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    Des leçons durement apprises

    Un ancien gardien de la paix de Djibouti offre des leçons tirées d’un déploiement avec la Mission de l’Union africaine en Somalie
    ABDISALAM OSMAN MUSABy ABDISALAM OSMAN MUSAfévrier 5, 2026Updated:février 23, 202617 Mins Read
    Gardiens de la paix en patrouille dans les faubourgs de Beledweyne (région centrale de Somalie). AMISOM
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    La Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), l’un des efforts de maintien de la paix les plus ambitieux dans l’histoire de l’UA, a duré seize ans. Avec six pays contributeurs de soldats et une force d’environ 20.000, sa mission consistait à vaincre le groupe terroriste des Chebabs et de transférer les pleines responsabilités de sécurité à l’Armée nationale somalienne. 

    Aujourd’hui, la mission continue sous l’égide de la Mission de soutien et stabilisation de l’UA en Somalie (AUSSOM), dont l’intention est de quitter le pays à la fin 2029. 

    Bien que les Chebabs aient été affaiblis et ne contrôlent pas le vaste territoire qu’ils contrôlaient autrefois, ils continuent leur insurrection obstinée et sont capables de tendre des embuscades aux forces de sécurité et de lancer des attaques contre les cibles civiles. On estime qu’ils ont entre 7.000 et 12.000 combattants et qu’ils continuent de financer leurs opérations grâce au trafic illicite et en forçant les gens à payer des impôts dans les zones qu’ils contrôlent. Les liens entre les Chebabs et les rebelles houthistes du Yémen donnent aux combattants un accès à des équipements de fabrication de bombe de pointe et des armes telles que les drones.

    J’étais officier de liaison et de contrôle des mouvements auprès du contingent de Djibouti en 2014 et 2015. J’ai constaté directement les défis affrontés par l’AMISOM pour maîtriser les Chebabs. 

    Pendant mon déploiement, mon unité de logistique et de contrôle de mouvement pour le soutien au combat était chargée de soutenir le bataillon djiboutien qui assurait la sécurité de la ville de Beledweyne et sa population de 55.000 dans la région centrale de Somalie, appelée à l’époque le secteur 4. Elle continue à être une zone âprement contestée, cible de nombreuses attaques des Chebabs. Six mois plus tard, notre unité a été envoyée à Jalalaqsi dans la province de Hiraan au Centre-Sud du pays, pour assurer la relève des troupes burundaises et empêcher aussi les Chebabs de saisir le contrôle des zones rurales de ce secteur. 

    Les leçons tirées de mon déploiement peuvent offrir des solutions exploitables pour aider les commandants, les officiers et les soldats à dupliquer les succès et éviter les erreurs lors des rotations futures des gardiens de la paix.

    Encart : Les soldats de Djibouti affectés à la mission de l’Union africaine en Somalie descendent d’un aéronef des Nations unies à l’aéroport de Beledweyne. AMISOM

    Intégrer des périodes de repos et de récupération

    Les experts déclarent que les soldats bien reposés s’entraînent et se battent mieux. Le repos et la récupération de l’unité qui s’entraîne avant son déploiement est une considération opérationnelle vitale, bien que souvent ignorée. Tous les pays contributeurs de soldats à l’AMISOM/AUSSOM doivent satisfaire à des normes d’aptitude physiques et mentales, et d’utilisation des armes et du matériel, telles que décrites dans le programme onusien d’entraînement avant déploiement. 

    Le volume des nouvelles informations, les normes d’entraînement rigoureuses, les échéanciers serrés, les périodes loin de la famille et les longues journées d’entraînement en font des moments de stress. Certains commandants et officiers d’entraînement, bien qu’animés par de bonnes intentions, souhaitent mettre en œuvre leurs propres exigences, encore plus strictes que celles de l’ONU. Ceci exténue encore plus les soldats déjà épuisés. Bien qu’il soit louable de « dépasser la norme », et que certains affirment que c’est dans la nature d’un commandant, le fait de ne pas prévoir de temps suffisant de repos et de récupération risque d’éreinter les soldats avant même de commencer leur déploiement en Somalie. 

    C’était la situation avec mon déploiement. Après la cadence rigoureuse et continue de l’entraînement, nous avons soudainement reçu un ordre d’avertissement du départ de Djibouti et du déploiement en Somalie. Les missions de maintien de la paix dans les environnements sujets à des menaces élevées exigent la vigueur, l’endurance et une profonde concentration mentale. Lorsque nous avons reçu l’ordre de partir, l’unité était fatiguée, ce qui était dangereux pour notre bataillon. Si nous n’avions pas reçu d’appui opportun de la part des forces amies déjà actives dans le pays, toute l’opération aurait pu se terminer en catastrophe.

    Pendant tous les 24 mois de la période de notre déploiement, l’unité a eu des difficultés avec l’épuisement des soldats. L’exposition continuelle aux événements stressants et traumatisants nous a sapés. Le moral des soldats a chuté dramatiquement ; certains soldats ont fini par succomber mentalement, en perdant leur concentration et en mettant encore plus en danger la mission et leurs camarades. 

    Les commandants et les officiers chargés de l’entraînement doivent pleinement considérer le coût de l’épuisement des soldats lors de l’entraînement avant déploiement, et œuvrer pour s’assurer que des périodes suffisantes de repos et de récupération sont intégrées dans le calendrier de l’entraînement. Après tout, le maintien de la paix est un marathon, pas un sprint. La planification en amont d’un cycle complet de repos à partir de la date de déploiement, et l’insertion régulière de cycles de repos au sein de l’entraînement, assurent que tous les soldats atteignent l’état « prêt à la mission » lorsqu’ils arrivent sur le terrain au pays hôte de la mission de maintien de la paix.

    Des gens marchent dans Beledweyne. La ville était le site du quartier général de l’AMISOM, secteur 4, et avait subi plusieurs attaques des Chebabs. AMISOM

    Prioriser la logistique et le leadership 

    Après six mois d’adaptation au terrain de Beledweyne, nous avons reçu le plan opérationnel pour amener le bataillon à 182 km au Sud, dans notre zone désignée de responsabilité. J’étais l’officier de contrôle des mouvements chargé de la délocalisation.

    Le déplacement du personnel, de la nourriture, des munitions, des matériaux de construction et du matériel lourd était une tâche complexe, en particulier pour un officier subalterne. Pendant la phase de préparation, j’ai consulté des officiers éprouvés et j’ai étudié les doctrines logistiques des États-Unis et des Nations unies. Malgré toute cette planification, les choses ne se sont pas passées comme prévu.

    Pendant le transport des chars d’assaut sur des camions à plateforme, un chauffeur inexpérimenté et conduisant à grande vitesse provoqua le glissement et le blocage d’un char T-72. J’ai contacté immédiatement le directeur logistique et, après une discussion approfondie, nous avons décidé d’utiliser un bulldozer pour repositionner le char correctement sur le véhicule de transport. La situation était très tendue : tout le convoi était stationnaire et exposé, et on craignait de faire l’objet d’une attaque.

    Cet incident m’a enseigné de toujours m’assurer de suivre les consignes et protocoles appropriés de sécurité lorsque le matériel lourd est transporté, et m’assurer que le personnel sans expérience est supervisé lorsqu’il entreprend des tâches critiques. J’ai aussi appris que l’efficacité ne résulte pas toujours de la rapidité. Un plan de déplacement doit inclure des accords sur des vitesses sécurisées et cohérentes.

    Les déplacements sujets à des risques élevés exigent une communication constante

    Pendant l’opération de délocalisation, notre stratégie consistait à nous déplacer à une vitesse de moins de 20 km/h, protégés par deux files de soldats autour des véhicules. Ceci a réduit les risques d’embuscade, mais l’absence d’appui-feu aérien a créé une vulnérabilité critique, en particulier dans les zones forestières où l’on sait que les Chebabs se cachent. Cette vulnérabilité aux attaques a persisté pendant toute la semaine de la délocalisation, et notre convoi a essuyé des coups de feu et des embuscades multiples.

    Soldats djiboutiens de l’AMISOM assis à l’arrière d’un véhicule blindé de transport de troupes dans les faubourgs de Beledweyne. La ville a été libérée des Chebabs en 2011. AMISOM

    Parmi le chaos des embuscades, un soldat est devenu séparé de son unité. On a plus tard appris qu’il avait été vu dans le village de Nuur Fanax, où des civils l’avaient induit en erreur lorsqu’il avait demandé de l’aide. Ensuite, des combattants des Chebabs l’ont encerclé et l’ont tué. Ils ont essayé d’utiliser son cadavre comme outil de négociation. Malgré les communications indirectes avec les Chebabs, aucun accord n’a été conclu pour autoriser la remise du corps.

    Dans les opérations asymétriques, en particulier au sein d’environnements et de missions ayant un soutien technologique et logistique limité, l’efficacité du leadership des petites unités, des contacts personnels et des communications constantes est vitale. Les radios personnelles et les systèmes de localisation sont essentiels pour que les chefs d’équipe continuent à assumer la responsabilité de leur personnel pendant les combats. Cette tragédie met en lumière l’importance d’équiper chaque soldat avec des outils de communication fiables et d’assurer des contacts robustes entre les chefs des équipes de tir et leurs membres. Elle souligne aussi la nécessité de plans de contingence bien éprouvés pour la récupération des victimes, et le besoin d’équilibrer l’obligation morale de ramener nos soldats tombés au combat avec le besoin d’éviter des pertes additionnelles.

    Les ruses peuvent attirer les soldats dans les embuscades

    Un jour vers midi, pendant les mouvements du convoi, le bataillon de Djibouti a saisi le contrôle de Garasyaani, village à 60 km au Sud de Beledweyne. Après avoir neutralisé tous les vestiges de résistance dans la localité, les soldats ont commencé à établir des points de contrôle clés sur les routes principales d’entrée et de sortie.

    Nous avons déployé des véhicules blindés de transport de troupes pour bloquer les routes et contrôler les déplacements. Environ une heure après l’opération de dégagement, un homme âgé s’est approché d’un groupe d’officiers dans lequel je me trouvais. Il semblait épuisé et bouleversé. Il a affirmé qu’un de nos soldats avait agressé sa fille. En réponse, notre équipe de leadership accompagnée d’un officier de police et d’une femme soldat affectée à la résolution de ces cas sensibles se sont rendus à une maison dans un coin de la ville pour enquêter sur les allégations.

    À notre arrivée, nous avons fait une enquête préliminaire et avons rapidement découvert des contradictions, lesquelles suggéraient que les affirmations étaient fausses. Soudain, nous sommes tombés dans une embuscade tendue par les combattants chebabs qui nous ont tiré dessus. En répondant aux tirs et en nous appuyant sur notre entraînement, nous avons réussi à nous retirer du piège, à repousser l’ennemi, à repositionner notre équipe et à conduire une contre-attaque. Jusqu’à présent, je doute de l’authenticité du rapport initial, mais nous avons résolu la situation en offrant un dédommagement à la famille.

    L’incident a révélé des leçons importantes. L’expérience m’a enseigné de ne jamais accepter les demandes non vérifiées, même les demandes qui incluent des appels à la moralité ou à l’émotion. Il est important de toujours enquêter à fond sur les plaintes tout en maintenant la vigilance et les précautions. Cela nous rappelle aussi que les insurgés ne suivent pas les règles d’engagement conventionnelles, et que les gardiens de la paix doivent anticiper l’imprévu.

    Un soldat djiboutien affecté à l’AMISOM au garde-à-vous lors d’un défilé célébrant la journée d’indépendance du pays. AMISOM

    Les routes d’approvisionnement sont une planche de salut

    Lorsque nous sommes arrivés en Somalie, les Chebabs avaient été repoussés de la plupart des centres urbains principaux. Ceci a conduit le groupe à changer ses tactiques pour perturber la logistique en attaquant les routes d’approvisionnement qui étaient essentielles pour fournir des vivres aux gardiens de la paix et pour faire avancer l’économie du pays. Les Nations unies ont riposté en lançant une campagne opérationnelle de transport aérien pour livrer la nourriture et le carburant à plus de 20.000 gardiens de la paix.

    Une conséquence non anticipée de cette initiative de l’ONU a été l’augmentation dramatique des coûts opérationnels et la réduction de disponibilité des ressources aériennes pour les autres missions critiques telles que les évacuations médicales, la reconnaissance et les opérations tactiques. La cession de nos capacités logistiques terrestres aux Chebabs a aussi conduit au paiement direct des taxes par la population civile au groupe terroriste, afin que les biens et les services puissent continuer à être livrés par voie routière. Cette situation a fini par saper l’autorité de l’AMISOM et la gouvernance somalienne locale. 

    Bien que les gardiens de la paix et l’Armée nationale somalienne (SNA) aient positionné suffisamment de soldats sur le terrain, la sécurisation des routes principales est restée difficile. Pour éviter de céder le terrain aux terroristes et pour aider à étendre la sécurité dans les enclaves du territoire contrôlé par l’ennemi, il est recommandé de construire des bases opérationnelles avancées (FOB) plus petites, en particulier le long des routes principales de service. Des patrouilles de taille plus réduite pourraient être effectuées et un plus grand contact avec les populations locales pourrait être établi, afin d’aider la SNA à sécuriser le pays. Ces FOB plus petites, par exemple de la taille d’une compagnie, pourraient aussi aider à répondre aux actions de « troupes en contact » pour les convois se déplaçant sur les routes d’approvisionnement principales. L’augmentation de la pression exercée sur les Chebabs en limitant leur liberté de mouvement et leur capacité de perturbation de l’économie sont des actions qui aideront à séparer le groupe terroriste de la population civile et, finalement, conduiront à sa défaite.

    Des soldats djiboutiens affectés à l’AMISOM déchargent du matériel médical donné à l’hôpital général de Beledweyne. AMISOM

    Apprendre grâce aux défis, améliorer les résultats futurs

    Mon expérience sur le terrain m’a appris des leçons dures mais essentielles. De nombreux problèmes pourraient être évités en prenant en charge les niveaux de moral et d’énergie pendant le pré-déploiement.

    Il est crucial de fournir aux soldats un temps suffisant de repos et de récupération avant le déploiement. Au moins 50 % du temps de préparation devrait être consacré au développement d’un plan de déploiement concret et exécutable. 

    L’entraînement avant le déploiement doit mettre l’accent sur le leadership des petites unités, y compris la prise de responsabilité pour les soldats et l’attention accordée à ces derniers. La répétition des exercices de bataille pour la récupération des véhicules, la riposte aux embuscades et les interactions avec les civils basées sur des scénarios devraient être des priorités pour les forces de maintien de la paix déployées dans des missions dangereuses. En outre, les commandants et les officiers d’état-major doivent œuvrer avec la population locale pour bâtir une stratégie de stabilisation afin d’assurer leur sûreté, sécurité et prospérité. 

    Bien que certains commandants préfèrent une planification et un commandement centralisés, je pense qu’il est vital que les chefs de bataillon sur le terrain détiennent la pleine autorité de planification et d’exécution de la mission dans leur secteur, dans la mesure où leurs actions sont alignées sur les objectifs d’ensemble de la mission. Pendant les opérations à rythme rapide, les commandants à tous les niveaux, depuis le chef de l’équipe de tir jusqu’au commandant du bataillon, doivent maintenir leur responsabilité grâce aux dénombrements réguliers du personnel et à la supervision des équipes. En même temps, chaque gardien de la paix doit maintenir la discipline et se conformer aux procédures opérationnelles permanentes anticipées d’un soldat professionnel.

    Le succès au combat ne concerne pas uniquement les batailles et la libération des villes et des territoires. Les commandants doivent aussi posséder une vision claire et structurée de la phase de stabilisation, notamment les opérations de contre-insurrection, les communications et le soutien à la population civile. Ceci inclut des plans visant à maintenir les routes principales ouvertes et sécurisées pour que les activités économiques puissent se poursuivre dans la paix. 

    Le respect de ces principes et la mise en œuvre de ces leçons apprises dans l’entraînement avant déploiement peuvent sauver des vies et améliorer les résultats d’ensemble des missions.  

    Au sujet de l’auteur : Abdisalam Osman Musa est un ingénieur en mécanique de Djibouti et un ancien officier de logistique qui avait été affecté à l’Office de soutien de l’ONU en Somalie. En tant que lieutenant, il était officier de liaison et de contrôle des mouvements pour le contingent djiboutien de la Mission de l’Union africaine en Somalie en 2014 et 2015. Aujourd’hui, il travaille comme ingénieur et dirige des projets dans toute la Corne de l’Afrique.


    Un changement dans le maintien de la paix

    Alors que les missions des Nations unies sont en déclin, des efforts régionaux espèrent tirer les leçons des erreurs du passé

    Le panorama international du maintien de la paix en Afrique a évolué au cours des dix dernières années. Depuis 2015, il existe un ralentissement régulier des grandes missions multinationales des Nations unies et une croissance du nombre d’interventions conduites par l’Union africaine, les blocs régionaux et d’autres alliances.

    Il y a dix années, il y avait neuf grandes missions onusiennes de maintien de la paix en Afrique. En date de juillet 2025, il n’en reste que cinq, la plus grande étant la mission de stabilisation de l’Organisation des Nations unies dans la République démocratique du Congo, censée prendre fin en décembre 2025.

    Les missions de l’ONU ne peuvent pas agir sans le consentement des pays hôtes et des parties au conflit. Mais on constate souvent que cette permission s’érode à cause d’une perception d’inefficacité pour empêcher la violence contre les civils, la propagation des fausses informations et d’autres préoccupations de sécurité, selon l’article du Stimson Center intitulé « Le consentement du pays hôte dans le maintien de la paix de l’ONU » par Julie Gregory et Lisa Sharland. 

    Les missions de l’ONU sont déployées selon trois principes de base du maintien de la paix : le consentement des parties, l’impartialité et l’engagement à utiliser la force seulement en cas d’autodéfense ou pour défendre le mandat de la mission. 

    Un gardien de la paix des Nations unies supervise une opération de désarmement et démobilisation à Maloum (République centrafricaine) en juillet 2025. LEONEL GROTHE/MINUSCA

    La mission de l’ONU au Mali appelée MINUSMA a pris fin au bout de dix ans en décembre 2023 sur demande de la junte au pouvoir dans le pays hôte. En fin de compte, cette mission n’a pas contré les attaques ou inversé les gains d’une série de groupes terroristes. Elle a subi des changements et des expansions de mandat pendant sa durée de vie et elle a accueilli une série de pays contributeurs de troupes, dont beaucoup avaient des problèmes de langue et ne savaient rien de la dynamique locale.

    Les opérations de soutien à la paix sous conduite africaine (nom officiel) peuvent éviter les critiques de néo-colonialisme et se déploient souvent plus rapidement avec des mandats plus polyvalents qui permettent aux soldats de mieux répondre aux menaces transfrontalières. Toutefois, tout comme leurs homologues onusiennes, le manque de financement, de ressources et de relations avec les résidents provoque toujours des défis. C’est le cas pour les missions de la Communauté de développement d’Afrique australe en RDC et au Mozambique.

    Nate Allen, professeur associé du Centre d’études stratégiques de l’Afrique, a écrit en août 2023 que l’UA et les communautés économiques régionales (CER) devraient adopter des normes pour relever les défis transfrontaliers de la sécurité. Ceci pourrait inclure la fourniture par l’UA de consignes et d’une coordination aux Forces africaines en attente par le biais de centres de mise en commun du renseignement, et « des mécanismes pour commander, conduire et opérationnaliser  des opérations conjointes ciblant des groupes particuliers ».

    L’UA et les CER devraient aussi améliorer l’entraînement des troupes africaines servant dans les opérations de paix en ce qui concerne les droits de l’homme, les lois sur les conflits armés, et l’évitement et la prévention des dommages aux civils, écrit-il. Elles devraient aussi assurer « que les composantes militaires des opérations de paix sous conduite africaine soient intégrées dans les efforts des agences civiles, des chefs locaux, des acteurs humanitaires et de la communauté internationale pour traiter des causes sous-jacentes des conflits par le biais de l’assistance au développement, du secours humanitaire et des initiatives de paix conduites localement ».

    Les opérations conduites par les Africains auront besoin de plus d’argent et de ressources pour vraiment être efficaces. Les efforts à court terme pourraient inclure des fonds de maintien de la paix des Nations unies pour soutenir les opérations africaines jusqu’au moment où l’UA pourra satisfaire à ses propres objectifs de financement, selon le professeur Allen.

    financement terroriste Maintien de la paix Nations unies Shebabs Somalie Union africaine
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