UN EXERCICE SOUS COMMANDEMENT FRANÇAIS CHERCHE À ASSURER LA SÉCURITÉ DANS LE GOLFE DE GUINÉE

UN EXERCICE SOUS COMMANDEMENT FRANÇAIS CHERCHE À ASSURER LA SÉCURITÉ DANS LE GOLFE DE GUINÉE

AGENCE FRANCE-PRESSE

La Marine française organise une série d’exercices régionaux de 10 jours appelés African NEMO (Navy’s Exercise for Maritime Operations, Exercice de la marine pour les opérations maritimes) avec le porte-aéronefs Dixmude.

Son but consiste à préparer plus de 20 pays d’Afrique de l’Ouest à intensifier leur lutte contre le crime maritime.

« On est passé du stade de l’entraînement tactique des équipes qui montent à bord des bateaux, à celui du sauvetage en mer, et à celui de faire travailler l’ensemble des structures mises en place par le processus de Yaoundé », déclare le capitaine Jean Porcher, commandant du Dixmude.

Le processus de Yaoundé a été adopté en 2013 comme code de conduite par les pays d’Afrique occidentale et centrale pour partager le renseignement et coordonner l’intervention contre la pêche illicite, le narcotrafic et la piraterie sur la côte Ouest de l’Afrique, mais les progrès ont été lents.

Parti du Togo le 10 septembre 2017, le Dixmude participe à une demi-douzaine d’exercices avec les marines des pays riverains du golfe de Guinée, dans le but de renforcer la souveraineté des eaux nationales et de protéger une source alimentaire vitale.

Les états africains côtiers perdent environ 1,3 milliard de dollars par an à cause de la pêche illicite et non déclarée, selon l’Union européenne.

« Les poissons ne savent pas lire les cartes, ils ne reconnaissent pas les frontières et les pirates non plus », a expliqué l’amiral Christophe Prazuck, chef d’état-major de la Marine française, lors de l’ouverture d’une conférence à Dakar au Sénégal.

« Quelque 90 % des échanges mondiaux passent par voie de mer, a ajouté l’amiral Prazuck. Dans le golfe de Guinée, il y a 2.000 bateaux. La sécurité de ces bateaux est fondamentale pour la prospérité. »

Depuis 2013, la coopération maritime est un tableau contrasté, déclare le contre-amiral sénégalais Momar Diagne. Bien qu’un centre régional convenu dans le processus de Yaoundé soit opérationnel à Pointe-Noire, dans la République du Congo, un autre à Abidjan, en Côte d’Ivoire, n’est pas encore ouvert.

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