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    Home»Actualités du Jour»La dispute portuaire entre l’Érythrée et l’Éthiopie s’enflamme
    Actualités du Jour

    La dispute portuaire entre l’Érythrée et l’Éthiopie s’enflamme

    La saisie des munitions ravive les menaces et les inquiétudes de guerre sur l’accès à la mer Rouge
    ADFBy ADFfévrier 3, 2026Updated:février 3, 20264 Mins Read
    Un soldat des Forces de défense nationale éthiopiennes à Kombolcha, pendant la guerre civile du pays en 2021. AFP/GETTY IMAGES
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    Des allégations de contrebande d’armes ont déclenché une nouvelle guerre des mots entre l’Érythrée et l’Éthiopie. Le différend qui couve depuis longtemps menace d’impliquer les puissances régionales et de plonger à nouveau la Corne de l’Afrique dans le conflit.

    Le 14 janvier, la police fédérale éthiopienne a déclaré qu’elle avait intercepté un camion à Weldiya transportant 57.000 munitions. Les responsables éthiopiens allèguent que ces munitions provenaient de l’Érythrée et étaient envoyées à Fano, une milice de l’ethnie Amhara faisant la guerre contre le gouvernement éthiopien.

    La police éthiopienne a déclaré que l’Érythrée avait été prise « en flagrant délit » pour essayer d’armer les rebelles et de déstabiliser le pays.

    Le ministère de l’Information d’Érythrée a répondu avec colère que ces allégations étaient émises « sous un faux pavillon » et servaient de prétexte pour envahir l’Érythrée et regagner un accès à la mer Rouge. Le président de l’Érythrée Isaias Afwerki a ajouté que son pays ne souhaitait pas la guerre mais que « nous savons comment défendre notre nation ».

    Les tensions entre les deux pays se sont intensifiées au cours des derniers mois, lorsque l’Éthiopie a dit clairement qu’elle souhaitait capturer le port d’Assab dans l’Est de l’Érythrée. Le port était une composante cruciale de l’économie de l’Éthiopie jusqu’en 1991 lorsque l’Érythrée a obtenu son indépendance et l’Éthiopie a perdu son littoral. Assab est un port en eau profonde avec sept postes d’accostage mais il est peu utilisé aujourd’hui. Alors que le port est situé à seulement 75 km de distance de la frontière éthiopienne, l’Éthiopie achemine 90 % de son trafic portuaire par le biais de Djibouti.

    Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi (à droite) accueille le président érythréen Isaias Afwerki au Caire.
    BUREAU DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE ARABE D’ÉGYPTE

    Les médias d’état et les politiciens éthiopiens ont attisé les flammes de la colère du public, en disant que le retour du port serait légitime. Le major-général Teshome Gemechu, dont l’opinion est proéminente dans les Forces de défense nationale éthiopiennes, déclare que le contrôle du port « est devenu notre intérêt de survie, qui en vaux la peine quelque que soit le prix ». Le Premier ministre Abiy Ahmed a dit que « l’erreur » de perdre un accès à la mer Rouge devrait être « corrigée ».

    Le différend attire les autres puissances. En décembre 2025, le journal The National d’Abou Dabi a signalé que l’Égypte avait conclu un accord pour améliorer Assab et accroître sa capacité afin de créer des postes d’accostage pour les navires de guerre. Il est précisé que l’Égypte a conclu un accord similaire avec Djibouti pour développer le port de Doraleh.

    « Les deux accords incluent des mises à niveau d’infrastructure pour permettre aux navires de guerre égyptiens, notamment les contre-torpilleurs, les sous-marins, les transports de troupes et les porte-hélicoptères, de se ravitailler en carburant et en vivres dans les deux ports », selon un reportage de l’Addis Standard.

    L’Égypte et l’Éthiopie ont leur propre différend sur la construction du grand barrage de la Renaissance qui, selon l’Égypte, limite le débit du Nil et l’accès de sa population aux sources d’eau fraîche. L’Égypte s’est rapprochée de l’Érythrée au cours de l’an dernier, notamment avec des consultations bilatérales entre les dirigeants des deux pays en octobre dernier. L’accès au port d’Assab donnerait à l’Égypte un avantage stratégique en cas de guerre.

    Malgré l’agressivité des propos, rien n’indique une concentration de troupes le long de la frontière commune entre l’Éthiopie et l’Érythrée, selon Martin Plaut, journaliste chevronné qui couvre la région. Toutefois, remarque-t-il, l’Éthiopie a fait défiler des recrues et du matériel militaire sur la télévision d’état, apparemment dans une démonstration de force.

    « Nous renforcerons nos forces de défense, accélérerons notre développement et obtiendrons un débouché maritime », a déclaré le maréchal éthiopien Birhanu Jula aux soldats en automne dernier, selon M. Plaut.

    Mohamed Kheir Omer, chercheur et auteur qui étudie la Corne de l’Afrique, avertit d’une « dérive » vers la guerre alors que les deux dirigeants intensifient leur rhétorique et solidifient leurs positions respectives. Assab pourrait être seulement un petit point sur la carte, dit le Dr Omer, mais dans les deux capitales il a pris de l’ampleur pour être considéré comme une « destinée ».

    Il écrit pour New Lines Magazine : « Lorsque les deux parties considèrent l’auto-préservation dans des directions opposées, le terrain entre elles devient un champ de mines. Le danger n’est pas l’intention, c’est la dérive : une poignée d’amorces, qui convergent dans le temps, mais pas de chef qui puisse l’arrêter une fois que cela commence. »

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