DES EFFORTS POURRAIENT OFFRIR L’ESPOIR AUX VICTIMES DES MORSURES DE SERPENT

DES EFFORTS POURRAIENT OFFRIR L’ESPOIR AUX VICTIMES DES MORSURES DE SERPENT

Reading Time: 2 minutes

En 2015, une vipère heurtante mordit Chepchirchir Kiplagat, petite fille âgée
de 4 ans. Elle en perdit l’usage du côté gauche de son corps. Scholar, âgée de 2 ans, dormait à côté d’elle et fut mordue
elle aussi. Elle en est morte.

« Nous avons vu deux tâches de sang sur le poignet [de Chepchirchir] », déclare son père, Jackson Chepkui, dans le village d’Embosos au Kenya. « C’est comme ça que nous avons pu conclure qu’elles avaient été mordues par un serpent. »

M. Chepkui a fait un trajet de 160 kilomètres pour se rendre à l’hôpital d’Eldoret. Au cours du voyage, il s’est arrêté deux fois à des cliniques sur le chemin et il est arrivé à destination au bout de 9 heures. Chepchirchir est restée à l’hôpital pendant deux mois.

Les serpents mordent chaque année 5,4 millions de personnes dans le monde, et causent entre 81.000 et 138.000 décès, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce qui est arrivé à ces enfants aurait pu être évité, déclare Royjan Taylor, directeur de Bio-Ken Snake Farm à Watamu (Kenya). Les moustiquaires peuvent éloigner les reptiles, et l’accès à des professionnels de la santé et à des antivenins peut sauver la vie.

Un rapport sur la disponibilité des antivenins par l’Initiative mondiale sur les morsures de serpent estimait en 2013 qu’elle pourrait être aussi basse que 2,5 % du total nécessaire. La plupart des pays africains n’ont pas du tout d’antivenin efficace à un coût abordable.

Les serpents venimeux constituent un risque pour la santé publique qui, selon les experts, a été négligé pendant trop longtemps. Mais les choses pourraient changer.

En février 2019, un groupe de travail des Nations unies dévoile une stratégie pour réduire de moitié les décès dus aux morsures de serpent en 2030. Le plan prévoit l’affectation à l’Afrique subsaharienne de 500.000 doses de traitement à l’antivenin chaque année à partir de 2024, chiffre qui passera à 3 millions par an dans le monde entier en 2030.

L’OMS œuvrera pour augmenter la production du sérum, améliorer la réglementation et redynamiser le marché en assurant que des produits sûrs et efficaces soient disponibles.