux rapide de jeunes migrants », selon le forum.

    Des jeunes jouent à des jeux vidéo dans Yopougon, faubourg d’Abidjan (Côte d’Ivoire). C’est le faubourg le plus peuplé des dix communes urbaines de la ville. AFP/GETTY IMAGES

    LES PROBLÈMES EXTERNES

    Des facteurs externes dans les zones urbaines congestionnées peuvent aussi influencer la sécurité. Au Soudan, la guerre civile en cours ajoute une nouvelle dimension à la congestion et la pauvreté des zones urbaines.

    « Le Soudan peut être un précurseur de ce modèle émergeant, indique le CESA. Le Soudan est l’épicentre de la violence armée organisée qui impacte les centres urbains en Afrique, avec 38 % de tous les décès sur le continent. »

    Les insurrections de militants au Burkina Faso, au Mali et au Niger ont provoqué 1.165 décès dans les zones urbaines en 2024, selon des études. Alors que les terroristes intensifient leurs attaques dans ces trois pays, il est probable que davantage de résidents urbains seront tués ou blessés lorsque la terreur avancera vers le Sud et vers l’Ouest en direction des zones plus peuplées.

    La Somalie souffre aussi à cause des influences externes. « Les 644 décès urbains liés à la violence organisée en Somalie représentent 12 % du total des décès dans ce pays déchiré par le conflit, écrit le CESA. Ces incidents, dont la plupart se produisent à Mogadiscio, Baidoa et Kismaayo, reflètent l’emploi par les Chebabs de certaines formes de violence télécommandée dans les zones urbaines, notamment les drones, les EEI [engins explosifs improvisés] et les bombardements, alors même que le groupe est aussi engagé dans des combats contre l’armée et les milices d’état dans les bastions ruraux. »

    MESURES À PRENDRE

    En 2013, l’UA a défini un ensemble d’objectifs sur une période de 50 ans pour améliorer la vie des civils sur le continent. Ces objectifs, appelés Agenda 2063, incluent l’établissement de « villes soutenables, résilientes et inclusives ».

    La chercheuse Ekeminiabasi Eyita-Okon déclare dans un rapport de 2022 : « Cette vision peut être réalisée uniquement si les politiques régionales et nationales de tous les états membres de l’UA s’alignent vers ce but. Tout en notant l’importance de son adoption par les états membres, d’autres défis émergent, notamment les problèmes de coordination, la violence structurelle, les programmes concurrents de développement externe pour l’Afrique et les défis de mise en œuvre des politiques. »

    Elle remarque que les objectifs offrent au continent l’opportunité de réévaluer son approche au développement, d’encourager la coopération et la conformité du développement et de classer en priorité politique les questions de sécurité urbaines.

    Dans leur étude pour la Brenthurst Foundation intitulée « Dilemmes stratégiques : le recâblage de l’Afrique pour un avenir urbain concentré », les chercheurs Greg Mills, Jeffrey Herbst et Dickie Davis disent que la résolution des problèmes de sécurité urbaine « ne peut tout simplement pas être laissée aux forces de sécurité ». Une approche exhaustive exige une attention pangouvernementale.

    « Elle doit être soutenue par un récit commun qui explique succinctement pourquoi la situation actuelle existe, ce qui doit être fait pour la démêler, et comment ces actions vont-elles être réalisées », écrivent-ils, en ajoutant que « de vastes doses de leadership pratique local axé sur les détails de la mise en œuvre » seront requises.

    L’urbanisation rapide d’un grand nombre de pays africains nécessitera une réévaluation des stratégies pour assurer la sécurité des citadins, déclare le CESA. Les forces de police, qui constituent près de la moitié des agents de sécurité en uniforme sur le continent, nécessiteront une formation améliorée. Les autorités devront repenser la taille des forces, leur déploiement et leurs responsabilités principales au sein des centres de population.

    Bien que les forces militaires et les gardiens de la paix des Nations unies et d’autres organisations puissent aider à assurer la sécurité dans les zones urbaines, ce ne sont que des solutions provisoires. La protection des citoyens et la préservation de la paix dans les communautés civiles relèvent en fin de compte de la responsabilité de la police locale et régionale. Les forces de police ont des liens locaux, souvent des liens permanents. Les agents sont des enquêteurs, des agents de la paix et des collecteurs de preuve.

    Lorsqu’elles sont les plus efficaces, les forces de police font partie intégrante des quartiers où elles sont affectées, une pratique qui s’appelle la police de proximité. C’est une philosophie et une stratégie dans lesquelles la police et les membres de la communauté œuvrent ensemble pour empêcher les crimes et résoudre les problèmes en traitant leurs causes, ce qui conduit à des quartiers plus sûrs. C’est un outil critique pour répondre aux problèmes de centre-ville dans le monde entier.

    Les chercheurs de la London School of Economics and Political Science écrivent dans un rapport de 2025 sur la police de proximité en Éthiopie que les forces de police de proximité ne gagnent pas automatiquement l’autorité et la légitimité. Ils disent que la police de proximité est un moyen de bâtir la confiance et de rendre la police plus efficace et mieux alignée sur les besoins de la communauté.

    « L’augmentation de la participation communautaire aide à réduire la politisation de la police, selon le rapport des chercheurs. Elle le fait en faisant face aux échecs des modèles de police traditionnels tout en mettant aussi l’accent sur la valeur des partenariats avec les communautés pour réduire la criminalité et améliorer la sécurité publique. » Ils concluent qu’il est crucial qu’elle soit un élément authentique de la communauté pour « communiquer le renseignement, réduire les tensions et améliorer la prise de responsabilité de la police ».

    Le Kenya possède un modèle de police de proximité appelé « Nyumba Kumi », qui signifie « dix foyers » en langue swahilie. Dans ce système, les foyers œuvrent ensemble pour observer et signaler les actes suspects à la police. L’un des chefs du groupe a exploité le système pour bâtir la confiance et améliorer la sécurité en établissant une ligne directe, pour que le public puisse se communiquer avec son bureau, selon l’organisme mondial de paix et de sécurité Saferworld basé à Londres. Il a aussi établi des lignes directes avec les unités de réponse rapide de la police. En cas d’attaque, les autorités organisent un forum public appelé « barasa » pour identifier les questions sous-jacentes avant de répondre en utilisant la force.

    Le système a remplacé « une approche de force par une qui est basée sur la confiance et la prise de responsabilité pour bâtir des relations avec les communautés locales afin d’obtenir des renseignements », selon le rapport de Saferworld.

    Dans une résolution de 2014, le Conseil de sécurité des Nations unies a noté que les institutions de police orientées vers les communautés et dotées de policiers bien formés sont importantes pour « contrer l’extrémisme violent, y compris en développant la confiance et le dialogue entre les autorités de l’État et les communautés ».

    Bien que la police de proximité soit souvent décrite comme une approche douce à la sécurité, elle a été utilisée avec succès dans le monde entier pour réduire la peur des menaces de sécurité, prévenir les crimes et améliorer la sûreté du public, selon le Woodrow Wilson International Center for Scholars. Ce type de pratique peut en général être divisé en cinq éléments : résolution des problèmes, partenariat, livraison des services, responsabilisation et prise de responsabilité. Le centre déclare que la police de proximité peut être particulièrement utile pour identifier les comportements suspects, y compris la radicalisation et l’extrémisme, et pour en informer rapidement les policiers.

    L’étude du CESA montre que certains plans d’amélioration de la sécurité urbaine sont déjà en place ou sont en cours d’organisation. Certaines villes investissent dans la collecte des données, en mesurant comment améliorer la gouvernance et la prise de décision. La Communauté de développement d’Afrique australe œuvre avec Good Governance Africa, projet visant à développer des indicateurs pour les villes africaines, dans le but de mieux informer les décideurs sur les domaines prioritaires pour y apporter des améliorations.

    Dans les  pays africains, divers niveaux de gouvernement développent des programmes de formation professionnelle qui servent de modèles pour les responsables politiques urbains. Au Nigeria, l’initiative EdoJobs lancée par le gouvernement de l’État d’Edo offre une formation technique et des services de placement professionnel pour combattre le chômage parmi les jeunes. Au Kenya, le Projet des opportunités d’emploi pour les jeunes Kényans, soutenu par le gouvernement national, fournit une formation et des subsides d’affaires aux jeunes. Le projet du Kenya a atteint plus de 358.000 personnes et 77 % d’entre eux ont trouvé un emploi.

    Dans la commune Abobo d’Abidjan (Côte d’Ivoire), les comités de vigilance locaux ont créé des partenariats avec la police pour faire face à la hausse des crimes urbains. Ces comités agissent comme intermédiaires entre les résidents et la police, en développant la communication et la confiance. Cette approche a contribué à l’amélioration des relations entre la communauté et la police et à l’efficacité des stratégies de prévention du crime.

    Un point crucial pour gérer les défis de la sécurité au sein de l’évolution démographique urbaine d’Afrique consistera à éviter de traiter des quartiers entiers ou des populations entières comme des menaces de sécurité, conclut le CESA. D’un point de vue historique, de telles approches, par exemple l’interdiction de circuler dans certains secteurs de la ville, les évictions forcées ou la répression policière, n’ont fait qu’approfondir le manque de confiance et ont fait des pratiques de main lourde de la police l’une des formes les plus préjudiciables d’insécurité dans les villes sujettes à une croissance rapide.

    « Au lieu de ça, les autorités locales doivent s’efforcer de bien comprendre ces communautés, de reconnaître leur rôle dans la résilience et la vitalité urbaines, et de mieux les intégrer dans les systèmes économiques et sociaux de la ville. »  


    L’UNION AFRICAINE ÉTABLIT DES OBJECTIFS SUR 50 ANS

    PERSONNEL D’ADF

    L’Union africaine connaît depuis longtemps les défis que les zones urbaines affronteront. En 2013, l’UA a introduit l’Agenda 2063, un plan sur 50 ans pour la croissance et les progrès sur le continent. Ce plan exhaustif consiste à traiter « des transformations structurelles en cours » selon l’UA, y compris la croissance économique et le progrès social.

    L’Agenda 2063 énumère sept objectifs :

    Un niveau de vie élevé, une bonne qualité de vie et le bien-être pour tous. Le plan soutient la création des emplois, la fin des inégalités de revenu et d’opportunité, avec un soutien particulier apporté aux jeunes. L’UA déclare que le continent doit faire face à une croissance de la population et une urbanisation rapides, et améliorer le logement et l’accès aux services de base tels que l’eau, les systèmes sanitaires et l’électricité, tout en fournissant une sécurité et une protection sociales.

    Des citoyens bien éduqués et les « révolutions d’aptitude » soutenues par la science, la technologie et l’innovation.

    Des citoyens en bon état de santé, en étendant l’accès aux soins de santé, en particulier pour les femmes et les jeunes filles.

    Des économies et des emplois transformés. L’UA déclare que le continent doit utiliser correctement ses ressources naturelles et améliorer les manufactures et l’industrialisation tout en « augmentant la productivité et la compétitivité ».

    Une agriculture moderne pour améliorer la productivité et la production. L’UA a dit que le continent doit être capable de nourrir sa population et devenir un exportateur net de denrées alimentaires.

    Une économie des océans pour accélérer la croissance économique, en débloquant le vaste potentiel des ressources maritimes de l’Afrique.

    Des politiques écologiquement durables et des économies résilientes. Les communautés doivent mettre en œuvre des mesures visant à gérer de façon durable « la riche biodiversité, les forêts, les terres et les eaux » du continent.

    CDAA relations communautaires Somalie Sudan Union africaine
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