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    Home»Actualités du Jour»L’Afrique est aujourd’hui un centre mondial du crime transnational
    Actualités du Jour

    L’Afrique est aujourd’hui un centre mondial du crime transnational

    Les pays africains sont sur le devant de la scène du trafic criminel
    ADFBy ADFjanvier 6, 20265 Mins Read
    Les pays africains sont devenus des lieux de transit cruciaux pour les organisations criminelles internationales, selon la Global Initiative Against Transnational Organized Crime. AFP/GETTY IMAGES
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    Après de nombreuses années à la périphérie du crime transnational, l’Afrique est devenue un centre mondial et un lieu de destination du trafic des drogues, des ressources naturelles et des armes.

    Les frontières poreuses, la police mal financée, la corruption du gouvernement et l’instabilité chronique ont contribué à la proéminence croissante de l’Afrique dans la criminalité transnationale mondiale, selon les chercheurs de la Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC).

    Dans l’Organized Crime Index 2025 pour l’Afrique, les chercheurs de la GI-TOC ont étudié l’évolution de plusieurs types de crime entre 2019 et 2025. Ils ont déterminé que, pendant cette période, « l’Afrique est devenue profondément intégrée dans l’économie criminelle mondiale, en servant de source, plateforme de transit et destination à divers marchés criminels, souvent avec chevauchement ».

    Le trafic de drogue : La position de l’Afrique entre les producteurs de cocaïne d’Amérique du Sud et les producteurs d’héroïne et de méthamphétamine en Asie du Sud-Ouest l’a transformée en lieu de transit crucial pour les trafiquants qui transportent les drogues vers l’Europe. Dans les pays d’Afrique de l’Ouest tels que le Cap-Vert, la Guinée, la Guinée-Bissau et le Sénégal, les ports sont devenus des sites préférés des trafiquants pour cacher la cocaïne dans les conteneurs maritimes, les vaisseaux de pêche et les yachts. De là, les drogues traversent le Sahel vers l’Afrique du Nord et les marchés d’Europe, ou bien elles sont distribuées aux toxicomanes africains.

    L’Afrique de l’Est est devenue une étape cruciale de l’héroïne et des drogues synthétiques à mesure que les gouvernements d’Europe de l’Est intensifient leurs opérations d’interdiction sur les routes traditionnelles des Balkans. Les trafiquants suivent ce qu’on appelle la route du Sud pour passer les drogues en Afrique par le biais des ports de l’océan Indien en Afrique du Sud, au Kenya, au Mozambique et en Tanzanie.

    Les pays du continent ont multiplié les opérations d’interdiction. Rien qu’en 2024, le Cap-Vert, la Guinée-Bissau et le Sénégal ont intercepté près de 4,5 tonnes de cocaïne entrant dans leur pays. Le Maroc en a intercepté 1,5 tonne cette année-là.

    « La police intercepte seulement une fraction des drogues de contrebande. C’est pourquoi ces saisies pourraient bien ne pas refléter les vrais volumes commerciaux. Toutefois, ils indiquent l’amélioration de la mise en application des lois et de la coopération internationale », signalent les chercheurs de la GI-TOC.

    Le trafic des ressources naturelles : Cette vaste catégorie englobe tout, depuis le commerce illicite de la faune sauvage jusqu’à la contrebande de l’or. En 2025, les crimes liés aux ressources étaient en troisième place sur les marchés criminels les plus répandus d’Afrique, après les crimes financiers et la traite humaine. Entre 2015 et 2021, les pays africains ont accueilli 19 % du trafic illégal mondial de la faune sauvage, avec un intérêt particulier pour les éléphants, les pangolins, les rhinocéros, les crocodiles et les perroquets. Une grande partie de ce trafic visait à satisfaire aux demandes des marchés asiatiques.

    En plus du commerce illégal des animaux et des parties du corps des animaux, le commerce illicite des plantes, notamment le bois de rose expédié vers la Chine, fait perdre aux pays africains un total de 17 milliards de dollars par an et nuit irréparablement aux communautés et à l’environnement, selon le rapport de la GI-TOC.

    Les chercheurs écrivent : « Les forêts sont en voie de destruction à cause des conflits prolongés et des activités des sociétés forestières industrielles, qui violent fréquemment les lois sur les forêts, ignorent les quotas de récolte, changent le nom des espèces d’arbre sur les documents d’exportation et versent des pots-de-vin aux officiels. »

    Les contrebandiers de l’or expédient des milliards de dollars hors des pays africains chaque année, en les privant de revenus fiscaux vitaux qui pourraient être utilisés pour améliorer la vie des habitants. En même temps, la contrebande de l’or soutient les conflits en cours tels que la guerre civile du Soudan.

    Le trafic d’armes : Les coups d’État en Afrique de l’Ouest et l’instabilité chronique dans la Corne de l’Afrique continuent à alimenter un commerce illicite vigoureux des armes, notamment les armes de petit calibre. Alors que des conflits notoires bouleversent la Somalie et le Soudan, l’Afrique de l’Est est le chef de file du trafic d’armes sur le continent et dans le monde, selon la GI-TOC. Les Nations unies estiment que les pays africains ont jusqu’à 40 millions d’armes illégales en circulation. Il est probable que 3 à 5 millions de celles-ci sont détenues par les civils au Soudan, selon les analystes. La GI-TOC a découvert un aspect positif : la levée de l’embargo international sur les armes en Somalie n’a pas lancé une course aux armements là-bas, contrairement à ce qu’on anticipait.

    Dans l’ensemble, écrivent les chercheurs de la GI-TOC, les organisations criminelles transnationales tirent parti des conflits et de l’instabilité, ce qui intensifie la demande pour les drogues, les ressources et les armes au détriment des pays africains.

    « Les conflits érodent le contrôle de l’État et créent un terrain fertile pour les activités criminelles. À leur tour, celle-ci affaiblissent la gouvernance, perturbent les systèmes commerciaux légitimes et sapent le respect de l’État de droit », écrivent les chercheurs de la GI-TOC.

    abattage illégal des arbres Afrique du Sud Cap-Vert Guinée-Bissau Mozambique Senegal Somalie Sudan trafic de la faune sauvage كينيا
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