{"id":3365,"date":"2015-04-10T15:03:51","date_gmt":"2015-04-10T15:03:51","guid":{"rendered":"https:\/\/adf-magazine.com\/?p=3365"},"modified":"2015-04-10T15:03:51","modified_gmt":"2015-04-10T15:03:51","slug":"ebola-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/adf-magazine.com\/fr\/2015\/04\/ebola-2\/","title":{"rendered":"Ebola"},"content":{"rendered":"<h3 class=\"p1\"><span class=\"s1\">MOBILISATION\u00a0<\/span>DES ARM\u00c9ES\u00a0CONTRE UN\u00a0NOUVEL ENNEMI<\/h3>\n<p class=\"p1\"><i>SOLDATS, POLICIERS ET CIVILS METTENT LEURS FORCES EN COMMUN POUR ARR\u00caTER LA PROPAGATION DE L\u2019UNE DES \u00c9PID\u00c9MIES LES PLUS MORTELLES DE LA TERRE<\/i><\/p>\n<p class=\"p1\">Emile Ouamouno, \u00e2g\u00e9 de deux ans, vivait dans sa maison, semblable \u00e0 tant d\u2019autres dans son pays natal, la Guin\u00e9e. Son petit village de for\u00eat tropicale de Meliandou \u00e9tait situ\u00e9 \u00e0 proximit\u00e9 du Liberia et de la Sierra Leone. Comme la plupart des familles de la r\u00e9gion, la sienne trouvait sa nourriture dans les plantes et les animaux de cet endroit.<\/p>\n<p class=\"p2\">Les chauves-souris frugivores figurent parmi les sources d\u2019alimentation les abondantes et appr\u00e9ci\u00e9es. Plusieurs vari\u00e9t\u00e9s sont propres \u00e0 la r\u00e9gion. La famille du petit gar\u00e7on en avait chass\u00e9 deux types \u2014 l\u2019hypsignathe monstrueux (chauve-souris \u00e0 t\u00eate de marteau) et l\u2019\u00e9pomophore de Franquet \u2014 fin novembre ou d\u00e9but d\u00e9cembre 2013. Sa m\u00e8re a pu faire griller ces mammif\u00e8res volants ou les avoir cuisin\u00e9s dans une soupe. Emile a pu jouer autour d\u2019elle alors qu\u2019elle pr\u00e9parait un repas.<\/p>\n<p class=\"p2\">Il est possible que, par curiosit\u00e9 enfantine, il ait touch\u00e9 l\u2019une des chauves-souris, enfon\u00e7ant son petit doigt potel\u00e9 le long du dos touffu ou des ailes coriaces de l\u2019animal. Il s\u2019est peut-\u00eatre ensuite touch\u00e9 la bouche, comme le font les enfants. Peut-\u00eatre n\u2019en a-t-il pas fallu davantage.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3352\" aria-describedby=\"caption-attachment-3352\" style=\"width: 936px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-3352 size-full\" src=\"https:\/\/adf-magazine.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/457008062.jpg\" alt=\"Liberia Races To Expand Ebola Treatment Facilities, As U.S. Troops Arrive\" width=\"936\" height=\"624\" srcset=\"https:\/\/adf-magazine.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/457008062.jpg 936w, https:\/\/adf-magazine.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/457008062-300x200.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 936px) 100vw, 936px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3352\" class=\"wp-caption-text\">Une \u00e9quipe d\u2019inhumation rev\u00eat des v\u00eatements de protection avant de recueillir le corps d\u2019une femme de 54 ans victime d\u2019Ebola dans la banlieue New Kru Town de Monrovia en octobre 2014. [GETTY IMAGES]<\/figcaption><\/figure>\n<p class=\"p2\">Le 2 d\u00e9cembre 2013, Emile est tomb\u00e9 malade, faisant de la fi\u00e8vre, ayant des selles noires et pris de vomissements. Quatre jours plus tard, il \u00e9tait mort.<\/p>\n<p class=\"p2\">La m\u00e8re du petit gar\u00e7on est morte le 13 d\u00e9cembre 2013. Sa s\u0153ur, \u00e2g\u00e9e de 4 ans, Philom\u00e8ne, est tomb\u00e9e malade le 25 d\u00e9cembre 2013. Elle aussi est morte quatre jours apr\u00e8s. La grand-m\u00e8re des enfants est morte le 1er janvier 2014, et une infirmi\u00e8re ainsi qu\u2019une sage-femme du village sont mortes le 2 f\u00e9vrier 2014, quelques jours seulement apr\u00e8s \u00eatre tomb\u00e9es malades.<\/p>\n<p class=\"p2\">La s\u0153ur de la grand-m\u00e8re ainsi qu\u2019une autre personne du village de Dawa ont assist\u00e9 aux fun\u00e9railles de la grand-m\u00e8re. Elles sont mortes toutes les deux. Une proche parente de la sage-femme, qui s\u2019occupait de sa famille, est morte dans le village de Dandou Pombo. D\u2019apr\u00e8s CNN, dans les quatre mois suivant la mort d\u2019Emile, 14 r\u00e9sidents de Meliandou sont morts.<\/p>\n<p class=\"p2\">Ce qui avait probablement commenc\u00e9 avec une petite chauve-souris frugivore et un petit gar\u00e7on allait devenir un f\u00e9roce tueur transfrontalier, parall\u00e8lement \u00e0 sa progression vers les pays limitrophes, le Liberia et la Sierra Leone. Le virus, qui ressemble \u00e0 un lacet de chaussure entortill\u00e9 lorsqu\u2019on le regarde avec un microscope \u00e0 fort grossissement, resserrait son \u00e9tau sur une r\u00e9gion qui ne se doutait de rien. Ebola avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9clench\u00e9.<\/p>\n<p class=\"p4\"><strong>EBOLA, QU\u2019EST-CE QUE C\u2019EST?<\/strong><\/p>\n<p class=\"p1\">La maladie \u00e0 virus Ebola (appel\u00e9e aussi fi\u00e8vre h\u00e9morragique \u00e0 virus Ebola) est une infection virale hautement l\u00e9tale provenant de quatre souches virales connues pour faire des ravages chez les humains. En tant que menace pour l\u2019homme, il appara\u00eet que ce virus est relativement r\u00e9cent. Le premier cas recens\u00e9 est apparu dans l\u2019ancien Za\u00efre, d\u00e9sormais R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo, en 1976. Cette maladie tire son nom de sa proximit\u00e9 avec le fleuve Ebola.<\/p>\n<p class=\"p2\">Depuis lors, Ebola a \u00e9merg\u00e9 dans plusieurs pays africains au fil des ans, ne tuant jamais plus de 280 personnes au cours d\u2019une seule \u00e9pid\u00e9mie. Jusqu\u2019\u00e0 maintenant.<\/p>\n<p class=\"p2\">La p\u00e9riode d\u2019incubation de la maladie peut aller jusqu\u2019\u00e0 21 jours apr\u00e8s qu\u2019une personne y est expos\u00e9e. Les sympt\u00f4mes incluent g\u00e9n\u00e9ralement la fi\u00e8vre, des vomissements, de la diarrh\u00e9e, de graves maux de t\u00eate, des douleurs musculaires et abdominales, et l\u2019h\u00e9morragie. Certaines personnes finissent par en gu\u00e9rir, mais Ebola est si meurtrier qu\u2019il a tu\u00e9 pratiquement neuf personnes infect\u00e9es sur dix.<\/p>\n<p class=\"p2\">Il se propage par un contact rapproch\u00e9 faisant intervenir des fluides corporels. On estime que les coutumes fun\u00e9raires, dans lesquelles les personnes endeuill\u00e9es nettoient et touchent les corps, ont contribu\u00e9 \u00e0 la propagation d\u2019Ebola en Afrique de l\u2019Ouest.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3354\" aria-describedby=\"caption-attachment-3354\" style=\"width: 936px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" class=\"wp-image-3354 size-full\" src=\"https:\/\/adf-magazine.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/456199286.jpg\" alt=\"LIBERIA-WAFRICA-HEALTH-EBOLA\" width=\"936\" height=\"623\" srcset=\"https:\/\/adf-magazine.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/456199286.jpg 936w, https:\/\/adf-magazine.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/456199286-300x200.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 936px) 100vw, 936px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3354\" class=\"wp-caption-text\">Un policier bloque l\u2019acc\u00e8s \u00e0 une route de Monrovia en septembre 2014 apr\u00e8s la d\u00e9couverte d\u2019un corps dans le centre-ville. [AFP\/GETTY IMAGES]<\/figcaption><\/figure>\n<p class=\"p2\">L\u2019\u00e9pid\u00e9mie qui a commenc\u00e9 en Guin\u00e9e et s\u2019est propag\u00e9e au Liberia et en Sierra Leone est la plus importante de l\u2019histoire connue. Bien qu\u2019il soit possible qu\u2019Ebola ait fait des victimes avant 1976, il n\u2019existe aucun \u00e9pisode ant\u00e9rieur recens\u00e9 de l\u2019\u00e9pid\u00e9mie.<\/p>\n<p class=\"p2\">On sait que le virus est pr\u00e9sent chez plusieurs animaux, notamment les grands singes, les singes et les antilopes, mais son h\u00f4te naturel est probablement la chauve-souris frugivore. Cinq types de chauves-souris frugivores se trouvent commun\u00e9ment en Afrique de l\u2019Ouest. Les chauves-souris et autres animaux infect\u00e9s sont souvent consomm\u00e9s. Cette pratique a \u00e9t\u00e9 cit\u00e9e de nombreuses fois comme \u00e9tant la cause probable de cette affection chez l\u2019homme.<\/p>\n<p class=\"p4\"><strong>R\u00c9PONDRE \u00c0 UNE PAND\u00c9MIE TUEUSE<\/strong><\/p>\n<p class=\"p1\">L\u2019Afrique n\u2019est pas \u00e9pargn\u00e9e par les maladies. <span class=\"s1\">Le continent abrite la \u00ab ceinture de la m\u00e9ningite <\/span>\u00bb, qui s\u2019\u00e9tend depuis l\u2019\u00c9rythr\u00e9e vers l\u2019ouest, jusqu\u2019au S\u00e9n\u00e9gal. Le paludisme est un probl\u00e8me dans la plus grande partie du continent, et les \u00e9pid\u00e9mies de chol\u00e9ra y sont courantes, en particulier durant la saison des pluies. Les pand\u00e9mies de grippe sont des menaces permanentes en Afrique et au-del\u00e0. Mais avec Ebola, c\u2019est diff\u00e9rent. Les \u00e9pid\u00e9mies ne sont pas particuli\u00e8rement courantes. La maladie vit \u00e0 l\u2019ombre de jungles denses et de villages recul\u00e9s. Si un homme, dans un village isol\u00e9, manipule ou mange un chimpanz\u00e9 mort, par exemple, il peut contracter la maladie et m\u00eame la propager \u00e0 des amis et \u00e0 des membres de sa famille. Toutefois, le taux de mortalit\u00e9 \u00e9lev\u00e9 a pour cons\u00e9quence qu\u2019Ebola peut s\u2019\u00e9teindre avant de se r\u00e9pandre.<\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Dans l\u2019\u00e9pid\u00e9mie ouest-africaine, la proximit\u00e9 de centres dens\u00e9ment peupl\u00e9s tels que Monrovia, au Liberia, a permis que la maladie se propage plus rapidement que les capacit\u00e9s de r\u00e9action du personnel m\u00e9dical. Les h\u00f4pitaux et les centres de soins ont eu t\u00f4t fait d\u2019\u00eatre d\u00e9bord\u00e9s. <\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s2\">La peur associ\u00e9e \u00e0 la maladie a \u00e9galement eu un effet en cascade aux cons\u00e9quences l\u00e9tales. Les personnes atteintes de maladies pouvant \u00eatre trait\u00e9es, telles que la pneumonie, la diarrh\u00e9e et le paludisme ont \u00e9vit\u00e9 les h\u00f4pitaux de crainte de contracter Ebola. Parfois, des professionnels de sant\u00e9, inquiets, refoulent des malades par peur de la maladie. Les deux attitudes peuvent intensifier la propagation d\u2019Ebola et aboutir au d\u00e9c\u00e8s de patients, alors que cela pourrait \u00eatre \u00e9vit\u00e9. <\/span><\/p>\n<figure id=\"attachment_3356\" aria-describedby=\"caption-attachment-3356\" style=\"width: 936px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" class=\"wp-image-3356 size-full\" src=\"https:\/\/adf-magazine.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/456092182.jpg\" alt=\"LIBERIA-WAFRICA-HEALTH-EBOLA\" width=\"936\" height=\"611\" srcset=\"https:\/\/adf-magazine.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/456092182.jpg 936w, https:\/\/adf-magazine.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/456092182-300x196.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 936px) 100vw, 936px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3356\" class=\"wp-caption-text\">Une peinture murale \u00e0 Monrovia, au Liberia, explique les causes et les sympt\u00f4mes d\u2019Ebola. Des messages simples, bas\u00e9s sur des images, peuvent \u00eatre une mani\u00e8re efficace de communiquer des informations scientifiques. [AFP\/GETTY IMAGES]<\/figcaption><\/figure>\n<p class=\"p2\">\u00ab Si vous vous cognez l\u2019orteil maintenant \u00e0 Monrovia, vous allez avoir des difficult\u00e9s \u00e0 vous faire soigner, donc imaginez si vous avez une crise cardique ou si vous \u00eates atteint de paludisme \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Sheldon Yett, le repr\u00e9sentant du Liberia aupr\u00e8s du Fonds des Nations Unies pour l\u2019enfance (UNICEF) au <i>Washington Post<\/i> en septembre 2014. \u00ab Cela entra\u00eene une menace consid\u00e9rable pour les enfants et leurs familles. \u00bb<\/p>\n<p class=\"p2\">La crise li\u00e9e \u00e0 Ebola a \u00e9galement d\u00e9tourn\u00e9 l\u2019attention normalement accord\u00e9e \u00e0 certaines maladies gu\u00e9rissables telles que la polio. La Guin\u00e9e, le Liberia et la Sierra Leone n\u2019ont pas particip\u00e9 \u00e0 une r\u00e9cente campagne de vaccination contre la polio organis\u00e9e par 18 pays, selon NPR, la radio publique des \u00c9tats-Unis. D\u2019autres campagnes de vaccination des enfants, par exemple pour les oreillons, sont abandonn\u00e9es en cours de route.<\/p>\n<p class=\"p2\">Ellen Johnson Sirleaf, la pr\u00e9sidente du Liberia, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 The Associated Press en ao\u00fbt 2014 qu\u2019il fallait r\u00e9agir \u00e0 cette \u00e9pid\u00e9mie avec des \u00ab mesures exceptionnelles pour la survie m\u00eame de notre \u00c9tat et pour la protection de la vie de nos populations \u00bb.<\/p>\n<p class=\"p2\">\u00ab L\u2019ignorance, la pauvret\u00e9, ainsi que les pratiques religieuses et culturelles enracin\u00e9es continuent d\u2019exacerber la propagation de la maladie, en particulier dans les comt\u00e9s \u00bb, a expliqu\u00e9 la pr\u00e9sidente Johnson Sirleaf.<\/p>\n<p class=\"p4\"><strong>UNE COMMUNICATION EFFICACE EST LA CL\u00c9<\/strong><\/p>\n<p class=\"p1\">Parmi les modes initiaux de propagation d\u2019Ebola en Afrique de l\u2019Ouest, il y avait les rites fun\u00e9raires et d\u2019enterrement au cours desquels les personnes en deuil touchaient et parfois lavaient les corps de ceux qui avaient succomb\u00e9 \u00e0 la maladie. Ce contact physique rapproch\u00e9 avec les corps infect\u00e9s \u00e9tait l\u2019un des modes primordiaux de transmission.<\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s2\">Dans certaines communaut\u00e9s, la r\u00e9ticence \u00e0 abandonner les corps aux autorit\u00e9s sanitaires a conduit \u00e0 des affrontements et a instaur\u00e9 la m\u00e9fiance \u00e0 une phase cruciale de l\u2019\u00e9pid\u00e9mie, \u00e0 un moment o\u00f9 il \u00e9tait imp\u00e9ratif de contr\u00f4ler sa propagation. En outre, certains de ces m\u00eames groupes ont tr\u00e8s bien pu s\u2019exposer eux-m\u00eames au virus par le biais de la consommation de la viande de brousse, provenant d\u2019animaux sauvages de la for\u00eat.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\">Le Dr Mark J. Walters, v\u00e9t\u00e9rinaire et professeur de journalisme \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Floride du Sud de Saint-P\u00e9tersbourg aux \u00c9tats-Unis, a indiqu\u00e9 qu\u2019il pouvait \u00eatre difficile pour les soldats et les responsables de la sant\u00e9 publique de communiquer d\u2019importantes informations m\u00e9dicales aux populations civiles fid\u00e8les \u00e0 des traditions imm\u00e9moriales. Pourtant, cette communication est cruciale.<\/p>\n<p class=\"p2\">\u00ab Je pense que l\u2019une des m\u00e9thodes universelles qui fonctionnent est la notion de l\u2019incorporation d\u2019informations scientifiques dans un r\u00e9cit ou une parabole\u00bb, explique Mark Walters. \u00ab L\u2019\u00e9l\u00e9ment primordial est ici le r\u00e9cit, plut\u00f4t que l\u2019information intrins\u00e8que. Je pense qu\u2019en tant qu\u2019humains nous sommes totalement r\u00e9ceptifs <span class=\"s2\">aux r\u00e9cits. C\u2019est ce que nous comprenons, ce que nous nous racontons, et toute cette id\u00e9e de communication scientifique est plut\u00f4t une chose nouvelle, qui rel\u00e8ve du domaine de l\u2019acquis \u2014 elle n\u2019est pas inh\u00e9rente \u00e0 nos modes de pens\u00e9e. \u00bb<\/span><\/p>\n<figure id=\"attachment_3358\" aria-describedby=\"caption-attachment-3358\" style=\"width: 936px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-3358 size-full\" src=\"https:\/\/adf-magazine.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/AP854693424345.jpg\" alt=\"Nigeria Ebola\" width=\"936\" height=\"624\" srcset=\"https:\/\/adf-magazine.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/AP854693424345.jpg 936w, https:\/\/adf-magazine.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/AP854693424345-300x200.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 936px) 100vw, 936px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3358\" class=\"wp-caption-text\">Les autorit\u00e9s distribuent des fiches d\u2019information sur Ebola lors d\u2019une campagne de sensibilisation \u00e0 Lagos, au Nigeria, en ao\u00fbt 2014. [THE ASSOCIATED PRESS]<\/figcaption><\/figure>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s2\">Il explique que les brochures contenant de simples \u00ab livres d\u2019images \u00bb pourraient \u00eatre efficaces pour l\u2019illustration des sympt\u00f4mes et les pr\u00e9cautions \u00e0 prendre par les civils.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s2\">Un artiste de Monrovia, au Liberia, a r\u00e9alis\u00e9 des peintures murales montrant de saisissantes images de personnes et de visages illustrant tous les sympt\u00f4mes d\u2019Ebola. Des milliers de personnes sont pass\u00e9es devant les peintures murales chaque jour, \u00e0 pied ou en v\u00e9hicule. \u00ab Cet artiste a eu exactement la bonne id\u00e9e \u00bb, observe Mark Walters.<\/span><\/p>\n<p class=\"p6\"><strong>LES ARM\u00c9ES OUEST-AFRICAINES R\u00c9AGISSENT<\/strong><\/p>\n<p class=\"p1\">Ebola est une maladie effrayante. Sa l\u00e9talit\u00e9 et l\u2019ignorance de nombreuses populations civiles \u00e0 son sujet peuvent rapidement engendrer les troubles et le d\u00e9sordre civils. C\u2019est ce qui s\u2019est produit pendant l\u2019\u00e9pid\u00e9mie ouest-africaine. Certaines personnes croient que les responsables gouvernementaux ont fabriqu\u00e9 cette \u00e9pid\u00e9mie, dans le cadre d\u2019un stratag\u00e8me visant \u00e0 obtenir des millions de dollars d\u2019aide financi\u00e8re occidentale. D\u2019autres habitants ont acquis la certitude que s\u2019ils se rendaient dans les centres de traitement pour Ebola, ils tomberaient malades et pourraient m\u00eame mourir. Certains patients, infect\u00e9s par Ebola, ont quitt\u00e9 les h\u00f4pitaux et ont essay\u00e9 de retourner chez eux, ramenant de la sorte la maladie hautement contagieuse dans les centres de population.<\/p>\n<p class=\"p2\">Il est rapidement devenu manifeste qu\u2019il \u00e9tait essentiel que les militaires s\u2019impliquent. \u00ab Pour que les soins soient prodigu\u00e9s efficacement, il est crucial qu\u2019il y ait un contr\u00f4le strict, une supervision stricte, et une bonne cha\u00eene de commandement \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 NPR Sophie Delaunay, directrice ex\u00e9cutive de M\u00e9decins Sans Fronti\u00e8res, \u00e0 la mi-septembre 2014. \u00ab C\u2019est la cl\u00e9. Et c\u2019est pourquoi nous attachons une grande importance au r\u00f4le de l\u2019arm\u00e9e dans cette intervention, et qu\u2019en r\u00e9alit\u00e9 nous souhaiterions qu\u2019il y ait une mobilisation bien plus importante des ressources et du personnel militaires, parce que les arm\u00e9es sont bien mieux \u00e9quip\u00e9es que toutes les autres organisations non gouvernementales pour mettre en place d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre du processus ce type de supervision tr\u00e8s stricte et effective. \u00bb<\/p>\n<p class=\"p2\">\u00c0 ce moment-l\u00e0, les arm\u00e9es ouest-africaines se mobilisaient d\u00e9j\u00e0 autour d\u2019initiatives visant \u00e0 combattre et \u00e0 contenir la propagation d\u2019Ebola. En ao\u00fbt 2014, on a fait appel aux soldats lib\u00e9riens pour emp\u00eacher les populations venant des zones p\u00e9riph\u00e9riques de se rendre \u00e0 Monrovia. Le pays est devenu l\u2019\u00e9picentre de l\u2019\u00e9pid\u00e9mie, avec le plus grand nombre de cas. L\u2019acc\u00e8s aux h\u00f4pitaux et au personnel m\u00e9dical \u00e9tant devenu tr\u00e8s difficile \u00e0 obtenir, les patients d\u2019Ebola sont parfois morts dans les rues ou sont rest\u00e9s affal\u00e9s aux portes des h\u00f4pitaux de traitement, faute de lits disponibles. Dans la capitale, les taxis sont devenus l\u2019un des modes primordiaux de transmission de la maladie, parce que les patients infect\u00e9s les ont utilis\u00e9s pour se rendre dans les centres de soins.<\/p>\n<p class=\"p2\">Si la propagation d\u2019Ebola s\u2019est prolong\u00e9e, c\u2019est \u00e9galement en raison de l\u2019insuffisance des ressources sanitaires, conjugu\u00e9e \u00e0 d\u2019autres facteurs.<\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s2\">\u00ab D\u00e8s qu\u2019un nouveau centre de traitement d\u2019Ebola s\u2019ouvre, il se remplit imm\u00e9diatement et d\u00e9borde de patients, ph\u00e9nom\u00e8ne qui illustre l\u2019ampleur du nombre de cas \u00e0 traiter, auparavant invisible \u00bb, a indiqu\u00e9 l\u2019Organisation mondiale de la Sant\u00e9 \u00e0 la BBC en septembre 2014. \u00ab Lorsque l\u2019on refoule des patients, ils n\u2019ont gu\u00e8re d\u2019autre choix que de retourner dans leurs communaut\u00e9s et dans leurs logis, o\u00f9 ils infectent in\u00e9vitablement les autres. \u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\">En Sierra Leone, l\u2019un des trois pays ouest-africains luttant contre la maladie, les Forces arm\u00e9es de la R\u00e9publique de Sierra Leone (RSLAF) ont organis\u00e9 l\u2019Op\u00e9ration Octopus (pieuvre). Au d\u00e9but du mois d\u2019ao\u00fbt 2014, 54 membres du service de sant\u00e9 des RSLAF figuraient parmi le contingent de 750 militaires d\u00e9ploy\u00e9s dans les districts de Kailahun et de Kenema en soutien du minist\u00e8re de la Sant\u00e9 et de l\u2019Assainissement et de la police sierra-l\u00e9onaise dans la lutte contre Ebola, selon le capitaine Yayah Sidi Brima des RSLAF.<\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s2\">Le capitaine Brima a relat\u00e9 que le g\u00e9n\u00e9ral de brigade Brima Sesay, des RSLAF, a d\u00e9clar\u00e9 que cette intervention militaire non arm\u00e9e inclurait la s\u00e9curisation des \u00e9picentres de la maladie, la mise en place d\u2019un cordon sanitaire autour de certaines zones et d\u2019h\u00f4pitaux gouvernementaux, ainsi que l\u2019\u00e9tablissement de postes de contr\u00f4le et de patrouilles mobiles.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\">En octobre 2014, 65 membres des RSLAF ont \u00e9t\u00e9 form\u00e9s par l\u2019organisation non gouvernementale irlandaise GOAL dans les villes sierra-l\u00e9onaises de Freetown, Makeni et Bo, pour qu\u2019\u00e0 leur tour ils puissent former 1.630 autres soldats des RSLAF d\u00e9ploy\u00e9s dans tout le pays pour aider le minist\u00e8re de la Sant\u00e9 et de l\u2019Assainissement \u00e0 lutter contre Ebola.<\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s3\">Le capitaine Brima a indiqu\u00e9 que la formation enseignerait aux membres des RSLAF la mani\u00e8re de se prot\u00e9ger eux-m\u00eames et de prot\u00e9ger leurs communaut\u00e9s contre Ebola<\/span>.<\/p>\n<p class=\"p2\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-3369\" src=\"https:\/\/adf-magazine.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/ebolafrench.jpg\" alt=\"ebolafrench\" width=\"597\" height=\"744\" srcset=\"https:\/\/adf-magazine.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/ebolafrench.jpg 597w, https:\/\/adf-magazine.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/ebolafrench-300x374.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 597px) 100vw, 597px\" \/>La Sierra Leone a \u00e9galement impos\u00e9 un confinement de trois jours, du 19 au 21 septembre 2014, dans l\u2019espoir de mettre fin \u00e0 la propagation de la maladie. Le confinement a \u00e9t\u00e9 accueilli avec scepticisme par les profes<span class=\"s4\">sionnels de sant\u00e9, qui affirment que de telles tactiques \u00ab <\/span>finissent par inciter les gens \u00e0 vivre dans la clandestinit\u00e9 et par nuire \u00e0 la confiance n\u00e9cessaire entre la population et les professionnels de sant\u00e9 \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 M\u00e9decins Sans Fronti\u00e8res au <i>Washington Post<\/i>. \u00ab Ceci entra\u00eene la dissimulation de cas potentiels et finit par propager la maladie encore davantage. \u00bb<\/p>\n<p class=\"p2\">Les \u00c9tats-Unis ont d\u00e9ploy\u00e9 plus de 3.000 militaires \u00e0 Monrovia pour construire des unit\u00e9s de traitement d\u2019Ebola (ETU). Chaque ETU fournira de 50 \u00e0 100 lits dans toute la ville ainsi que vers le nord et vers le sud. Les responsables ont pr\u00e9vu que la mise en place des ETU serait achev\u00e9e avant la fin d\u00e9cembre 2014.<\/p>\n<p class=\"p4\"><strong>L\u2019UNION AFRICAINE R\u00c9AGIT<\/strong><\/p>\n<p class=\"p1\">Le Conseil de paix et de s\u00e9curit\u00e9 de l\u2019Union africaine a autoris\u00e9 en ao\u00fbt 2014 le d\u00e9ploiement d\u2019une mission humanitaire conjointe civilo-militaire en r\u00e9ponse \u00e0 l\u2019\u00e9pid\u00e9mie d\u2019Ebola.<\/p>\n<p class=\"p2\">La mission de soutien de l\u2019Union africaine \u00e0 la lutte contre l\u2019\u00e9pid\u00e9mie d\u2019Ebola en Afrique de l\u2019Ouest (ASEOWA) a d\u00e9ploy\u00e9 des volontaires civils et militaires de l\u2019ensemble du continent. Le personnel de la mission comprend des m\u00e9decins, des infirmiers ainsi que d\u2019autres travailleurs m\u00e9dicaux et param\u00e9dicaux. L\u2019op\u00e9ration, d\u2019un co\u00fbt de 35 millions de dollars, devait \u00eatre engag\u00e9e pendant six mois, avec rotation mensuelle des b\u00e9n\u00e9voles. Cette initiative devait compl\u00e9ter le travail effectu\u00e9 par l\u2019Organisation mondiale de la Sant\u00e9 (OMS), les Centres pour le contr\u00f4le et la pr\u00e9vention des maladies des \u00c9tats-Unis et d\u2019autres agences.<\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s2\">La mission \u00e9tait la premi\u00e8re de ce type engag\u00e9e par l\u2019UA. Initialement, 30 b\u00e9n\u00e9voles ont rejoint le g\u00e9n\u00e9ral de division ougandais Julius Oketta, chef de mission de l\u2019ASEOWA, au Liberia. (Voir l\u2019interview avec le g\u00e9n\u00e9ral de division Oketta \u00e0 la page 30). Le g\u00e9n\u00e9ral Oketta a une vaste exp\u00e9rience de la gestion des situations d\u2019urgence dans son pays natal, o\u00f9 il est directeur du Centre national de la coordination et des op\u00e9rations en situation d\u2019urgence.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Les 30 premiers b\u00e9n\u00e9voles ont particip\u00e9 \u00e0 des s\u00e9ances d\u2019information pr\u00e9alables au d\u00e9ploiement, au si\u00e8ge de l\u2019UA \u00e0 Addis-Abeba, en \u00c9thiopie, avant leur d\u00e9part en septembre 2014 pour l\u2019Afrique de l\u2019Ouest. Dans leurs rangs se trouvaient des \u00e9pid\u00e9miologistes, des cliniciens, des sp\u00e9cialistes de la sant\u00e9 publique et des travailleurs des communications de la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo, de l\u2019\u00c9thiopie, du Nigeria, du Rwanda et de l\u2019Ouganda.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\">Selon l\u2019UA, l\u2019ASEOWA offre \u00ab l\u2019expertise technique, les ressources, le soutien politique et financier \u00bb \u00e0 l\u2019assistance humanitaire, et est en mesure de coordonner ce soutien et \u00ab d\u2019appuyer la sensibilisation du public ainsi que des mesures de pr\u00e9vention dans toute l\u2019Afrique et en particulier dans la r\u00e9gion affect\u00e9e. \u00bb<\/p>\n<p class=\"p2\">Il \u00e9tait pr\u00e9vu l\u2019envoi d\u2019un deuxi\u00e8me groupe de b\u00e9n\u00e9voles en Sierra Leone avec l\u2019\u00e9largissement de l\u2019op\u00e9ration.<\/p>\n<p class=\"p2\">\u00ab Vous \u00eates tout \u00e0 fait uniques, en ce sens que dans votre mission, vous serez d\u00e9ploy\u00e9s sous l\u2019\u00e9tendard de l\u2019Union africaine \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 aux b\u00e9n\u00e9voles, avant leur d\u00e9part pour le Liberia, le Dr Mustapha Sidiki Kaloko, le commissaire de l\u2019UA pour les affaires sociales. \u00ab C\u2019est le moment pour l\u2019Afrique de montrer qu\u2019elle est solidaire des pays affect\u00e9s. \u00bb<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0\u00a0<\/span><\/p>\n<hr \/>\n<h4 class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>Ebola\u00a0<\/b><\/span><strong>Chronologie<\/strong><\/h4>\n<p class=\"p1\"><b>Nombre de\u00a0<\/b><b>MALADES\/D\u00c9C\u00c8S<\/b><\/p>\n<ul>\n<li class=\"p1\"><b><\/b><b>1976:\u00a0<\/b><b>SOUDAN\u00a0<\/b><span class=\"s2\"><span class=\"s2\"><b>284\/151,\u00a0<\/b><b>ZA\u00cfRE\u00a0<\/b><\/span><\/span><b>318\/280<\/b><\/li>\n<li class=\"p1\"><b>1977:\u00a0<\/b><b><\/b><b>ZA\u00cfRE<\/b><b>\u00a0<\/b><b>1\/1<\/b><\/li>\n<li class=\"p1\"><strong>1979:\u00a0<b><\/b><b><\/b><b>SOUDAN<\/b><\/strong><b>\u00a0<\/b><b>34\/22<\/b><\/li>\n<li class=\"p1\"><b>1994:\u00a0G<\/b><b>abon\u00a0<\/b><b>52\/31, <\/b><b>C\u00f4te d\u2019Ivoire\u00a0<\/b><b>1\/0<\/b><\/li>\n<li class=\"p1\"><b>1995:\u00a0RDC<\/b><b>\u00a0<\/b><b>315\/250<\/b><\/li>\n<li class=\"p1\"><b><\/b><b>1996:\u00a0<\/b><b>AFRIQUE DU SUD\u00a0<\/b><b>2\/1,\u00a0G<\/b><b>abon\u00a0<\/b><b>37\/21<\/b><\/li>\n<li class=\"p1\"><b>1997:\u00a0G<\/b><b>abon\u00a0<\/b><b>60\/45<\/b><\/li>\n<li class=\"p1\"><b><\/b><b>2000:\u00a0<\/b><b>OUGANDA\u00a0<\/b><b>425\/224<\/b><\/li>\n<li class=\"p1\"><b>2001:\u00a0C<\/b><b>ongo\u00a0<\/b><b>57\/53,\u00a0G<\/b><b>abon\u00a0<\/b><b>65\/53<\/b><\/li>\n<li class=\"p1\"><b>2002:\u00a0C<\/b><b>ongo\u00a0<\/b><b>143\/128<\/b><\/li>\n<li class=\"p1\"><b>2003:\u00a0C<\/b><b>ongo\u00a0<\/b><b>143\/128<\/b><\/li>\n<li class=\"p1\"><b><\/b><b>2004:\u00a0<\/b><b>SOUDAN\u00a0<\/b><b>17\/7<\/b><\/li>\n<li class=\"p1\"><b>2007: RDC<\/b><b>\u00a0<\/b><b><\/b><b>264\/187,\u00a0<\/b><b>OUGANDA\u00a0<\/b><b>149\/37<\/b><\/li>\n<li class=\"p1\"><b>2008:\u00a0RDC<\/b><b>\u00a0<\/b><b>32\/15<\/b><\/li>\n<li class=\"p1\"><b><\/b><b>2011:\u00a0<\/b><b>OUGANDA\u00a0<\/b><b>1\/1<\/b><\/li>\n<li class=\"p1\"><b>2012:\u00a0RDC<\/b><b>\u00a0<\/b><b><\/b><b>36\/13,\u00a0<\/b><b>OUGANDA\u00a0<\/b><b><\/b><b>11\/4,\u00a0<\/b><b>OUGANDA\u00a0<\/b><b>6\/3<\/b><\/li>\n<li class=\"p1\"><b>2013:\u00a0C<\/b><b>ongo\u00a0<\/b><b>35\/29<\/b><\/li>\n<li class=\"p1\"><b>2014:\u00a0RDC<\/b><b>\u00a0<\/b><b>66\/49<\/b><\/li>\n<li class=\"p1\"><b><\/b><b>AFRIQUE DE L\u2019OUEST<sup>*\u00a0<\/sup><\/b><b>17,942\/6,388<\/b><\/li>\n<\/ul>\n<hr \/>\n<h4 class=\"p1\"><b>COMMENT EMP\u00caCHER\u00a0<\/b><b>LA CONTRACTION ET\u00a0<\/b><b>LA PROPAGATION D\u2019EBOLA<\/b><\/h4>\n<p class=\"p1\">Ebola est une fi\u00e8vre h\u00e9morragique virale, qui fait partie d\u2019un groupe de virus qui infectent plusieurs syst\u00e8mes organiques dans le corps humain et provoquent souvent des saignements. Il existe cinq souches du virus, et il est av\u00e9r\u00e9 que quatre d\u2019entre eux infectent les personnes. L\u2019\u00e9pid\u00e9mie de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest provient de la souche Ebola Za\u00efre, la plus commune et la plus l\u00e9tale \u00e0 ce jour.<\/p>\n<p class=\"p1\">COMMENT EBOLA SE PROPAGE<\/p>\n<p class=\"p1\">Le virus se propage par contact avec les fluides corporels d\u2019une personne infect\u00e9e. On estime que la transmission n\u2019est possible que si une personne infect\u00e9e en exhibe les sympt\u00f4mes. Toutefois, une fois que cela se produit, le sang, la sueur, la salive, les selles, le vomi, l\u2019urine, le lait maternel et le sperme d\u2019une personne infect\u00e9e peuvent propager la maladie si le fluide p\u00e9n\u00e8tre dans une l\u00e9sion ouverte ou dans une partie du corps recouverte d\u2019une muqueuse telle que les yeux, le nez et la bouche.<\/p>\n<p class=\"p3\">D\u2019apr\u00e8s les Centres pour le contr\u00f4le et la pr\u00e9vention des maladies des \u00c9tats-Unis, d\u2019autres modes de transmission incluent des objets tels que les aiguilles et seringues contamin\u00e9es par le virus, et les animaux infect\u00e9s. La manutention et l\u2019ingestion d\u2019animaux sauvages chass\u00e9s pour la nourriture, dont la viande est couramment appel\u00e9e viande de brousse, peuvent propager la maladie si l\u2019animal est infect\u00e9. Il est av\u00e9r\u00e9 que les chauves-souris, les singes, les chimpanz\u00e9s et les porcs sont porteurs du virus Ebola.<\/p>\n<p class=\"p3\">Les moustiques et d\u2019autres insectes ne transmettent pas Ebola, et aucun \u00e9l\u00e9ment d\u2019observation ne semble indiquer que la maladie puisse \u00eatre propag\u00e9e par l\u2019air ambiant.<\/p>\n<p class=\"p3\">Une personne qui se r\u00e9tablit d\u2019Ebola peut encore \u00eatre contagieuse \u00e0 travers son sperme pendant une p\u00e9riode allant jusqu\u2019\u00e0 trois mois. Pour cette raison, Il est recommand\u00e9 aux personnes qui se r\u00e9tablissent d\u2019Ebola de s\u2019abstenir d\u2019avoir des rapports sexuels pendant trois mois ou d\u2019utiliser des pr\u00e9servatifs pendant cette p\u00e9riode.<\/p>\n<p class=\"p1\">COMMENT \u00c9VITER EBOLA<\/p>\n<p class=\"p1\">L\u2019Organisation mondiale de la Sant\u00e9 pr\u00e9conise les \u00e9tapes suivantes pour \u00e9viter de contracter Ebola :<\/p>\n<ul>\n<li class=\"p4\">Ne pas toucher de personnes malades qui pr\u00e9sentent les sympt\u00f4mes d\u2019Ebola, \u00e0 savoir la fi\u00e8vre, la diarrh\u00e9e, les vomissements, les c\u00e9phal\u00e9es et parfois les saignements abondants.<\/li>\n<li class=\"p4\">Ne pas toucher les cadavres de patients chez lesquels l\u2019infection par Ebola est suspect\u00e9e ou confirm\u00e9e.<\/li>\n<li class=\"p4\">Se laver les mains r\u00e9guli\u00e8rement avec de l\u2019eau et du savon.<\/li>\n<\/ul>\n<p class=\"p3\">Les experts indiquent \u00e9galement que les gens doivent \u00e9viter tout contact avec les chauves-souris et les primates non humains, ou bien avec le sang, les fluides et la viande crue pr\u00e9par\u00e9e \u00e0 partir de ces animaux.<\/p>\n<p class=\"p3\">Si vous allez dans une zone o\u00f9 Ebola est pr\u00e9valent, surveillez votre sant\u00e9 pendant 21 jours et cherchez \u00e0 obtenir imm\u00e9diatement des soins m\u00e9dicaux si vous d\u00e9veloppez les sympt\u00f4mes d\u2019Ebola.<\/p>\n<hr \/>\n<h4 class=\"p1\"><b>Un laboratoire ougandais<\/b><\/h4>\n<p class=\"p1\"><b><i>UN OUTIL PR\u00c9CIEUX DANS LA LUTTE CONTRE LES MALADIES MORTELLES<\/i><\/b><\/p>\n<p class=\"p1\">Depuis 2000, deux souches de la maladie mortelle \u2014 le virus Soudan et le virus Bundibugyo \u2014 ont frapp\u00e9 l\u2019Ouganda cinq fois en tout, faisant au total 269 victimes, selon les Centres pour le contr\u00f4le et la pr\u00e9vention des maladies des \u00c9tats-Unis (CDC).<\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">D\u2019autres maladies infectent par ailleurs fr\u00e9quemment les Ougandais. Parmi elles, la fi\u00e8vre jaune, le VIH\/Sida, la fi\u00e8vre de la Vall\u00e9e du Rift et le virus de Marburg, une fi\u00e8vre h\u00e9morragique virale similaire \u00e0 Ebola. Depuis des ann\u00e9es, l\u2019Ouganda dispose d\u2019un outil essentiel en vue d\u2019\u00e9tudier de telles maladies et d\u2019y r\u00e9pondre : l\u2019Institut de recherche virologique de l\u2019Ouganda (UVRI) \u00e0 Entebbe.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\">La Fondation Rockefeller a cr\u00e9\u00e9 l\u2019UVRI en 1936, qui \u00e9tait \u00e0 l\u2019\u00e9poque l\u2019Institut de recherche pour la fi\u00e8vre jaune. En 1950, il est devenu l\u2019Institut de recherche virologique est-africain. Il a \u00e9t\u00e9 rebaptis\u00e9 UVRI 27 ans plus tard. Telles sont quelques-unes des \u00e9tapes marquantes franchies depuis sa cr\u00e9ation :<\/p>\n<ul>\n<li class=\"p2\">Isolement des virus chikungunya et West Nile \u00e0 l\u2019Institut en 1937. Le chikungunya provoque de la fi\u00e8vre, des douleurs articulaires et parfois des c\u00e9phal\u00e9es, des douleurs musculaires, des inflammations aux articulations et une \u00e9ruption cutan\u00e9e. Le virus West Nile, \u00e9galement propag\u00e9 par les moustiques, provoque parfois de la fi\u00e8vre et d\u2019autres sympt\u00f4mes.<\/li>\n<li class=\"p2\">D\u00e9couverte de la fi\u00e8vre Bwamba, transmise \u00e0 l\u2019homme par les moustiques, dans les ann\u00e9es 1940. Cette maladie, souvent confondue avec le paludisme, provoque de la fi\u00e8vre, des c\u00e9phal\u00e9es, des douleurs lombaires et d\u2019autres sympt\u00f4mes.<\/li>\n<li class=\"p2\">Isolement en 1942 du virus Semliki Forest, une autre maladie v\u00e9hicul\u00e9e par un moustique. Le virus provoque des sympt\u00f4mes b\u00e9nins, parmi lesquels des c\u00e9phal\u00e9es, de la fi\u00e8vre, des douleurs musculaires et des inflammations aux articulations.<\/li>\n<li class=\"p2\">Isolement du virus O\u2019nyong\u2019nyong en 1959. Son nom signifie \u00ab affaiblissement des articulations \u00bb et il est similaire au chikungunya.<\/li>\n<li class=\"p2\">En 1997, le CDC a \u00e9tabli un centre \u00e0 l\u2019UVRI.<\/li>\n<li class=\"p2\">En 1999, l\u2019UVRI a collabor\u00e9 \u00e0 l\u2019essai clinique du premier vaccin du VIH en Afrique.<\/li>\n<li class=\"p2\">L\u2019initiative internationale pour un vaccin contre le Sida a commenc\u00e9 \u00e0 collaborer avec l\u2019UVRI dans le cadre de la recherche d\u2019un vaccin contre le VIH\/Sida en 2000.<\/li>\n<\/ul>\n<p class=\"p2\">L\u2019UVRI permet \u00e9galement \u00e0 l\u2019Ouganda de b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019avantages particuliers lorsque se produit une \u00e9pid\u00e9mie d\u2019Ebola.<\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">\u00ab Historiquement, l\u2019Ouganda a tr\u00e8s bien pris en charge ces cas <\/span>\u00bb, a indiqu\u00e9 \u00e0 l\u2019IRIN Trevor Shoemaker, un \u00e9pid\u00e9miologiste travaillant <span class=\"s1\">\u00e0 la Branche pathog\u00e8nes viraux sp\u00e9ciaux du CDC en Ouganda. \u00ab <\/span>S\u2019il y a un cas suspect\u00e9 d\u2019Ebola, les responsables locaux de la sant\u00e9 suivent un processus destin\u00e9 \u00e0 l\u2019investigation et au signalement d\u2019un \u00e9chantillon suspect par le biais du DHIS 2 [le syst\u00e8me d\u2019informations sur la sant\u00e9 du district]. \u00bb<\/p>\n<p class=\"p2\">En Ouganda, un membre de l\u2019\u00e9quipe de sant\u00e9 d\u2019un village ou un professionnel de sant\u00e9 au niveau du district notifie aux responsables de district les cas suspect\u00e9s d\u2019Ebola. S\u2019il est av\u00e9r\u00e9 que le patient r\u00e9pond aux crit\u00e8res d\u2019un tel cas, il est emmen\u00e9 dans un centre m\u00e9dical, on lui fait une prise de sang et il est mis en isolement jusqu\u2019\u00e0 l\u2019ach\u00e8vement des analyses de laboratoire.<\/p>\n<p class=\"p2\">L\u2019\u00e9chantillon est enregistr\u00e9 et envoy\u00e9 \u00e0 l\u2019UVRI et au CDC pour \u00eatre analys\u00e9. Le temps n\u00e9cessaire \u00e0 la prise d\u2019un \u00e9chantillon, \u00e0 son analyse et \u00e0 la transmission de ses r\u00e9sultats est de 24 \u00e0 48 heures. Dans le pass\u00e9, et dans d\u2019autres endroits d\u00e9pourvus de tels centres, de telles t\u00e2ches pouvaient prendre des semaines.<\/p>\n<p class=\"p2\">\u00abCeci permet le d\u00e9ploiement d\u2019une \u00e9quipe d\u2019intervention dans le district [affect\u00e9] pour engager rapidement une intervention d\u2019urgence \u00bb, a expliqu\u00e9 Trevor Shoemaker. \u00ab \u00c0 lui seul, ce facteur temps peut consid\u00e9rablement r\u00e9duire le nombre total de cas, parce que vous pouvez rapidement identifier de nouveaux cas et surveiller les contacts. \u00bb<\/p>\n<p class=\"p2\">Asuman Lukwago, secr\u00e9taire permanent aupr\u00e8s du minist\u00e8re ougandais de la Sant\u00e9, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 l\u2019IRIN que cette capacit\u00e9 apporte de la tranquillit\u00e9 d\u2019esprit et sauve des vies. \u00ab Auparavant, nous devions envoyer ces sp\u00e9cimens \u00e0 Atlanta [aux \u00c9tats-Unis] et ce processus pouvait prendre environ de deux \u00e0 trois semaines, p\u00e9riode pendant laquelle nous \u00e9tions sur les charbons ardents, et ceci pouvait donner le temps \u00e0 l\u2019\u00e9pid\u00e9mie de se transmettre. En revanche, \u00e0 pr\u00e9sent, nous pouvons rapidement donner une confirmation, et par cons\u00e9quent alerter le public, et tout le monde devient prudent. \u00bb<\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Si Ebola frappe, les responsables ougandais collaborent avec l\u2019Organisation mondiale de la Sant\u00e9, le CDC, M\u00e9decins sans fronti\u00e8res, la Croix-Rouge ougandaise, et d\u2019autres organisations non gouvernementales pour fournir une assistance de laboratoire et organiser une campagne de communications, d\u00e9clare Issa Makumbi, du minist\u00e8re de la Sant\u00e9. Un groupe de travail national coordonne les \u00e9quipes de sant\u00e9 au niveau du pays et au niveau du village, et les responsables politiques s\u2019emploient \u00e0 informer le public.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Le laboratoire du CDC \u00e0 Entebbe a aid\u00e9 l\u2019Ouganda \u00e0 identifier huit \u00e9pid\u00e9mies de fi\u00e8vre h\u00e9morragique au cours des quatre derni\u00e8res ann\u00e9es. L\u2019Ouganda est en mesure d\u2019effectuer les m\u00eames types d\u2019investigation diagnostique r\u00e9alis\u00e9s en Afrique de l\u2019Ouest plus rapidement et \u00e0 un stade plus pr\u00e9coce. Par ailleurs, comme le pr\u00e9cise Trevor Shoemaker, parce qu\u2019Ebola et les maladies similaires ne sont pas des \u00e9v\u00e9nements r\u00e9cents en Ouganda, les civils sont davantage susceptibles de chercher \u00e0 obtenir des soins m\u00e9dicaux, ce qui permet une intervention globale plus rapide. <\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">\u00ab Nous aussi, nous avons paniqu\u00e9 durant la premi\u00e8re \u00e9pid\u00e9mie en 2000, dont l\u2019un de nos m\u00e9decins a \u00e9t\u00e9 victime \u00bb, a rappel\u00e9 Asuman Lukwago \u00e0 l\u2019IRIN. \u00ab Tout le monde consid\u00e9rait qu\u2019Ebola \u00e9tait une maladie myst\u00e9rieuse. Toutefois, depuis lors, nous avons observ\u00e9 que nous sommes toujours expos\u00e9s \u00e0 \u00eatre frapp\u00e9s par Ebola. Aussi, chaque fois que nous sommes en pr\u00e9sence d\u2019un cas suspect, nous sommes bien pr\u00e9par\u00e9s \u00e0 prendre en charge le pire sc\u00e9nario. Cela a donc att\u00e9nu\u00e9 l\u2019intensit\u00e9 d\u2019une situation de crise. \u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\">Le DHIS 2 fait un compte-rendu des cas suspects, envoie des courriels et des alertes SMS, et utilise la radio et la t\u00e9l\u00e9vision pour diffuser le message au sujet des \u00e9pid\u00e9mies.<\/p>\n<p class=\"p2\">\u00ab Si une \u00e9pid\u00e9mie d\u2019Ebola se produit dans toute partie de l\u2019Ouganda, la plupart des personnes disposant de t\u00e9l\u00e9phones pourront <span class=\"s1\">\u00eatre inform\u00e9es en une heure ou deux par le biais des alertes SMS <\/span>\u00bb, a ajout\u00e9 Asuman Lukwago. \u00ab Nous aussi, nous communiquons par la radio et la t\u00e9l\u00e9vision, dont dispose une majorit\u00e9 de la population. Avant la fin de la journ\u00e9e, pratiquement chaque Ougandais est au courant d\u2019une \u00e9pid\u00e9mie d\u2019Ebola. \u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>MOBILISATION\u00a0DES ARM\u00c9ES\u00a0CONTRE UN\u00a0NOUVEL ENNEMI SOLDATS, POLICIERS ET CIVILS METTENT LEURS FORCES EN COMMUN POUR ARR\u00caTER LA PROPAGATION DE L\u2019UNE DES \u00c9PID\u00c9MIES LES PLUS MORTELLES DE LA TERRE Emile Ouamouno, \u00e2g\u00e9 de deux ans, vivait dans sa maison, semblable \u00e0 tant d\u2019autres dans son pays natal, la Guin\u00e9e. Son petit village de for\u00eat tropicale de Meliandou<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3349,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[42],"tags":[],"class_list":{"0":"post-3365","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-articles"},"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.3 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Ebola - Africa Defense Forum<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/adf-magazine.com\/fr\/2015\/04\/ebola-2\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Ebola - Africa Defense Forum\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"MOBILISATION\u00a0DES ARM\u00c9ES\u00a0CONTRE UN\u00a0NOUVEL ENNEMI SOLDATS, POLICIERS ET CIVILS METTENT LEURS FORCES EN COMMUN POUR ARR\u00caTER LA PROPAGATION DE L\u2019UNE DES \u00c9PID\u00c9MIES LES PLUS MORTELLES DE LA TERRE Emile Ouamouno, \u00e2g\u00e9 de deux ans, vivait dans sa maison, semblable \u00e0 tant d\u2019autres dans son pays natal, la Guin\u00e9e. Son petit village de for\u00eat tropicale de Meliandou\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/adf-magazine.com\/fr\/2015\/04\/ebola-2\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Africa Defense Forum\" \/>\n<meta property=\"article:publisher\" content=\"https:\/\/www.facebook.com\/ADFmagazine\/\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2015-04-10T15:03:51+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/adf-magazine.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/456685810.jpg\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"936\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"641\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/jpeg\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"ADF\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:creator\" content=\"@ADFmagazine\" \/>\n<meta name=\"twitter:site\" content=\"@ADFmagazine\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"ADF\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"25 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/adf-magazine.com\\\/fr\\\/2015\\\/04\\\/ebola-2\\\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/adf-magazine.com\\\/fr\\\/2015\\\/04\\\/ebola-2\\\/\"},\"author\":{\"name\":\"ADF\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/adf-magazine.com\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/f266a6061389568b5a11465bb38bc025\"},\"headline\":\"Ebola\",\"datePublished\":\"2015-04-10T15:03:51+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/adf-magazine.com\\\/fr\\\/2015\\\/04\\\/ebola-2\\\/\"},\"wordCount\":5052,\"commentCount\":0,\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/adf-magazine.com\\\/fr\\\/2015\\\/04\\\/ebola-2\\\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\\\/\\\/adf-magazine.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2015\\\/04\\\/456685810.jpg\",\"articleSection\":[\"articles\"],\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"CommentAction\",\"name\":\"Comment\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/adf-magazine.com\\\/fr\\\/2015\\\/04\\\/ebola-2\\\/#respond\"]}]},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/adf-magazine.com\\\/fr\\\/2015\\\/04\\\/ebola-2\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/adf-magazine.com\\\/fr\\\/2015\\\/04\\\/ebola-2\\\/\",\"name\":\"Ebola - Africa Defense Forum\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/adf-magazine.com\\\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/adf-magazine.com\\\/fr\\\/2015\\\/04\\\/ebola-2\\\/#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/adf-magazine.com\\\/fr\\\/2015\\\/04\\\/ebola-2\\\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\\\/\\\/adf-magazine.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2015\\\/04\\\/456685810.jpg\",\"datePublished\":\"2015-04-10T15:03:51+00:00\",\"author\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/adf-magazine.com\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/f266a6061389568b5a11465bb38bc025\"},\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/adf-magazine.com\\\/fr\\\/2015\\\/04\\\/ebola-2\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/adf-magazine.com\\\/fr\\\/2015\\\/04\\\/ebola-2\\\/\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/adf-magazine.com\\\/fr\\\/2015\\\/04\\\/ebola-2\\\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\\\/\\\/adf-magazine.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2015\\\/04\\\/456685810.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/adf-magazine.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2015\\\/04\\\/456685810.jpg\",\"width\":936,\"height\":641,\"caption\":\"A Doctors Without Borders health worker holds a child suspected of having Ebola at a treatment center in Paynesville, Liberia, in October 2014. The girl and her mother were awaiting test results. GETTY IMAGES\"},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/adf-magazine.com\\\/fr\\\/2015\\\/04\\\/ebola-2\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"page d\u2019accueil\",\"item\":\"https:\\\/\\\/adf-magazine.com\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Ebola\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/adf-magazine.com\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/adf-magazine.com\\\/\",\"name\":\"Africa Defense Forum\",\"description\":\"Africa Defense Forum\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/adf-magazine.com\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/adf-magazine.com\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/f266a6061389568b5a11465bb38bc025\",\"name\":\"ADF\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/adf-magazine.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2020\\\/05\\\/cropped-ADF_icon.jpg\",\"url\":\"https:\\\/\\\/adf-magazine.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2020\\\/05\\\/cropped-ADF_icon.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/adf-magazine.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2020\\\/05\\\/cropped-ADF_icon.jpg\",\"caption\":\"ADF\"},\"description\":\"ADF is a professional military magazine published quarterly by U.S. Africa Command to provide an international forum for African security professionals. ADF covers topics such as counter terrorism strategies, security and defense operations, transnational crime, and all other issues affecting peace, stability, and good governance on the African continent.\",\"sameAs\":[\"https:\\\/\\\/x.com\\\/ADFmagazine\"],\"url\":\"https:\\\/\\\/adf-magazine.com\\\/fr\\\/author\\\/adf\\\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Ebola - Africa Defense Forum","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/adf-magazine.com\/fr\/2015\/04\/ebola-2\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Ebola - Africa Defense Forum","og_description":"MOBILISATION\u00a0DES ARM\u00c9ES\u00a0CONTRE UN\u00a0NOUVEL ENNEMI SOLDATS, POLICIERS ET CIVILS METTENT LEURS FORCES EN COMMUN POUR ARR\u00caTER LA PROPAGATION DE L\u2019UNE DES \u00c9PID\u00c9MIES LES PLUS MORTELLES DE LA TERRE Emile Ouamouno, \u00e2g\u00e9 de deux ans, vivait dans sa maison, semblable \u00e0 tant d\u2019autres dans son pays natal, la Guin\u00e9e. Son petit village de for\u00eat tropicale de Meliandou","og_url":"https:\/\/adf-magazine.com\/fr\/2015\/04\/ebola-2\/","og_site_name":"Africa Defense Forum","article_publisher":"https:\/\/www.facebook.com\/ADFmagazine\/","article_published_time":"2015-04-10T15:03:51+00:00","og_image":[{"width":936,"height":641,"url":"https:\/\/adf-magazine.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/456685810.jpg","type":"image\/jpeg"}],"author":"ADF","twitter_card":"summary_large_image","twitter_creator":"@ADFmagazine","twitter_site":"@ADFmagazine","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"ADF","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"25 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/adf-magazine.com\/fr\/2015\/04\/ebola-2\/#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/adf-magazine.com\/fr\/2015\/04\/ebola-2\/"},"author":{"name":"ADF","@id":"https:\/\/adf-magazine.com\/#\/schema\/person\/f266a6061389568b5a11465bb38bc025"},"headline":"Ebola","datePublished":"2015-04-10T15:03:51+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/adf-magazine.com\/fr\/2015\/04\/ebola-2\/"},"wordCount":5052,"commentCount":0,"image":{"@id":"https:\/\/adf-magazine.com\/fr\/2015\/04\/ebola-2\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/adf-magazine.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/456685810.jpg","articleSection":["articles"],"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"CommentAction","name":"Comment","target":["https:\/\/adf-magazine.com\/fr\/2015\/04\/ebola-2\/#respond"]}]},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/adf-magazine.com\/fr\/2015\/04\/ebola-2\/","url":"https:\/\/adf-magazine.com\/fr\/2015\/04\/ebola-2\/","name":"Ebola - Africa Defense Forum","isPartOf":{"@id":"https:\/\/adf-magazine.com\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/adf-magazine.com\/fr\/2015\/04\/ebola-2\/#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/adf-magazine.com\/fr\/2015\/04\/ebola-2\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/adf-magazine.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/456685810.jpg","datePublished":"2015-04-10T15:03:51+00:00","author":{"@id":"https:\/\/adf-magazine.com\/#\/schema\/person\/f266a6061389568b5a11465bb38bc025"},"breadcrumb":{"@id":"https:\/\/adf-magazine.com\/fr\/2015\/04\/ebola-2\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/adf-magazine.com\/fr\/2015\/04\/ebola-2\/"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/adf-magazine.com\/fr\/2015\/04\/ebola-2\/#primaryimage","url":"https:\/\/adf-magazine.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/456685810.jpg","contentUrl":"https:\/\/adf-magazine.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/456685810.jpg","width":936,"height":641,"caption":"A Doctors Without Borders health worker holds a child suspected of having Ebola at a treatment center in Paynesville, Liberia, in October 2014. The girl and her mother were awaiting test results. GETTY IMAGES"},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/adf-magazine.com\/fr\/2015\/04\/ebola-2\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"page d\u2019accueil","item":"https:\/\/adf-magazine.com\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Ebola"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/adf-magazine.com\/#website","url":"https:\/\/adf-magazine.com\/","name":"Africa Defense Forum","description":"Africa Defense Forum","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/adf-magazine.com\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/adf-magazine.com\/#\/schema\/person\/f266a6061389568b5a11465bb38bc025","name":"ADF","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/adf-magazine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/cropped-ADF_icon.jpg","url":"https:\/\/adf-magazine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/cropped-ADF_icon.jpg","contentUrl":"https:\/\/adf-magazine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/cropped-ADF_icon.jpg","caption":"ADF"},"description":"ADF is a professional military magazine published quarterly by U.S. Africa Command to provide an international forum for African security professionals. ADF covers topics such as counter terrorism strategies, security and defense operations, transnational crime, and all other issues affecting peace, stability, and good governance on the African continent.","sameAs":["https:\/\/x.com\/ADFmagazine"],"url":"https:\/\/adf-magazine.com\/fr\/author\/adf\/"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/adf-magazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3365","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/adf-magazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/adf-magazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/adf-magazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/adf-magazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3365"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/adf-magazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3365\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/adf-magazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3349"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/adf-magazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3365"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/adf-magazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3365"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/adf-magazine.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3365"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}